Ibra est un cas. Celui qui, depuis près de 20 ans, transforme le talent en argument irréfutable de résultat est plus magicien que jamais. Ibracadabra fait de ses buts des trophées mais il y a une antithèse à sa thèse de victoire assurée : la Ligue des Champions. Elle se trouve dans les interlignes de sa ligne de palmarès. Symbolisée par des pointillés en forme de point d'interrogation.
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Ibra est un cas. Celui qui, depuis près de 20 ans, transforme le talent en argument irréfutable de résultat est plus magicien que jamais. Ibracadabra fait de ses buts des trophées mais il y a une antithèse à sa thèse de victoire assurée : la Ligue des Champions. Elle se trouve dans les interlignes de sa ligne de palmarès. Symbolisée par des pointillés en forme de point d'interrogation. Peu importe. Quand on rêve de lui, défile dans nos têtes la beauté majestueuse du joueur qu'il est. Pas à une feuille de palmarès. Sa dernière Zlatanerie est une belle bouffonnerie au pays où on ne rit pas. Le foot business. Il n'a plus de sponsor chaussure. Pendant 13 ans il a honoré la marque à la p'tite virgule et puis pendant l'EURO, il portait celle aux trois bandes. Comme ça. Parce que ce que Zlatan veut, Ibra le fait. Et puis, il commence cette saison avec les virgules, et puis en finale de la Coupe de la Ligue, il percute de nouveau avec les bandes. Il y a la mode d'une chaussure de couleur différente à chaque pied, lui va encore innover. Ce sera deux marques différentes. Libre comme toujours. Dans sa tête et avec les pieds. Hors norme dans la vie et sur les terrains. Sur les terrains, c'est exceptionnel. De 2004 à 2011, il a été champion chaque année et ce, avec cinq clubs différents. Énorme. Même si ses deux titres avec la Juve lui ont été retirés après le scandale qui a déshonoré la " Vieille Dame ". Petite pause en forme de " cata " : seulement 2e en 2012 avec le Milan AC et puis c'est reparti avec quatre titres consécutifs au PSG. Hors norme. Et pourtant, un joueur a fait encore mieux. Un certain LjubomirFesja qui a remporté neuf titres de champion consécutifs. Trois avec le Partizan Belgrade puis idem avec l'Olympiacos et Benfica. Une perf dont l'écho n'a guère dépassé les frontières de ces trois pays respectifs. Respect pour lui, éternité pour Zlatan. La preuve qu'un joueur n'est pas qu'un faiseur de palmarès. Fejsa a quand même une ligne surréaliste de plus à proposer. Il a été champion avec deux clubs différents...la même saison. Passé au mercato hivernal 2014 de l'Olympiacos à Benfica. Pas banal. Et puis y a un p'tit gars qui fait, aussi, dans le phénoménal. KingsleyComan champion les trois dernières saisons dans trois pays différents. Ligue 1 avec le PSG, Serie A avec la Juve et Bundesliga avec le Bayern. Sa perf à lui, c'est que ce triplé, il l'a réalisé alors qu'il n'avait pas encore 20 ans. Précoce le gosse. Affaire à suivre. Des histoires et des chiffres affolants, le foot nous en offre encore et toujours. À présent, on va parler devises et revenir encore et toujours avec Ibra. Ok, il ne sera pas champion cette année mais il a déjà gagné deux trophées avec Manchester United. À chaque fois en marquant le(s) but(s) décisif(s) et ce, alors que le club n'a pas déboursé une £ pour son transfert. La bonne affaire. D'autres clubs ont aussi fait de bonnes affaires avec cette fameuse clause d'intéressement sur les transferts. Le club acheteur garantit un pourcentage sur la future revente du joueur. Exemple avec Barnsley. Le club formateur de JohnStones va toucher 10M? avec son passage d'Everton à Man City. Même chose avec AdamLallana qui, en passant de Southampton à Liverpool, a fait un beau cadeau de 7M? à son club formateur Bournemouth qu'il avait rejoint à l'âge de... 12 ans. Autre belle histoire, celle du club Hayes FC qui, en 1987, vend LesFerdinand à QPR pour 35.000?. Huit ans plus tard il en touche 20 fois plus quand celui-ci passe à Newcastle. Mais l'histoire n'est pas toujours aussi belle. Southampton en sait quelque chose. En 2007, quand il vend GarethBale à Tottenham, le club négocie aussi un % à la revente. Sauf que l'année suivante, en grande difficulté financière, il cède son % contre la somme d'1,7M?. Mauvaise idée : six ans plus tard, c'est 23 M? qu'il aurait encaissé lors du transfert du Gallois au Real Madrid. La formation, c'est comme l'éducation. Elle n'est jamais perdue et peut rapporter gros. PAR FRÉDÉRIC WASEIGE