Proche de l'Allemagne mais également des Pays-Bas, Eupen est une petite ville riche. Son club, l'Alliance Sportive Eupen, est né en 1945 de la fusion de la Jeunesse Eupen 1908 et du FC Eupen 1920. C'est avant tout un club de tradition, fortement influencé par l'Allemagne dans les mentalités. Rigueur, sérieux et crédibilité y sont les maîtres mots. Champion de la D3 B la saison dernière, l'AS souhaite s'établir en D2 après 25 ans d'absence à ce niveau.
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Proche de l'Allemagne mais également des Pays-Bas, Eupen est une petite ville riche. Son club, l'Alliance Sportive Eupen, est né en 1945 de la fusion de la Jeunesse Eupen 1908 et du FC Eupen 1920. C'est avant tout un club de tradition, fortement influencé par l'Allemagne dans les mentalités. Rigueur, sérieux et crédibilité y sont les maîtres mots. Champion de la D3 B la saison dernière, l'AS souhaite s'établir en D2 après 25 ans d'absence à ce niveau. "En ce début de saison, le principal est évidemment d'amasser un maximum de points. Le but est de se stabiliser dans un championnat dont le niveau est abordable pour une équipe comme Eupen", déclare Manfred Theissen, le manager sportif. Côté entraîneur, c'est toujours Claudy Chauveheid qui exerce la fonction. Il débute sa huitième saison et incarne bien la stabilité qui règne dans le club depuis de nombreuses années. Quant à l'objectif de la saison, Chauveheid est un peu plus gourmand que Theissen: "Un promu doit vivre une saison tranquille. On va donc essayer de se mettre rapidement à l'abri. En observant le niveau actuel de la D2, je pense qu'ensuite on luttera pour chatouiller les équipes de tête. éa serait également ...sympathique de terminer devant les deux autres équipes liégeoises, Visé et le FC Liège". En ce qui concerne le noyau, Theissen est positif: "Je suis content qu'on ait réussi à conserver l'ossature qui nous a permis de devenir champion la saison dernière. Nous avons ajouté à cela des éléments qui possèdent déjà une certaine expérience en D2. Eupen n'a pas eu de difficulté à recruter. Il y avait beaucoup de joueurs sans employeur sur le marché. La plupart ont des exigences salariales beaucoup trop élevées mais on a quand même réussi à former un groupe solide dans faire de folies".Said Carani (ex-FC Denderleeuw), Christophe Verbeeren (ex-FC Wiltz), Michael Berzolo (ex-US-Ferrières), Nico Curto (ex-FC Liège), Geoffrey Dardenne (ex-Patro Othée), Thierry Habets (ex-CS Visétois), Guerry Marechal (ex-FC Liège), Manuel Peiffer (ex-Alemannia Aachen), François Rouffignon (ex-CS Visétois) et Faith Ulu Soy (ex-Racing Genk) ont été transférés et n'ont rencontré aucun problème d'adaptation d'après Chauveheid. Ce dernier est également satisfait par son effectif: "Je n'attends plus aucun renfort. Le noyau est désormais complet et équilibré. On a recruté tout en tenant compte de notre budget qui n'est pas immense". 4-3-3 habituel?Tactiquement, Chauveheid va vraisemblablement travailler dans la continuité de la défunte saison et donc, l'AS va jouer l'offensive. Le gardien Couturier, les défenseurs Courail, Jost, Verbeeren et Rouffignon, les médians Karani, Marechal et Samray, les avants Chauveheid, fils de l'entraîneur, Dellicour et Habets sont les titulaires potentiels. Mais, pour le manager Theissen, l'équipe n'est pas encore tout à fait au point: "Les grosses différences que j'observe par rapport à la D3 sont l'engagement, la vitesse de jeu et le réalisme. Le dernier point est encore à améliorer. Nous devons encore nous adapter au rythme de la D2 et nous avons clairement un problème de concrétisation. Mentalement, on reste très fort. En ce qui concerne la tactique, je pense que l'entraîneur a l'embarras du choix. Le noyau est très complet et compte 21 joueurs dont 16 ou 17 ont à peu de choses près la même valeur". Situé près de l'Allemagne, on pourrait penser que le club serait envahi par des joueurs teutons mais il n'en est rien. "On ne cherche pas vraiment à recruter des joueurs allemands. La saison dernière, il y avait trois joueurs germaniques dans le noyau et même un Hollandais. éa dépend des saisons en fait. Mais cette année, je suis content que nous ayons réussi à établir une équipe très régionale", déclare Theissen.Chauveheid, lui, considère que le club reste profondément germanophone mais que quasiment tout le monde est bilingue: "Pour ce qui est des transferts, le club ne cherche pas vraiment à recruter allemand mais si l'occasion se présente, il saute dessus. La région liégeoise est une pépinière d'excellents joueurset comparés aux Allemands, les Liégeois sont quand même moins chers. Le Standard, quant à lui, préfère recruter des stars étrangères, donc il reste clairement un réservoir à exploiter."Et la formation?L'AS Eupen compte 250 jeunes. Le club a essayé d'instaurer un foot-études mais le projet ne s'est pas réalisé. "Au niveau de la jeunesse, on progresse lentement, pas à pas. Ce n'est pas facile de former des jeunes footballeurs. Si on s'établit en D2, ils seront évidemment indispensables", explique Theissen.Financièrement, le club ne se débrouille pas trop mal. "Depuis maintenant deux, trois saisons, la firme Thona nous sponsorise. Je ne vous apprends rien si je vous dis que ce n'est pas facile tous les jours mais on s'en sort", déclare Theissen. Le club vit du sponsoring mais aussi de quelques repas d'affaires. "Le président, Dieter Stephens, allonge généralement les fins de mois difficiles", prétend un Chauveheid qui, au niveau des infrastructures, se dit satisfait mais légèrement déçu par l'entretien. "Je souhaiterais des meilleurs terrains d'entraînement". L'AS a dû récemment trouvé l'argent pour mettre son beau stade aux normes de sécurité. "Les travaux ont commencé il y a trois semaines. Une nouvelle tribune de 1.000 places est en train d'être construite et un couloir va être réservé aux supporters visiteurs", explique Theissen.Tim BaeteOn peut toujours continuer à exploiter le potentiel du Standard" (Claudy Chauveheid)