En battant Samsunspor 1-3, Fenerbahçe a raflé le titre en Turquie, à la surprise générale. Le club de Mustafa Denizli a ainsi mis un terme à la suprématie de Galatasaray, le premier club de la ville et du pays. Galatasaray avait remporté les quatre derniers championnats de Turquie.
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En battant Samsunspor 1-3, Fenerbahçe a raflé le titre en Turquie, à la surprise générale. Le club de Mustafa Denizli a ainsi mis un terme à la suprématie de Galatasaray, le premier club de la ville et du pays. Galatasaray avait remporté les quatre derniers championnats de Turquie. L'attaquant israélien Haïm Revivo a joué un rôle décisif lors de la dernière rencontre en inscrivant deux buts. Revivo s'était déjà distingué en Espagne, au Celta Vigo. Cette saison, il a marqué quatorze buts. Il n'a toutefois pas été le joueur le plus en vue: le Croate Milan Rapajic (ex-Pérouse) a inscrit onze buts et délivré pas moins de vingt assists. Il ne faut donc pas s'étonner que la Fiorentina s'intéresse de près à ce joueur très rapide et très collectif. Elvir Balic, loué par le Real Madrid, n'a pas démérité non plus: l'avant bosniaque a inscrit six buts cette saison. Deux anciens serviteurs du football belge ont également eu leur part dans le titre de Fenerbahçe: l'avant suédois Kenneth Andersson (ex-Malines) a marqué dix buts et Samuel Johnson (ex-Anderlecht) en a inscrit cinq. Un autre ancien joueur d'Anderlecht, Yaw Preko, a atteint le score honorable de treize buts pour terminer à une septième place satisfaisante avec Yimpas Yozgatspor. Toutefois, le véritable architecte du succès de Fenerbahçe n'est autre que son entraîneur, Denizli, l'ancien sélectionneur national, qui a atteint les quarts de finale de l'EURO. L'été dernier, il a signé un contrat d'un an -l'homme est prudent. Dans l'euphorie du titre, la direction de Fenerbahçe a annoncé qu'elle souhaitait prolonger son contrat jusqu'en 2005. Il a formé une équipe très collective sans jamais se défaire de sa sérénité ni se mettre sous pression en se fixant un objectif trop élevé. Il est parvenu à réconcilier les vedettes de l'équipe et à abolir toute préséance au sein du groupe. Galatasaray a échoué sur ce point précis, cette année. Gheorghe Hagi, son meneur de jeu roumain, y effectuait sa dernière saison. Comme d'habitude, il s'est comporté comme le nombril du monde. Galatasaray est en proie à des difficultés financières. Son départ, conjugué à celui de plusieurs internationaux, les met en évidence. Emre et Okan rejoignent l'Inter, Fatih va à Majorque, et le meilleur buteur du club, Mario Jardel, cherche également un employeur étranger. Fenerbahçe n'en a cure. Il s'est fixé un objectif: égaler son rival sur la scène européenne. Hagi fait la une des faits divers également: il doit encore comparaître devant le tribunal, suite à son comportement lors du match de championnat contre Gençlerbirligi, en mars dernier. Il avait agressé l'arbitre et lui avait craché à la figure. Il a présenté ses excuses mais il est malgré tout exposé à une peine de prison de dix à cinquante mois. (F. Vanheule)