Les statistiques du crime et les histoires relayées par la presse viennent compromettre les beaux slogans comme celui du département du Tourisme sud-africain : " La Coupe du Monde de 2010 sera la succes story la plus extraordinaire pour le pays depuis les élections démocratiques en 1994 ". La référence à l'épreuve footballistique n'a pas seulement trait à l'aspect sportif mais aussi aux visites de supporters et aux potentialités de séjours touristiques dans un pays trop souvent lim...

Les statistiques du crime et les histoires relayées par la presse viennent compromettre les beaux slogans comme celui du département du Tourisme sud-africain : " La Coupe du Monde de 2010 sera la succes story la plus extraordinaire pour le pays depuis les élections démocratiques en 1994 ". La référence à l'épreuve footballistique n'a pas seulement trait à l'aspect sportif mais aussi aux visites de supporters et aux potentialités de séjours touristiques dans un pays trop souvent limité à l'image des safaris. Le boss de l'organisation Danny Jordaan confirme : " Le problème central qui sous-tend le bon déroulement de la Coupe du Monde réside dans la sécurité. Chaque visiteur doit passer un séjour tranquille, en toute sécurité. Manchester United, Barcelone et l'AC Milan sont déjà venus ici sans le moindre incident. C'est notre expérience positive. Nous saurons exactement quand les équipes et leurs supporters arriveront, l'endroit où ils logeront et là où ils se déplaceront à tout moment. Si nous pouvons assurer la sécurité de 1,2 million de touristes en décembre, lors de la haute saison touristique, pourquoi ne pourrions-nous pas veiller à celle de 450.000 lors de la Coupe du Monde ?" Des antennes spéciales de tribunaux de police seront créées pour l'occasion, celles-ci fonctionneront 7 jours sur 7 et 24h/24. Tout fauteur de troubles arrêté dans ou aux alentours d'un stade sera amené à l'antenne de police la plus proche, détenu dans une cellule séparée de celle des criminels de droit commun et sera interrogé par un procureur spécialement désigné. Susan Shabangu, député-ministre pour la Sûreté et la Sécurité, est l'une des personnes qui sera à la baguette au cas où le plan de sécurité en sept phases devait se transformer en un cauchemar criminel : " Les statistiques montrent une baisse des faits criminels de 7 % par an depuis quatre ans. Nous faisons vraiment face à un problème de perception. Nous devons communiquer nos progrès de façon proactive tout en faisant en sorte que certaines de nos lois deviennent plus contraignantes. Nous examinons comment nous pouvons apprendre à nos policiers à devenir meilleurs. De même, certains crimes haineux se déroulent dans nos communautés locales, ce qui doit nous encourager à inciter encore davantage ces communautés à combattre ce fléau. Nous voulons que quiconque voyage en Afrique du Sud se sente à l'aise et en sécurité. Nous sommes confiants de progresser dans les deux années à venir. " Le temps et les statistiques diront si c'est possible...