Le FC Timisoara est surnommé Poli par ses fans. C'est basé sur le fait que la ville a toujours été fièrement attachée à son club de foot fondé en 1921 à l'initiative de l'Institut Polytechnique (FC Politehnica Timisoara). " Poli Timisoara a toujours représenté la logique d'opposition avec la capitale, Bucarest, située à 500 kilomètres ", explique Serban Iclanzan, véritable encyclopédie vivante du club. " La mentalité des gens de Timisoara est opposée à celle - balkanique - de la capitale. On e...

Le FC Timisoara est surnommé Poli par ses fans. C'est basé sur le fait que la ville a toujours été fièrement attachée à son club de foot fondé en 1921 à l'initiative de l'Institut Polytechnique (FC Politehnica Timisoara). " Poli Timisoara a toujours représenté la logique d'opposition avec la capitale, Bucarest, située à 500 kilomètres ", explique Serban Iclanzan, véritable encyclopédie vivante du club. " La mentalité des gens de Timisoara est opposée à celle - balkanique - de la capitale. On est davantage tourné vers Vienne ou la Serbie, puisque Timisoara, basée à l'ouest de la Roumanie, n'est qu'à 100 km de Belgrade. "Et si l'appartenance au Poli Timisoara et à sa couleur mythique, le violet est visible partout en ville, le club ne peut toujours pas arborer cette couleur en coupes d'Europe pour des raisons réglementaires et un passé très compliqué de guéguerre entre clubs. En 2000, l'homme d'affaires italien Claudio Zambon rachète le FC Politehnica Timisoara. Après des disputes avec les autorités locales ou avec les joueurs qu'il ne payait pas (" Ils n'ont qu'à demander à leur femme de faire le trottoir s'ils ont un problème d'argent ", a-t-il dit à la Maradona), Zambon jette l'éponge dès 2001 et laisse un club endigué en Liga 2. En 2002, l'AEK Bucarest, qui évolue en D1, fusionne avec le Politehnica et les deux entités créent le FC Politehnica AEK Timisoara, qui joue à Timisoara. Le businessman italien réapparaît en 2003 et se voit délivrer par la Fédération roumaine l'autorisation d'utiliser le nom, l'hymne et les couleurs violettes pour son nouveau club, l'AS FC Politehnica Timisoara, basé à Bucarest (à 533 km de Timisoara !) et jouant en D3. Le club joue actuellement en D4 et le dernier fait d'armes de l'infâme Zambon date de 2008 : il va devant le Tribunal Arbitral du Sport de Lausanne pour demander que le FC Politehnica Timisoara (qui a laissé tomber le AEK en 2004) soit interdit de violet traditionnel et de nom. Il obtient gain de cause en septembre 2008 et le club de Timisoara est renommé FC Timisoara avec pour couleurs blanc-noir, bleu-jaune. Réaction à Timisoara : plus de 10.000 supporters descendent dans la rue aux cris de Poli suntemnoi ! (Poli c'est nous !). " Nos supporters sont exceptionnels ", renchérit Daré Nibombé. " Ils chantent sans arrêt et font des tifos incroyables. Quand on joue un match important, la place principale est noire de monde pour regarder l'écran géant. Il y a peut-être même davantage de monde qu'au stade... "