La France a versé dans les superlatifs pour parler de la qualification de Lyon aux dépens du Real Madrid en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Et c'est vrai qu'il s'agit du premier gros exploit des Lyonnais, qui sont pourtant habitués aux 1/8es de finale et aux quarts de l'épreuve mais n'avaient jamais réussi à sortir un ténor en élimination directe. L'Equipe n'a pas hésité à placer cette qualification parmi les dix exploits des clubs français de tous les temps. Quant à Patrick Chêne, il en remettait une couche dans son édito sur football365. fr en disant que c'était le match qui manquait aux Lyonnais pour rentrer dans la légende.
...

La France a versé dans les superlatifs pour parler de la qualification de Lyon aux dépens du Real Madrid en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Et c'est vrai qu'il s'agit du premier gros exploit des Lyonnais, qui sont pourtant habitués aux 1/8es de finale et aux quarts de l'épreuve mais n'avaient jamais réussi à sortir un ténor en élimination directe. L'Equipe n'a pas hésité à placer cette qualification parmi les dix exploits des clubs français de tous les temps. Quant à Patrick Chêne, il en remettait une couche dans son édito sur football365. fr en disant que c'était le match qui manquait aux Lyonnais pour rentrer dans la légende. Claude Puel, l'entraîneur de Lyon, pourtant critiqué il y a quelques mois, a acquis ses lettres de noblesse en réussissant un coup tactique en retirant Jean-Alain Boumsong et Jean Makoun, blessés, pour les remplacer par Maxime Gonalons et Kim Kallström, énormes en deuxième mi-temps, tout en faisant reculer Toulalan en défense centrale. Ce qui fit écrire à La Gazzetta dello sport : " Puel fut magistral, Toulalan infranchissable. Il a dirigé la défense à la perfection. " Lyon, à la rue au mois de décembre (il n'avait remporté que deux de ses douze derniers matches) a complètement renversé la vapeur après la trêve. La cause ? Un stage en Tunisie durant lequel les joueurs cadres et Puel se sont parlé et lors duquel tout le groupe s'est ressaisi. Cela s'est traduit notamment avant le match de Ligue des Champions. Les leaders ont payé de leur personne, à l'image de Lisandro Lopez. L'Argentin avait pris l'initiative d'écrire une lettre, traduite par le capitaine Cris et dans laquelle il exhortait ses coéquipiers " à se battre jusqu'à mourir pour l'équipe ". Ce message a marqué le groupe. L'enchaînement de résultats positifs en Ligue 1 (21 points sur 27 depuis la trêve), le retour de la confiance et des blessés, l'émergence du trio de la ligne médiane (Makoun- Miralem Pjanic-Toulalan) et celle de César Delgado ont donné des ailes à la formation de Jean-Michel Aulas qui se prend à rêver d'un nouveau titre. Le rôle du président a d'ailleurs été souligné par L'Equipe : " Sans son soutien médiatique et systématique, Puel aurait eu du mal à traverser la tempête, car le scepticisme ne venait pas seulement de l'extérieur. " DIDIER OLLÉ NICOLLE, l'entraîneur de Nice, a été éjecté deux jours après avoir été confirmé. Il a été remplacé par un triumvirat composé d' Eric Roy, le directeur technique (qui devient manager à l'anglaise), de René Marsiglia, qui s'occupait de la réserve et de Frédéric Gioria, en charge du centre de formation, tous des anciens joueurs de Nice qui comptait cinq points d'avance sur le premier reléguable. Comme aucun des trois ne dispose du DEPF (diplôme d'entraîneur), l'OGC s'expose à une amende de 10.000 euros à chaque ren-contre. Le club a demandé une dérogation mais l'Unecatef (Union des entraîneurs), a fait savoir qu'elle ferait tout pour que le club ne la reçoive pas. Ce coup de théâtre a déjà eu des vertus positives : Nice a battu son principal concurrent Le Mans (0-1). HATEM BEN ARFA, le meneur de jeu de l'OM, Mamadou Niang, attaquant de Marseille, et le défenseur de Lyon, Cris, ont été nominés pour le trophée du joueur du mois de février. En grande forme depuis la reprise, Ben Arfa a encore été décisif contre Benfica (1-1). Mais Aimé Jacquet a estimé que ce serait une erreur de le sélectionner à la Coupe du Monde : " Ce serait le fusiller, le broyer. On ne peut faire entrer des joueurs dans une équipe qui cherche encore son expression collective. " BORDEAUX qui caracolait en tête de la Ligue 1, fait du surplace. Match nul contre Montpellier et Monaco, défaite contre Auxerre. Et plus qu'un match de retard pour faire le trou et prendre 3 points d'avance sur leur dauphin. " On est en plein doute ", a reconnu Laurent Blanc. STÉPHANE VANDE VELDE