1 Charleroi dans la zone rouge, est-ce normal ?

Non, ce n'est pas normal, par rapport à ce qu'on a produit la saison dernière. Mais la situation peut s'expliquer par le mercato qui a déstabilisé le groupe. Moi, aussi, cela m'a frustré car je n'ai pas pu continuer le travail commencé depuis un an et demi.
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Non, ce n'est pas normal, par rapport à ce qu'on a produit la saison dernière. Mais la situation peut s'expliquer par le mercato qui a déstabilisé le groupe. Moi, aussi, cela m'a frustré car je n'ai pas pu continuer le travail commencé depuis un an et demi. Oui et non. Oui, si la volonté des joueurs était de partir. Pour moi, c'est là que se situe le point noir, la réelle frustration. Ce n'est pas leur départ en tant que tel mais leur volonté absolue de partir. Or, comme je suis contre le fait de retenir les joueurs contre leur gré, ce départ devenait nécessaire. Quand on voit leurs prestations des dernières semaines, on voit tout de suite qu'ils voulaient partir. Je comprends les joueurs au niveau financier mais je suis déçu que le discours tenu par la direction ou le staff ne les touche pas. Je ne dis pas qu'ils polluent le groupe car je n'aime pas ce terme mais j'ai adhéré à leur départ car, à un moment donné, on a manqué singulièrement de sérénité. Ces départs ne m'ont pas démoralisé ni démobilisé mais je trouve cette période de mercato fatigante car un club comme le nôtre sait qu'il peut perdre des joueurs à tout moment. C'est compliqué, dans ces conditions, d'avoir une gestion de groupe. Surtout avec les joueurs qui vont partir. Ce sont de très bons éléments et tu as envie de les faire jouer. Quelle est la bonne solution ? Si je ne les fais pas jouer, je me prive de bons éléments ; mais si je les fais jouer, le groupe pourrait mal le prendre. Non. Je ne m'attendais pas à être appelé. Tout le monde a bien desservi ma cause la saison passée (Il sourit). De toute façon, maintenant je suis à Charleroi et la question d'un départ ne se pose pas. Je n'ai pas eu d'offres et je n'ai aucune raison de réfléchir aux éventuelles offres. Je suis toujours dans le même esprit : quitter un club en cours de route n'est pas mon genre. Le jour où je quitterai Charleroi, je veux que ça soit par la grande porte. Non. On peut faire mieux. En huit matches, on n'a gagné qu'une fois (et même si on n'a perdu que deux fois). On éprouve des problèmes pour marquer. Mais il faut tenir compte que depuis le début de saison, on a pas mal changé de système. Ça influe sur la qualité du jeu. De plus, il y a eu le départ de Kebano, la suspension de Ndongala et la blessure de Tainmont. L'état d'esprit est bon mais au niveau fluidité du jeu, ce n'est pas encore ça. On doit retrouver certaines habitudes, certains points de repère. On a joué avec deux attaquants contre Anderlecht parce qu'on était à domicile et qu'on a constaté des manquements offensifs depuis le début de la saison. On verra dans la longueur si ce système tient la route car si on joue avec deux attaquants, on doit se créer plus d'occasions que dimanche. Cependant, pour une première en match officiel, j'ai trouvé que c'était satisfaisant. Je vois des mouvements en profondeur et de décrochage qui incitent à l'optimisme. On critique Pollet mais je le vois travailler et exploiter la zone dans ses appels en profondeur. Ceci dit, il faut aussi de la patience. On ne devait quand même pas s'attendre à mettre quatre buts : 1. C'était contre Anderlecht, 2. C'était la première fois qu'ils jouaient ensemble. PAR STEPHANE VANDE VELDE" J'ai adhéré aux départs de Kebano et Dewaest car, à un moment donné, on a manqué singulièrement de sérénité. " FELICE MAZZU