Vous venez de quitter Anvers pour Landegem, votre région natale.

Steve Cooreman (26 ans) : Nous avons habité Gravenwezel, près de Brasschaat, pendant deux ans, pour de strictes raisons pratiques. Je n'avais pas envie de me retrouver coincé dans les bouchons tous les jours. Depuis que nous nous entraînons sur les terrains de Wilrijk au lieu de ceux du Germinal Ekeren, je perds moins de temps. En plus, je peux faire le trajet avec Tim Reigel et Bert Dhont. Nous nous sommes rapprochés de notre famille et de nos amis.
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Steve Cooreman (26 ans) : Nous avons habité Gravenwezel, près de Brasschaat, pendant deux ans, pour de strictes raisons pratiques. Je n'avais pas envie de me retrouver coincé dans les bouchons tous les jours. Depuis que nous nous entraînons sur les terrains de Wilrijk au lieu de ceux du Germinal Ekeren, je perds moins de temps. En plus, je peux faire le trajet avec Tim Reigel et Bert Dhont. Nous nous sommes rapprochés de notre famille et de nos amis. Oui, surtout au début. Nous étions au milieu de la verdure, en pleine nature. Mais la mentalité ne nous convenait pas. Parfois, on nous prenait de haut alors qu'ici, tout le monde se connaît très bien. Je suis un garçon de la campagne. Je n'aime pas les endroits trop chics. J'en ai toujours eu envie. Quand j'arrêterai le football, je rêve d'ouvrir une brasserie ou un café dansant. Je suis d'un naturel sociable, j'aime être au milieu des gens, m'amuser. Cette idée me trotte en tête et elle plaît à ma femme aussi. Alors, pourquoi n'essayerions-nous pas ? Plus maintenant, mais j'ai laissé chez mon père une volée d'écharpes de différents clubs étrangers. Mon oncle et le patron de l'affaire pour laquelle je travaillais me les ont rapportées. J'en ai même une du grand AC Milan. Je décorais ma chambre. Je conserve un maillot de chaque club pour lequel je me produis, comme souvenir, sans plus. J'en ai également un d'un match de gala de l'Ajax, frappé du numéro sept. Je ne sais plus de qui il s'agissait, mais il m'a souvent passé pendant le match (Il rit). Nous continuons à progresser. C'est devenu un hobby, grâce à Filip Haagdoren, Robby Van de Weyer et Marc Degryse, qui m'ont convaincu de les accompagner. J'ai chopé le virus. J'ai suivi des cours avant de devenir membre de l'école de golf de Gand. J'ai commencé avec le handicap 45 il y a deux ans mais j'en suis déjà à 28. Nous jouons une à deux fois par semaine. C'est un délassement idéal. On parvient vraiment à se décontracter. Et puis, pouvoir envoyer avec précision cette petite balle à 200 mètres vous donne un fameux kick. Mais Robby me surpasse. J'aime bien rigoler, faire des farces. Ainsi, le premier avril, j'ai envoyé Bram Verbist à une réunion de la direction, soi-disant à cause de problèmes pour le paiement de son salaire. Tout le monde était écroulé de rire. Il faut de l'ambiance. Ma machine à expresso. Que personne ne me la prenne ! Une fois, j'en ai été privé pendant deux mois, le temps d'une réparation. Je suis devenu fou ! J'ai besoin de ma tasse de moka tous les jours. Une grande tasse le matin et deux ou trois petites le reste de la journée. J'adore ça. Je les trouve beaux mais sans en faire un plat. Sur mon épaule, j'ai un soulier de football avec un lacet spécial. Sur ma cheville, j'ai fait tatouer le A d'Alessio en chinois. J'en aimerais bien un troisième mais ma femme fait de l'opposition. Wendy en a bien pour une heure. Je suis plus rapide. Je veux avoir une bonne présentation, c'est tout. C'est pour ça que j'utilise régulièrement le solarium de ma mère. Ça me donne beaucoup d'énergie. Mais le rituel du matin se limite à une douche, au brossage des dents et à un coup de peigne. Wendy Gryp (26 ans) : L'année prochaine, nous fêterons nos dix ans de vie commune mais nous nous connaissons depuis l'âge de 13 ans, par l'intermédiaire d'une de mes amies. Ce fut le coup de foudre, même si nous avons ensuite connu des hauts et des bas. Avant, j'étais plutôt un oiseau de nuit. Je sortais m'amuser le week-end alors que Steve ne pouvait pas, à cause du football. Maintenant, ça ne m'intéresse plus vraiment. Les discothèques ne me tentent plus. Un enfant change profondément votre vie. Maintenant, tout tourne autour de son éducation. Je n'ai plus le temps d'avoir de véritables hobbies. Je parviens tout au plus à faire une balade en vélo. (Steve : -N'oublie pas le shopping, quand même !)En effet. C'était dans la Veldstraat, à Gand. J'adorais mon travail mais je n'en voudrais plus. Certainement pas à temps plein. C'est un emploi sous-payé. Ce qui m'a surtout dégoûtée, c'est de devoir travailler jusqu'à 18 h 30 le samedi, sans oublier le manque d'amabilité de certains clients. J'avais envie d'assister aux matches et je devais souvent demander à arrêter plus tôt. Je préférerais tenir un café dansant. Mais tout se déroule en concertation avec Steve. Sur ce plan, il n'est vraiment pas difficile. Je m'inspire d'une série de magazines spécialisés mais l'essentiel est que notre intérieur soit convivial et chaleureux. Par exemple, il y a toujours des fleurs, à l'intérieur comme à l'extérieur. J'aime travailler dans le jardin. Steve ne s'occupe que de la tonte de la pelouse et du désherbage. Sinon, le jardin ne l'intéresse pas vraiment. La mer et le soleil : il ne nous en faut pas plus. Nous sommes allés une fois aux sports d'hiver en Autriche mais ça ne nous a pas plu. Nous préférons l'Espagne, la Crète, la Turquie ou la Tunisie. Nous effectuons aussi quelques excursions. Je voudrais aller à l'île Maurice mais il faut qu'Alessio soit plus grand. J'aime tous les genres sauf le hard rock et la techno. Comme beaucoup de femmes, j'adore Marco Borsato. Son CD est toujours dans l'auto. Ses chansons sont magnifiques, surtout quand on prête attention au texte : il recèle toujours un message. J'écoute aussi Mariah Carey, Céline Dion ou Jennifer Lopez. Steve préfère le R&B. Je ne peux vraiment pas me plaindre. Il est souvent aux fourneaux pour préparer le repas quotidien. Steve cuisine vraiment bien. Il prépare mieux les sauces que moi. Avant, quand je rentrais du travail, je n'avais plus qu'à m'installer. Il passe aussi l'aspirateur. C'est un homme moderne, hein ! Il peut être vraiment adorable et utile. Alessio est son dieu. Mais Steve peut aussi être têtu et impatient. Ça me plaît moins. Il le sait d'ailleurs. Dans ces cas-là, je m'entête aussi et nous avons des frictions. Il pourrait aussi être plus romantique. Bo : c'est un chien de chasse, très amical, un camarade de jeux idéal pour Alessio. Avant, nous avions aussi un chat mais il est resté chez moi quand nous avons déménagé à Anvers et il y est toujours. Nous nous sommes débarrassés de notre aquarium avec des poissons de mers chaudes. C'était trop de travail et beaucoup de poissons mouraient.