Après une expérience douloureuse l'an dernier en D2 à Denderleeuw, Grégory Delwarte, l'ancien portier de Roda, Mons et du Dinamo Bucarest a signé il y a trois semaines aux Francs Borains. Il a malheureusement touché le fond à la Toussaint en étant battu 4-0 à Overpelt-Lommel, en étant exclu sur une sortie hors de son rectangle (à 1-0) et en voyant son club devenir lanterne rouge.
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Après une expérience douloureuse l'an dernier en D2 à Denderleeuw, Grégory Delwarte, l'ancien portier de Roda, Mons et du Dinamo Bucarest a signé il y a trois semaines aux Francs Borains. Il a malheureusement touché le fond à la Toussaint en étant battu 4-0 à Overpelt-Lommel, en étant exclu sur une sortie hors de son rectangle (à 1-0) et en voyant son club devenir lanterne rouge. Et ce alors que le coach Frédéric Breinich avait remplacé Dominique Cuvelier. Des débuts secoués... Grégory Delwarte : On parvient difficilement à s'organiser. Parfois, on joue presque n'importe comment et l'entraîneur est dès lors obligé de tout remettre en place. Mais on a des joueurs de qualité et l'entraîneur ne cesse de travailler pour trouver des solutions. On devrait être capable de se sauver d'ici la fin du premier tour. Ensuite, on pourrait viser une place dans le ventre mou du classement pourquoi pas. Jusqu'ici, nos rencontres ont été difficiles car on a affronté les meilleures formations. Au niveau tactique, on joue actuellement en 4-5-1, qui peut se modifier en 4-4-2 suivant les positions sur le terrain Axel Rombaut et de Timothée Champlain. Pour le moment, le niveau de jeu est aussi amoindri en raison de nombreuses absences pour blessures ou suspensions. En D3, un noyau ne dispose généralement pas plus d'une douzaine de joueurs de talent. Ce qui explique beaucoup notre situation. Je n'ai pas encore assisté à beaucoup de rencontres. Mais je ne suis pas d'accord quand on dit que les divisions inférieures sont plus physiques. Par exemple, notre noyau recèle plus de joueurs techniques et rapides que physiques. Les clubs préfèrent maintenant recruter dans cette direction. J'ai beaucoup d'amis qui jouent en Provinciales et ils n'ont pas un physique important. Désormais, on peut faire carrière en D2 ou D3 même lorsqu'on mesure 1m60. Dominique Cuvelier m'a contacté alors que j'étais en contact avec deux autres clubs. J'ai passé des tests en Italie à Foggia et Visé me courtisait également. Mais tout a capoté et j'ai décidé d'accepter la proposition émanant du club borain. Au départ, je ne voulais pas évoluer en dessous de la D2. J'ai attendu qu'un club soit à la recherche d'un gardien, ce qui arrive souvent en début de saison suite à une blessure. Mais rien ne s'est vraiment présenté. Je me suis donc entretenu avec le manager des Francs Borains et celui-ci m'a convaincu. Le club est ambitieux et ne se contentera pas d'un sauvetage in extremis. Je ne me pose pas la question. J'espère recouvrer 100 % de mes possibilités d'ici janvier et après, j'aviserai si une offre se présente. J'estime qu'un joueur de champ a plus de chances de trouver un club qu'un gardien. Il n'y a généralement que deux places par équipe. De plus, le deuxième gardien est presque assuré de ne jamais jouer. Je trouve aussi qu'on ne fait pas assez confiance aux portiers belges. Silvio Proto réalise des merveilles et Tristan Peersman est encore souvent contesté mais est heureusement titulaire en équipe nationale. Il faut prendre en considération les jeunes aussi. A force de ne vouloir engager que des étrangers, ils n'évoluent pas de la manière la meilleure. Les clubs belges n'ont jamais été aussi forts que pendant les années 80. A l'époque, les équipes devaient limiter le nombre d'étrangers qu'elles alignaient. Il y a énormément de talent dans notre pays. Il faut l'exploiter. Ce ne sont pas des paroles en l'air. J'ai joué en équipe nationale des Cadets jusqu'aux Espoirs. J'ai beaucoup voyagé et j'ai créé des liens, j'ai comparé. Récemment, j'ai été offusqué du fait qu'on impute la faute des mauvaises prestations défensives de la Belgique à Vincent Kompany. C'est inimaginable ! On veut qu'il soit le patron de la défense. Qu'il le devienne d'abord au Sporting ! Il n'a que 18 ans... Non. Je ne perds pas espoir. Je travaille dur chaque jour et sait désormais que je ne peux me laisser aller. En foot, tout peut basculer du jour au lendemain. Chaque jour compte et je me bats donc perpétuellement. C'est pour quoi je ne ressens ni de gêne ni de frustration. J'ai même retrouvé le plaisir d'aller à l'entraînement. Par rapport à l'année passée, c'est un bouleversement. A Denderleeuw, il n'y avait pas d'ambiance. Et ma fin de saison a été très délicate au niveau sportif. C'est vraiment la pire expérience de ma carrière. Oui, absolument. Et cela même malgré les problèmes financiers du club. Je jouais et je n'étais pas payé. Au niveau sportif, tout était parfait pour moi. Parfois, on partait faire une mise au vert pendant une semaine complète pour ne rentrer qu'une seule fois à la maison. Il n'y avait de place que pour le foot. Le Dinamo équivaut à Anderlecht. Et le championnat roumain est du même niveau que notre ligue. Mais on joue chaque rencontre devant minimum 10.000 spectateurs. C'est très offensif mais on ne calcule pas. Ce qui peut engendrer une déferlante de buts. Au début, je me suis posé une multitude de questions sur le mode de vie des Roumains. Je pensais qu'il était assez rustique et peu jovial. Mais cet a priori a été rapidement faussé. Bucarest s'est occidentalisé. Il y a des galeries commerçantes, de nombreux restaurants, des magasins, etc. Je suis déçu d'avoir été obligé de partir pour des raisons financières. Je commençais à connaître les bons coins. Je regrette également de ne pas avoir pu participer à la Ligue des Champions. Le Dinamo a en effet affronté Manchester United... J'étais en fin de contrat et Marc Grosjean m'a fait gentiment comprendre qu'il ne comptait plus sur mes services car je ne rentrais soi-disant plus dans ses plans. C'est bizarre car c'est lui qui m'avait transféré. J'avais commis une faute en toute fin d'un match face à Bruges et on avait encaissé. Sans cela, j'aurais été l'homme du match. On ne me l'a pas pardonné. J'ai l'impression de ne jamais avoir eu de crédit à Mons. J'avais fait quelques bonnes prestations et on m'a soudainement retiré au profit de Kris Van de Putte. Je n'ai pas eu l'occasion de faire preuve de mes capacités, si ce n'est lors d'une petite kyrielle de rencontres. Mais je n'ai rien contre ce club. Je le regrette même parfois. J'y ai vécu mes plus beaux moments de ma carrière. Y retourner serait l'idéal. C'est ma région en plus. J'ai été récemment contacté par Mons mais Sergio Brio y officiait encore.... Sa discipline excessive m'a effrayé. La récente affaire corrobore mes propos. Il faut façonner l'ambiance et l'esprit d'équipe. Ce ne sont pas des choses qui s'acquièrent du jour au lendemain. Je dirai plutôt que j'ai un caractère de gagneur. A Mons, je me suis énervé car je déteste l'injustice et je voulais jouer. Je me bats pour ma place tant sur le terrain qu'en dehors. Je ne pourrai jamais être le stéréotype du deuxième gardien qui se tait et qui se contente de sa place sur le banc. Mais j'ai un peu changé. J'ai pris de l'expérience en deux ans et j'ai appris qu'il vaut mieux parfois se taire. Je me suis aussi calmé au niveau de l'ambiance ! Mais j'aime toujours rigoler. Tim Baete" J'AI éTé CONTACTé PAR MONS mais Brio y officiait encore et j'ai été effrayé "