Décidément, depuis l'épisode des pylônes du stade vélodrome, les supporters du FC Liégeois auront presque tout connu: des déménagements successifs à Eupen, Sclessin, Buraufosse, puis au Pairay avant qu'on ne parle de les envoyer à Visé; des présidents pour le moins folklorique (ne citons que l'épisode sicilien ...) avant que M. Evrard ne prenne le contrôle du club.
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Décidément, depuis l'épisode des pylônes du stade vélodrome, les supporters du FC Liégeois auront presque tout connu: des déménagements successifs à Eupen, Sclessin, Buraufosse, puis au Pairay avant qu'on ne parle de les envoyer à Visé; des présidents pour le moins folklorique (ne citons que l'épisode sicilien ...) avant que M. Evrard ne prenne le contrôle du club. En trois ans, ce président est parvenu à se disputer avec tout le monde et à faire le vide complet autour de lui (bénévoles, employés du club, anciens dirigeants, sponsors, autorités communales et provinciales, et entraîneurs à la chaîne).Avec beaucoup de mansuétude, la presse sportive tait poliment ses frasques pour ne pas encore nuire plus au club. Voilà un président qui se fait insulter par son public à chaque match, qui se fait agresser physiquement à l'issue du derby contre Visé (pour cause de refus d'aligner encore des joueurs arrivant en fin de contrat, alors que son équipe est encore en lisse pour l'obtention de la deuxième tranche), qui, l'année dernière, a choisi de virer son entraîneur ( Marc Grosjean), mais qui a été désavoué publiquement par son conseil d'administration, qui, la semaine suivante, décide de renvoyer un de ses joueurs mais qui est désavoué par l'entièreté du groupe qui part alors en grève, qui, après de nombreux rebondissements, refuse l'aide du PSG, après avoir repoussé les propositions d' AbbasBayat avant qu'il ne décide de s'impliquer à Charleroi. Voilà un homme, grand supporter des Sang et Marine, qui en arrive même à dégoûter Henri Depireux qui se démenait pourtant comme un fou pour assurer l'avenir sportif du club. Nous avions déjà connu un entraîneur ( Neba Malbasa) qui, après s'être vu offrir l'opportunité de diriger une équipe de D.2, a jeté le gant après quelques semaines d'activité seulement. Et voici que nous nous retrouvons actuellement avec un entraîneur qui, exaspéré, se met en maladie et part une semaine à l'étranger. Du jamais vu! Voici un club sans direction, sans sponsor, sans aide extérieure, sans entraîneur, mais avec un collectif joueur exceptionnel au vu des circonstances, qui tient le haut du panier en D.2 avec le soutien d'un public fidèle qui ferait le bonheur de pas mal de club de l'élite.Alors, lorsque l'on entend ce qui se passe à Malines ou à Charleroi, on ne peut que sourire. Seuls les supporters du RWDM sont encore plus à plaindre.Eric Smets, Aywaille