1 Charleroi s'est battu jusqu'au bout pour arracher une place dans le top 6, et finalement vous vous retrouvez en play-offs 2. La déception, elle est encore présente tous les jours à l'entraînement ?

Les deux ou trois premiers jours, certainement. Mais après, on a essayé de tout remettre en place pour remotiver les joueurs. Le contenu de nos prestations en play-offs 2, même si les points n'ont pas tout de suite été au rendez-vous, a quand même montré que les joueurs avaient tourné le bouton. Maintenant, la semaine, c'est vrai qu'il y a toujours cette volonté, cette envie dans les entraînements, mais elles sont toujours teintées d'une touche de déception.
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Les deux ou trois premiers jours, certainement. Mais après, on a essayé de tout remettre en place pour remotiver les joueurs. Le contenu de nos prestations en play-offs 2, même si les points n'ont pas tout de suite été au rendez-vous, a quand même montré que les joueurs avaient tourné le bouton. Maintenant, la semaine, c'est vrai qu'il y a toujours cette volonté, cette envie dans les entraînements, mais elles sont toujours teintées d'une touche de déception. L'an dernier, on n'a rien lâché en play-offs 1. On a pris des points, notre parcours était différent que celui d'Ostende à l'heure actuelle, par exemple. On l'a fait avec le plus grand sérieux, et je pense d'ailleurs qu'Ostende le fait aussi. Maintenant, est-ce qu'il y a une décontraction chez eux, un manque de réussite ? C'est encore autre chose. Entre réussir un exploit et le confirmer l'année suivante, c'est une gestion différente, parce que le statut est différent. La manière de penser devrait pourtant rester la même mais inconsciemment, elle est différente. C'est ce qui nous a certainement fait échouer dans l'accession aux play-offs1 cette année-ci. C'est l'équipe qui produit le plus beau jeu. Ils ont la défense la plus solide du top 6 et l'animation la plus convaincante. Maes a réussi à trouver un équilibre dans le secteur offensif, où il a beaucoup de joueurs avec les mêmes qualités et énormément de créativité. Il a fait des choix parmi tous les talents à sa disposition et l'équilibre est là. Quand je vois que contre Bruges, il fait monter des gars comme Kebano ou Karelis dans les dernières minutes, ça en dit beaucoup sur la qualité du noyau. Je ne pense pas qu'on ait dit qu'on était favori. On a marqué nos ambitions et c'est l'extérieur, la presse, le monde du foot, qui ont clamé haut et fort qu'on était favori. Nous, on est dans une poule que les quatre équipes ont envie de gagner, ce qui n'est pas le cas de l'autre groupe. C'est ce qui fausse un peu ces play-offs 2. Mais oui, on a proclamé nos ambitions. Il faut pouvoir assumer le fait qu'on veut grandir, qu'on veut gagner des titres et qu'on veut arrêter de se cacher derrière des fausses théories. Si on dit : " la déception est là, on va rater nos play-offs ", c'est un mauvais message. Il y a plus de critiques, c'est sûr. Mais quand on voit la qualité des joueurs qui sont dans ces équipes, elles se doivent de jouer à un bon niveau. Les joueurs présents dans ces six équipes font qu'on s'attend à voir du jeu. On est tous d'accord pour dire que Genk est en train d'exploser pour le moment, mais il fallait s'y attendre ! Quand on voit les joueurs qui sont arrivés en janvier, mais aussi en août si on ne parle que de Kebano et de Dewaest. Tu ajoutes l'arrivée cet hiver de l'Ukrainien qui nous a baladés en coupe d'Europe (ndlr : Malinovsky), le niveau qu'atteint aujourd'hui Pozuelo... PAR GUILLAUME GAUTIER" Il y a toujours la même volonté mais elle reste teintée d'une touche de déception. " FELICE MAZZÙ