Il n'atteindra sa majorité que le 7 janvier prochain. Mais, déjà, on parle d' Eden Hazard comme l'un des plus grands talents que la Belgique ait connus. Nos confrères français, que l'on ne peut pourtant pas taxer de chauvinisme dans ce cas-ci, ont déjà utilisé à plusieurs reprises le terme de " phénomène ". " Et en plus un bon gamin, qui reste à l'écoute des conseils qu'on peut lui donner ", disent-ils.
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Il n'atteindra sa majorité que le 7 janvier prochain. Mais, déjà, on parle d' Eden Hazard comme l'un des plus grands talents que la Belgique ait connus. Nos confrères français, que l'on ne peut pourtant pas taxer de chauvinisme dans ce cas-ci, ont déjà utilisé à plusieurs reprises le terme de " phénomène ". " Et en plus un bon gamin, qui reste à l'écoute des conseils qu'on peut lui donner ", disent-ils. La Belgique du football l'a découvert en mai 2007, lorsqu'il disputa le Championnat d'Europe des -17 ans à Tubize et à Tournai. Avec, à la clef, une demi-finale (perdue aux tirs au but face à l'Espagne de Bojan Krkic) qui qualifia l'équipe pour le Championnat du Monde de la catégorie, disputé en Corée en août de la même année. Après avoir signé son premier contrat pro, il monta au jeu à quatre reprises en Ligue 1 durant la saison 2007-2008. Il fêta sa première titularisation en championnat (après l'avoir déjà fait en Coupe de la Ligue un peu plus tôt) le 15 novembre 2008, contre Saint-Etienne, en inscrivant le premier but d'une frappe enroulée consécutive à un passement de jambes. Dans la foulée, il était appelé par René Vandereycken pour le match amical au Luxembourg où, en montant au jeu à la 65e minute, il est devenu le 7e plus jeune Diable Rouge de l'histoire. Techniquement, Eden est un surdoué. Il en donne ici un petit aperçu." On peut dire que c'est devenu l'une de mes spécialités, je le réalise assez souvent. L'idée est simple : il s'agit de faire passer sa jambe à plusieurs reprises au-dessus du ballon, tout en faisant une feinte de corps, afin de déstabiliser l'adversaire. La réalisation est moins simple : cela ne réussit pas toujours. Ce n'est pas un geste que l'on apprend quotidiennement à l'entraînement. Personnellement, cela m'est venu à force de regarder les grands joueurs sur vidéo. J'ai essayé de les imiter. Contre Saint-Etienne, mon passement de jambes avait réussi et j'avais enchaîné par une frappe enroulée qui a trompé le gardien Jérémie Janot. Je n'avais jamais inscrit un but pareil dans le passé : tout était parfait dans le geste, mais cela ne peut s'acquérir qu'à force d'incessantes répétitions. " " La reprise de volée directe, consécutive à un centre d'un partenaire. L'essentiel, pour réussir ce geste, est la position du corps. On doit être en équilibre complet. Si l'on est penché trop en arrière, le ballon partira dans les nuages. Si l'on est positionné trop en avant, la frappe sera écrasée. Encore une fois, il n'y a pas de secret : c'est uniquement à force de travail que l'on réussira ce genre de geste. La première fois que je l'ai tenté à l'entraînement, je m'étais complètement loupé. Puis, à force de le répéter, j'ai fini par trouver la bonne position. Il arrive régulièrement, à Lille, qu'une partie de la séance d'entraînement soit consacrée à ces frappes. Je les tente aujourd'hui du pied droit comme du pied gauche : je constate que les grands joueurs frappent des deux pieds, je m'efforce donc d'en faire autant, même si mon gauche n'est pas encore parfait. "" La roulette à la Zinédine Zidane, devrais-je préciser. Car Zizou est bien ma source d'inspiration. Là encore, ce geste m'est venu à force de le regarder jouer sur vidéo. Je me suis dit : -Si lui est capable de le réaliser, je devrais en être capable également ! Le reste n'est qu'une question de travail et d'incessantes répétitions. C'est assez difficile de décrire ce geste par des mots. Disons que j'alterne pied droit-pied gauche, ou pied gauche-pied droit. C'est aussi destiné à déstabiliser l'adversaire. Après, on emmène le ballon avec la semelle de la chaussure et on peut partir dans une direction à laquelle l'opposant ne s'attend pas nécessairement. Mais, pour réaliser ce geste en match, il faut vraiment choisir le bon moment. Il m'est déjà arrivé de le tenter, mais pas encore cette saison. " " Il faut surtout veiller à réceptionner le ballon au bon endroit du corps : ni dans l'estomac, ni sur l'épaule. C'est donc aussi une question de position et d'équilibre. Dans ce cas-ci, il ne s'agit pas de se pencher vers l'avant ou vers l'arrière, mais surtout de se trouver face au ballon. Et, soit d'un peu sauter, soit d'un peu s'accroupir, afin que le ballon arrive réellement sur la poitrine. Il faut aussi que la passe du coéquipier soit bien calibrée, car si elle est trop forte, la réception du ballon peut être douloureuse. Surtout si l'on n'est pas encore assez musclé, ce qui est mon cas. Mais, si le geste réussit, il permet d'amortir le ballon, éventuellement de l'orienter si on le juge nécessaire, puis, à la retombée du ballon, d'enchaîner également par une reprise de volée. "PS : Si vous voulez visionner une compilation de ses plus beaux gestes. Tapez EdenHazard sur Youtube. Le buzz autour de son nom est bel et bien en marche ! par daniel devos