Dimanche soir, le clásico entre le FC Barcelone et le Real Madrid a une nouvelle fois déchaîné les passions. Désormais, place au mercato. En Catalogne, une question est sur toutes les lèvres : faut-il vendre Ronaldinho ?
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Dimanche soir, le clásico entre le FC Barcelone et le Real Madrid a une nouvelle fois déchaîné les passions. Désormais, place au mercato. En Catalogne, une question est sur toutes les lèvres : faut-il vendre Ronaldinho ? Le Brésilien n'a plus rien du magicien qu'il était à son arrivée en 2003. Sa saison 2006-2007 fut assez terne, et à l'issue de celle-ci, le président JoanLaporta se posa des questions : doit-on conserver dans la même équipe Ronaldinho et SamuelEto'o, qui ne s'entendent pas ? Et s'il faut en vendre un, lequel ? ThierryHenry pourrait-il se joindre à un groupe déjà saturé de stars ? Finalement, il ne vendit personne et engagea le Français d'Arsenal, en optant pour la formule des " 4 fantastiques " (avec LionelMessi). La solution, selon lui, résidait dans une plus grande discipline : finies, les sorties nocturnes ! Les entraînements seront plus musclés... Un v£u pieu. Avant le premier match de Ligue des Champions contre Lyon, RadioCatalunya lut la lettre d'un socio qui affirmait avoir vu le Brésilien dans un dancing à une heure très avancée de la nuit. La polémique a repris. Le Camp Nou est divisé sur le sujet, les dirigeants craignent que l'enfant prodige cherche à partir à bas prix mais les joueurs soutiennent leur compagnon, à l'image du capitaine CarlesPuyol : " Ronnie nous a déjà beaucoup donné dans le passé et je suis persuadé qu'il pourra encore nous apporter beaucoup dans le futur. Je lui conseille de rester. Je sais que jouer longtemps dans un grand club, cela use. Mais, nulle part ailleurs, il ne sera aussi heureux qu'à Barcelone, car il a tout pour lui ici : le club, la ville, les supporters... " LuisFernandez qui entraîna Ronaldinho au PSG, acquiesce : " Se passer de lui serait une mauvaise affaire pour le Barça ". Mais tout le monde n'est pas de cet avis. " Ronaldinho ne sera plus jamais le même et le Barça a tout intérêt à le vendre ", estime SantiGiménez, journaliste au quotidien catalan Sport. " Barcelone a déjà tout retiré de lui et un séjour prolongé n'engendrerait que des problèmes ", renchérit le directeur adjoint du MundoDeportivo, DomènecGarcia. CRISE à Valence. Malgré l'éviction de QuiqueSanchezFlores et l'engagement de RonaldKoeman, les résultats ne s'améliorent pas : le club est éliminé de toute compétition européenne (4e de sa poule de Ligue des Champions) et le 0-3 encaissé face à Barcelone, il y a dix jours, a fait très mal. L'entraîneur néerlandais a pris le taureau par les cornes et renvoyé certains cadres à leurs chères études : SantiagoCañizares (38 ans), qui envisage de mettre un terme à sa carrière après cet épisode, MiguelAngelAngulo. et DavidAlbelda (30 ans), qui n'a pu retenir ses larmes. " Qui sont les dirigeants de Valence pour se permettre de m'humilier ainsi ?" Vicente (26 ans), mais aussi ManuelFernandes et NikolaZigic arrivés cet été, pourraient être les prochains sur la liste noire. RONALDKOEMAN (44 ans), qui a pris la décision seul, s'est justifié : " Je me fous des déclarations des joueurs. Si je n'avais pas agi ainsi, je n'aurais plus pu entraîner ". PROTESTATIONS d'un petit groupe de supporters qui, devant les grilles, ont exigé la démission du président JuanBautistaSoler et ont traité Ronald Koeman de " destructeur ". Mais ils n'étaient qu'une centaine. CLAUDIOBRAVO (24 ans), le jeune gardien chilien de la Real Sociedad, pourrait signer à Valence sous peu. Les coups de fil de managers n'arrêtent plus depuis qu'on parle de reconstruire l'équipe. MéMé TCHITé, resté sur le banc, et Santander n'ont pas fait le poids à Séville où Tom De Mul ne figurait pas sur la feuille de match. DANIEL DEVOS