1 Les supporters de l'Antwerp n'ont pas raté leur retour en D1A. Qu'est-ce que ce sera quand la nouvelle tribune sera inaugurée ?

Se rendre au Bosuil n'est pas une partie de plaisir pour les équipes adverses. Nos supporters mettent déjà une ambiance du tonnerre dans un stade à moitié vide, il ne faut pas demander ce que ce sera avec quelques milliers de personnes en plus. L'opposant va devoir s'attendre à un véritable enfer. Mais je suis content que nos fans sont aussi présents verbalement en déplacement. Ils sont parfois même plus en voix que ceux de l'équipe locale. Je ne me souviens pas de match joué sans avoir été encouragé de la première à la dernière minute. C'est très important pour une équipe, surtout quand elle est dominée ou qu'elle cherche son second souffle.
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Se rendre au Bosuil n'est pas une partie de plaisir pour les équipes adverses. Nos supporters mettent déjà une ambiance du tonnerre dans un stade à moitié vide, il ne faut pas demander ce que ce sera avec quelques milliers de personnes en plus. L'opposant va devoir s'attendre à un véritable enfer. Mais je suis content que nos fans sont aussi présents verbalement en déplacement. Ils sont parfois même plus en voix que ceux de l'équipe locale. Je ne me souviens pas de match joué sans avoir été encouragé de la première à la dernière minute. C'est très important pour une équipe, surtout quand elle est dominée ou qu'elle cherche son second souffle. Plusieurs joueurs de l'équipe sont des cadres : Sinan Bolat, Jelle Van Damme, Moustapha Sall. Un vestiaire a besoin de personnalités différentes qui placent leur expérience au service de l'équipe. Je suis un de ceux-là et je ne me suis jamais caché. Je n'ai donc pas besoin de ce morceau d'étoffe. Être capitaine n'est pas une obsession pour moi. En revanche, c'est un honneur d'être le capitaine de cet Antwerp, qui est remonté parmi l'élite après des années de lutte. Ma nomination s'est faite sans foin. Avant un match, l'entraîneur est venu me trouver : " Aujourd'hui, tu es mon capitaine. " C'est tout. Quel genre de capitaine je suis ? Je traverse la vie sans faire de bruit et sur le terrain, j'essaie de forcer le respect avec naturel. Je ne complique donc pas les choses. Mes coéquipiers m'appellent capi ou Faris, comme ils le sentent. Je me présente encore dans le rectangle mais ma position actuelle requiert plus de travail défensif. Ma première tâche consiste à protéger l'entrejeu. Je ne dirai pas que je dois me retenir mais je suis déjà tellement occupé que je ne pense pas à marquer. Mon expérience me permet de bien choisir mes moments et je bénéficie ainsi au maximum de l'effet de surprise. J'aimerais trouver plus souvent le chemin des filets mais je ne suis pas non plus fâché de ne pas y parvenir. En théorie, je devrais pouvoir courir un semi-marathon dans un bon chrono mais ça ne me dit pas grand-chose. J'ai déjà assez couru pendant ma carrière ! J'aime ça, notez, et je n'ai jamais vraiment dû travailler ma condition de base. Déjà tout petit, je courais beaucoup. Ça doit être génétique. Mais ne pensez pas que je quitte le terrain en sifflant après un match. J'ai les jambes lourdes. Contre Genk, j'ai couru 14 kilomètres. Je n'y pense même pas en match : je suis concentré sur mon jeu. Il possède un certain humour, que tout le monde ne comprend pas. Il faut saisir les nuances. Mais il use aussi de l'humour typique en foot. À l'issue d'une séance, il lui arrive de faire croire à certains qu'ils doivent encore parcourir quelques tours de terrain. Ou il lance des piques. On a aussi le droit de blaguer mais on ne le fait pas assez souvent. Ça nous ferait pourtant du bien. Récemment, à l'occasion de son anniversaire, on a lancé une tarte à la figure de Geoffry Hairemans et l'entraîneur a rigolé. Il peut être très relax mais son humeur change très vite si quelque chose ne lui plaît pas. Ou quand les choses ne se déroulent pas selon ses plans. Alors, il prend un visage sévère et on sait qu'il ne s'agit plus de plaisanter. Alain Eliasy" Quand les choses ne se déroulent pas selon ses plans, Bölöni prend un visage sévère et on sait qu'il ne s'agit plus de plaisanter. " - Faris Haroun