Un week-end enneigé, ça vous chamboule toute votre programmation footballistique. La semaine dernière, Extra-Time s'est adapté en invitant Léon Schelings, membre formateur de la commission centrale des arbitres et ancien "sifflet" international.
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Un week-end enneigé, ça vous chamboule toute votre programmation footballistique. La semaine dernière, Extra-Time s'est adapté en invitant Léon Schelings, membre formateur de la commission centrale des arbitres et ancien "sifflet" international. Cinq séquences litigieuses choisies par Benjamin De Ceuninck ont été diffusées, à charge pour Schelings de les disséquer et de tenter d'expliquer pourquoi l'arbitre avait privilégié telle ou telle option. Malheureusement, il s'agissait de phases de la saison dernière. De plus, le jour où les arbitres rencontraient les coaches pour réclamer plus de respect pour leur travail, on aurait aimé que Schelings ne se contente pas d'expliquer les erreurs éventuelles par la vitesse de l'action et le choix laissé à l'interprétation de l'arbitre. Car on n'a jamais vu un joueur justifier une erreur par le fait que "tout va très vite" et, à l'époque où on tente d'uniformiser l'arbitrage en le codifiant au maximum, il est de plus en plus délicat de parler d'interprétation."Nous avions sélectionné dix phases et nous n'avons eu le temps d'en passer que cinq", dit Pierre-Yves Deprez, éditeur de l'émission bombardé présentateur en l'absence de Marc Delire."Sur l'une des phases qu'on n'a pas vu, Léon Schelings n'était pas du tout d'accord avec la décision de l'arbitre. C'était la seule. Pour le reste, il a répété sur antenne ce qu'il avait dit en coulisses.C'était un sujet qui me tenait à coeur depuis longtemps mais nous ne voulions pas en faire un tribunal, plutôt une émission didactique". Cette première étape étant franchie, on aimerait que la RTBF aille plus loin. Pourquoi ne pas consacrer chaque semaine une partie de Match 1 à analyser, avec un jury d'anciens arbitres par exemple, les phases litigieuses? Cela permettrait de constater que les arbitres n'ont pas toujours tort et de voir, en fin de saison, quelles équipes ont été les plus avantagées ou désavantagées par les décisions arbitrales. Avec, pour corollaire, de faire taire ou d'accréditer la thèse de ceux qui crient sans cesse au grand complot contre leur club et ne parlent de l'arbitrage que les soirs de défaite. Cela permettrait aussi de montrer, statistiques à l'appui, que les arbitres ne se trompent pas aussi souvent que cela. Car en football, l'absurde est souvent le meilleur moyen d'avoir raison.