Depuis que le sort a désigné Fenerbahce comme adversaire d'Anderlecht, on a fait croire en Belgique que le club turc était le grandissime favori de la confrontation et qu'en Turquie tout le monde était du même avis. Ce n'est absolument pas vrai. Les télévisions turques n'ont pas cessé de retracer le passé glorieux du champion de Belgique et on a très souvent entendu le mot méfiance dans les commentaires. En fait, le public turc n'...

Depuis que le sort a désigné Fenerbahce comme adversaire d'Anderlecht, on a fait croire en Belgique que le club turc était le grandissime favori de la confrontation et qu'en Turquie tout le monde était du même avis. Ce n'est absolument pas vrai. Les télévisions turques n'ont pas cessé de retracer le passé glorieux du champion de Belgique et on a très souvent entendu le mot méfiance dans les commentaires. En fait, le public turc n'a pas confiance en son club quand il s'agit de compétition européenne. Le vendredi précédent le match aller, Fener a été défait en match d'ouverture du championnat (2-0) par le promu Istanbul BB. De plus, deux joueurs importants ont quitté le club. TuncaySanli s'en allé voir du côté Middlesbrough pour constater si l'herbe est plus verte, et le gardien international RustuRecber a opté pour le voisin du Besiktas pour tout simplement doubler son salaire. Et RobertoCarlos ? Il n'a pas quitté le Real pour vérifier les fondations de deux ponts sur le Bosphore qui relient l'Europe à l'Asie. Le mensuel de ce gentil garçon ne sera " que " de 450.000 euros par mois hors primes de pauses et chèques repas. Non, le Chelsea turc ( Lugano, Roberto Carlos, Appiah, Vederson, Collin, Kezman, Aurelio, Alex, Edu, Deivid) n'était pas considéré comme le favori absolu. La rivalité qui existe entre les fans de Galatasaray (26 % des supporters dans le pays), Fenerbahçe (24 %) et Besiktas (21 %) est telle que sur les quinze millions d'habitants que compte Istanbul, dix millions préfèrent Anderlecht. Le nombre de supporters de Galatasaray et de Fenerbahçe qui doivent se présenter au commissariat de police lors des derbies se compte par dizaine de milliers à travers le pays. Les forces de l'ordre sont au nombre de 50.000 (policiers, militaires confondus) pendant la confrontation. Les Mauves s'attendaient à un accueil plus que chaud mais les joueurs turcs craignent aussi énormément leur propre public. En cas de contre-performance, les festivités à la sortie du stade mériteraient à elles seules le déplacement. Leur slogan : en cas de victoire je veux bien mourir pour toi, en cas de défaite je veux bien te tuer. UGUR TOPAK, LA LOUVIÈRE