" Oh, je pense que c'est une coïncidence. Je ne dirai certainement pas que c'est grâce à moi. " Quand on lui fait remarquer que le deuxième match sans marquer de Charleroi cette saison est aussi le deuxième match des Zèbres face à lui, Yannick Ferrera la joue modeste. Pourtant, le nouvel entraîneur de Malines a tout fait pour que cette équipe devienne rapidement la sienne.
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" Oh, je pense que c'est une coïncidence. Je ne dirai certainement pas que c'est grâce à moi. " Quand on lui fait remarquer que le deuxième match sans marquer de Charleroi cette saison est aussi le deuxième match des Zèbres face à lui, Yannick Ferrera la joue modeste. Pourtant, le nouvel entraîneur de Malines a tout fait pour que cette équipe devienne rapidement la sienne. Alors que son entourage lui avait conseillé, avant la rencontre, de conserver les automatismes de la défense à trois malinoise et de laisser les joueurs animer le jeu et mouiller le maillot pour se montrer devant leur nouveau coach, Yannick a préféré opter pour son système traditionnel : deux lignes de quatre avec beaucoup de monde et d'intensité à l'intérieur du jeu, des préceptes offensifs minimalistes et un pressing agressif sur la deuxième passe de construction de ses adversaires. Une façon d'installer au plus vite la " griffe Ferrera ", là où Aleksandar Jankovic préfère attendre avant de lancer son système favori et ses trois défenseurs à Sclessin. Si un joueur comme Aleksandar Bjelica a semblé souffrir de ce changement de système, en étant constamment perdu entre son ancien et son nouveau rôle, les chiffres ont finalement donné satisfaction au nouveau coach du KaVé, bien aidé il est vrai par la maladresse de Charleroi dans le dernier geste. L'excellente montée au jeu de Dimitris Kolovos à la place de Nicolas Verdier et l'entrée de Dalibor Veselinovic pour un passage réussi en 4-4-2 auront sûrement donné des idées à Ferrera, qui se trouverait alors devant un nouveau dilemme, car ce système qui sublimerait les qualités de Tim Matthys et Nils Schouterden ne laisserait par contre pas de place pour Yohan Croizet, incontournable derrière l'attaquant et transfert le plus cher de l'histoire du club. Le nouveau coach devrait donc poursuivre avec le Français Verdier en pointe, en lui demandant certainement de frapper moins souvent au but depuis n'importe quelle position comme c'était souvent le cas lors de l'ère Jankovic. " Je veux voir moins de cartons jaunes inutiles à l'avenir ", a ajouté Ferrera devant la presse, désignant indirectement les fautes stupides de Bjelica et d'Ahmed El Messaoudi qui ne faisait déjà pas partie de ses favoris lors de leur séjour respectif au Standard. Avec Seth De Witte et Edin Cocalic en fers de lance, Yannick a tout de même trouvé un effectif taillé pour l'intensité physique et l'engagement au pressing dont il raffole. Avec 26 cartons jaunes et trois rouges depuis le début de saison, Malines règne en effet déjà largement sur ces deux " classements " spécifiques. GUILLAUME GAUTIER