Après un match nul qui l'a chichement payé aux Francs Borains, le FC Liégeois est obligé de passer par la loterie des barrages pour assurer son maintien en D3. Le plus vieux club wallon risque ainsi de retomber en Promotion. Le plus navrant, c'est que cette dégringolade a été accélérée par les règlements en vigueur à l'Union Belge : les trois points de pénalité infligés au début de la saison aux Sang et Marine leur ont coûté très cher au décompte final. Liège avait été relégué de D2 en D3, pour refus de licence, après avoir brillamment assuré son maintien en D2, cette pénalité supplémentaire s'apparent...

Après un match nul qui l'a chichement payé aux Francs Borains, le FC Liégeois est obligé de passer par la loterie des barrages pour assurer son maintien en D3. Le plus vieux club wallon risque ainsi de retomber en Promotion. Le plus navrant, c'est que cette dégringolade a été accélérée par les règlements en vigueur à l'Union Belge : les trois points de pénalité infligés au début de la saison aux Sang et Marine leur ont coûté très cher au décompte final. Liège avait été relégué de D2 en D3, pour refus de licence, après avoir brillamment assuré son maintien en D2, cette pénalité supplémentaire s'apparente à une iniquité, ni plus, ni moins. Et tôt ou tard, ce règlement inique vaudra sans doute à l'Union Belge une énième condamnation en justice. De quoi enrichir un palmarès fédéral, dont la plus belle plume au chapeau est sans doute constituée par le célèbre arrêt Bosman. Pour le Club Liégeois, il y a néanmoins une lueur d'espoir : sa reprise par un groupe dirigé par JulesDethier. Exception faite du défunt JosephCop, le matricule 4 retrouve ainsi pour la première fois depuis sa vente à l'encan, en 1995, un dirigeant posé, bien introduit à tous les étages de notre football, et dont le projet sportif, d'une modestie raisonnée, ne risque pas de précipiter le club aux enfers. Malheureusement, l'enthousiasme de l'homme d'affaires hutois ne paraît pas partagé par tous. Ainsi, si le bourgmestre de Liège, WillyDemeyer, a formulé une (vague) promesse de reloger le Club Liégeois sur le territoire de la ville dont il a fait la renommée sportive, la province, elle, s'est empressée de lui refuser l'accès au stade de Naimette-Xhovemont. Cette attitude rappelle funestement le coup de poignard dans le dos donné au club par l'ancien mayeur Jean-MauriceDehousse, soucieux à l'époque de favoriser à la fois l'installation du groupe Kinepolis sur les hauteurs de Rocourt, et la rénovation du stade de Sclessin en vue de l'EURO 2000. Il est pourtant patent que le FC Liégeois n'a de (petite) chance de renaître que s'il repasse la Meuse. Et puis, chose étrange, le sort de son plus vieux porte-étendard semble laisser indifférent les milieux sportifs wallons et francophones. Cette absence d'intérêt ne manque pas d'interloquer, quand on se rappelle, comment même les médias du sud du pays ont relayé la campagne menée pour la survie du KV Mechelen, indifférents au caractère ultra flamingant d'une frange non négligeable des supporters d'un club, qui recrute, il est vrai, dans une région où le Vlaams Blok réussit, d'élection en élection, des scores inquiétants. Les milieux sportifs wallons en général, liégeois en particulier, feraient pourtant bien de méditer sur l'aspect néfaste du meurtre du père : la défenestration du Club Liégeois, puis la disparition de Seraing n'ont pas jusqu'ici permis au Standard de briller à nouveau sur la scène européenne, et ne l'ont ramené que très sporadiquement au faîte du football national. Mais ce n'est pas une raison de baisser les bras, pour Jules Dethier et ses amis. Philippe Leruth, Andrimont