La dernière chance de Loix ?

Flash-back sur son parcours : successeur de Bruno Thiry chez Opel-Belgique, FastFreddy est ensuite recruté par Toyota où il joue les premiers rôles sur la Celica puis la Corolla. Enrôlé chez Mitsubishi, il galère aux commandes d'une voiture construite pour Tommi Makinen, avant de rejoindre en 2002 le clan Hyundai. Au volant de l'Accent WRC, il retrouve toutes ses sensations mais l'aventure se termine en eau de boudin en raison de problèmes financiers. Heureusement, le rêve Peugeot est entre-temps devenu réalité.
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Flash-back sur son parcours : successeur de Bruno Thiry chez Opel-Belgique, FastFreddy est ensuite recruté par Toyota où il joue les premiers rôles sur la Celica puis la Corolla. Enrôlé chez Mitsubishi, il galère aux commandes d'une voiture construite pour Tommi Makinen, avant de rejoindre en 2002 le clan Hyundai. Au volant de l'Accent WRC, il retrouve toutes ses sensations mais l'aventure se termine en eau de boudin en raison de problèmes financiers. Heureusement, le rêve Peugeot est entre-temps devenu réalité. Loix " Les premiers contacts remontent à une période où le règlement 2004 imposait aux constructeurs d'aligner au-moins un pilote n'étant plus monté sur un podium depuis trois ans. Je correspondais à ce profil et j'avais signé chez Peugeot comme n°3, puisqu'il était acquis que trois équipages seraient alignés dans chaque manche. Mais le pouvoir sportif a mangé sa parole en n'autorisant plus que deux voitures par team officiel, ceci pour compenser l'augmentation des coûts née de l'ajout de deux rallyes au calendrier mondial. Le leader indiscutable chez Peugeot étant Marcus Grönholm, me voilà son ailier puisque Harri Rovanperä a été remercié. Attention, mon contrat ne spécifie pas que je disputerai les 16 épreuves, d'autres pilotes pourraient être appelés au coup par coup. A moi de prouver cependant que j'ai bien ma place aux côtés de Marcus... " Après moult hésitations, la marque française a décidé d'aligner dès le Monte-Carlo sa nouvelle arme, la 307 WRC. Une auto superbe, basée sur le coupé-cabriolet, qui doit faire aussi bien que sa glorieuse devancière la 206 : " Durant les tests, je suis passé sans cesse d'une auto à l'autre. La nouvelle sera plus efficace, c'est clair, mais son développement ne fait que commencer, il reste une grosse marge de progression. J'ai déjà apprécié la puissance de son moteur : rien à voir avec ce que j'ai connu sur la Hyundai... Mieux vaut attendre cependant le verdict de la course car aucun essai ne vaut un affrontement direct avec la concurrence ! " Le premier rendez-vous est fixé dans un rallye que Freddy n'apprécie pas trop, il y a notamment connu une de ses plus sévères sorties de route il y a deux ans : " Le Monte-Carlo est très difficile, les changements d'adhérence réservent parfois de sales surprises. " Le natif de Millen, basé désormais à Plan de la Tour dans le sud de la France, attend plutôt les épreuves estivales sur terre (Grèce, Chypre) pour marquer des goals. Il sait en tout cas que cette première saison chez Peugeot est aussi celle de la dernière chance : " J'ai les moyens de prouver ma valeur, je dois en profiter ". Après une première campagne complète en WRC, François Duval doit poursuivre son ascension. En 2003, le jeune prodige de Cul-des-Sarts a terminé sur le podium à deux reprises, il veut faire beaucoup mieux et n'hésite pas à placer la barre très haut : " Une place dans le top 5 final du championnat mondial, quatre ou cinq podiums et au moins une victoire ! " Difficile d'être plus clair. Le pilote Ford fixe rendez-vous dans des épreuves assez variées : " En Corse et en Catalogne, je devrais être bien. Idem à Chypre, même si jusqu'ici, j'y ai chaque fois abandonné. Et puis je me réjouis d'affronter mes rivaux à armes égales au Mexique et au Japon. Ces deux courses font leur entrée au calendrier et tous les pilotes découvriront le terrain, sauf ceux qui, comme Sébastien Loeb, ont effectué les reconnaissances l'an dernier. Pour une fois, l'expérience ne sera pas déterminante ". Par contre, l'apparition de ces deux rallyes supplémentaires augmente la charge de travail pour les teams. Ce paramètre a longtemps remis en cause la poursuite du programme officiel Ford, dont les dirigeants n'ont finalement accepté de continuer l'aventure qu'au prix de sévères coupes dans le budget accordé à l'équipe dirigée par Malcolm Wilson : " Nous avons eu la garantie que le développement de la Focus ne serait pas touché par ces mesures d'économie qui concerneront plutôt certains postes parallèles comme les infrastructures d'accueil sur les rallyes. A priori, le programme des évolutions prévues sur la voiture devrait donc suivre l'agenda prévu mais au Monte-Carlo, elle sera dans sa configuration traditionnelle. J'aime bien ce rallye, d'autant que mon ouvreur Patrick Magaud connaît parfaitement la région et me donnera donc de précieux conseils pour le choix des pneus ". Ce n'est qu'à quelques heures de la clôture des engagements que Larry Cols a eu la certitude de retrouver une scène mondiale qu'il avait dû quitter fin 2001, au terme d'une campagne pourtant positive. La Peugeot 206 dont il disposait alors n'était pas la meilleure du lot, loin de là ; mais le Verviétois avait tiré son épingle du jeu en finissant le championnat au 4e rang après avoir terminé sur le podium à deux reprises. Cette fois, l'objectif est plus ambitieux : " Renault a décroché la couronne Super 1600 en 2003 grâce à Brice Tirabassi et veut la conserver. Je sais donc ce que mon nouvel employeur attend de moi ! " Souverain en Belgique l'année dernière sur la Fiat Punto, Larry n'est guère effrayé par le passage à la Clio : " Je n'aurai que trois jours de test avant le début des reconnaissances du Monte-Carlo mais a priori, tout devrait bien se passer. J'ai longuement discuté avec les ingénieurs de Renault-Sport, tous m'ont certifié que je serais étonné quand je prendrai le volant de ma nouvelle monture. Sous-entendu, selon eux, qu'elle est plus facile à conduire que la Punto ". Des trois mousquetaires, seul Larry a un programme mixte monde-Belgique : " La joute mondiale des Super 1600 ne compte que sept rounds, ce qui me laisse l'opportunité de disputer les Boucles de Spa, Ypres et le Condroz. Ma participation à Spa sera très utile pour meubler le long break entre le Monte-Carlo et l'Acropole, deuxième manche mondiale, programmée seulement au début du mois de juin. Aux Boucles, j'accumulerai encore des kilomètres en course afin d'améliorer ma connaissance de l'auto ". Sur le papier, la confrontation mondiale en Super 1600 apparaît très ouverte cette année : " Avec le Français Nicolas Bernardi, mon équipier chez Renault, nous faisons figure de favoris. Mais ce ne sera pas du tout cuit face aux Fiat, Ford et surtout Suzuki ; le constructeur japonais veut à tout prix être champion pour sa troisième tentative et il a enrôlé plusieurs pilotes très en vue l'an dernier. Tant mieux, une performance prend une dimension supplémentaire quand elle est signée face à une concurrence musclée ". Eric FaureTrois pilotes officiels pour un si petit pays, le chiffre est étonnant