L'Excel vit sans nul doute son meilleur début de saison depuis son passage sous pavillon maltais. Repris en juin 2015 par Latimer, société derrière laquelle se cache notamment Pini Zahavi, Mouscron a connu deux derniers exercices compliqués, à base de faux départs et de sauvetages sur le fil. Deux points en 2015, trois unités en 2016. Les bilans de l'époque prévoyaient les saisons galères que le REM a vécu. S'il est toujours compliqué de tirer des conclusions après cinq journées, il s'avère tout de même qu'un vent nouveau souffle sur le Canonnier.

Au moment de la reprise, les propriétaires du club installent un duo de directeurs sportifs, avec l'expérimenté Yuri Selak et le jeune Brésilien Humberto Païva. La vie à deux nécessite des concessions et la paire enchaîne les signatures de mercenaires venus de l'Est, entrecoupées par quelques régionaux de l'étape pour masquer les apparences de quai de gare. Cette saison, l'Excel décide de faire confiance à un noyau plus jeune, plus belge et forcément plus concerné par le projet. Selak et Païva laissent leur fauteuil à Jürgen Röber, auteur de jolis coups avec le Hertha Berlin ou Osmanlispor.

Annoncée tardivement, l'arrivée de l'Allemand apporte de la fraîcheur chez les Hurlus. Paul Allaerts, qui assure d'abord l'intérim, peut retourner à ses fonctions de directeur général et nommer mi-août Quentin Walcarius au poste de directeur sportif adjoint. Ancien scout du club pendant neuf ans, il avait décidé de quitter les Mouscronnois pour se lancer dans le business du bien-être.

Ça tombe bien, il assure à nouveau " l'ancrage mouscronnois " du REM, qui semble se porter comme un charme. Une victoire surprise d'entrée à Ostende et encore deux nouveaux succès sur Lokeren et Gand pour truster le podium de la JPL. Alors que la préparation avait commencé avec une petite douzaine de joueurs et que Westerlo semble toujours décidé à lui contester sa licence, l'Excel entame sa saison dans la peau d'un challenger. Qui l'eût cru.

LES RENFORTS Logan Bailly

Après un passage au Celtic contrasté (cinq matches toutes compétitions confondues), qui lui a quand même permis de s'asseoir sur le banc d'un club mythique, Logan est rentré au pays. Le Liégeois débarque d'abord au Canonnier avec un léger surpoids avant de se montrer affûté sur le pré. Il l'a prouvé lors de la dernière journée, le 25 août, en stoppant un penalty d'Hervé Kagé à Courtrai et en permettant aux siens de glaner un point important. L'Excel, qui a encaissé huit buts en cinq rencontres, va avoir besoin d'un gardien de son calibre pour assurer le maintien.

Teddy Mézague

Il a pris ses valises pour aller se tester de l'autre côté de la Manche, à Leyton Orient, en quatrième division anglaise. Après deux saisons à Mouscron, Mézague avait envie de changer d'air. 17 matches, un but et le revoilà. En signant un contrat d'un an, il est de retour pour apporter un peu d'expérience à un groupe qui en manque, là où c'est le plus important : en défense. Avec Dimitri Mohamed, l'ancien Montpelliérain (27 ans) est le seul joueur de l'effectif a avoir connu le club avant l'ère maltaise.

Omar Govea

C'est le joueur frisson du noyau Hurlu. Son but inscrit dans la défaite contre Charleroi (2-5) l'a fait devenir le deuxième joueur mexicain à marquer dans notre championnat. Grosse perf. Sous contrat avec Porto jusqu'en 2020, le milieu de 21 printemps arrive début juillet en prêt avec option d'achat. Indiscutable de la réserve des Dragons, qui évolue en D2 portugaise, il confirme déjà les attentes placées en lui. En 2013, il dispute la finale du Mondial U17 avec le Mexique et rêve aujourd'hui d'être du voyage avec les A en Russie.

Jonathan Bolingi

Il a déjà conquis son coach, Mircea Rednic, et probablement le coeur de pas mal de supporters mouscronnois. En cinq rencontres, Bolingi a déjà inscrit trois banderilles. Arrivé au Standard lors du dernier mercato hivernal en provenance du TP Mazembe, il n'a eu que peu d'occasions de s'illustrer (trois matches) et semblait avoir du mal à supporter la pression de Sclessin. À Mouscron, le Congolais s'impose d'entrée comme le patron en attaque et devrait planter pas mal de roses.

Taiwo Awoniyi

Le symbole que les connexions zahaviennes sont toujours là pour abreuver l'Excel. Sauf que cette fois-ci, il semble que le Nigérian a tout de la bonne pioche. Il arrive en prêt de Liverpool, mais revanchard de deux expériences pas nécessairement fructueuses au FSV Francfort (13 matches, 1 but) et à Nimègue (18 matches, 2 buts). À 20 ans, il s'est montré volontaire et plutôt à son avantage. Clin d'oeil du destin, il était parmi les Flying Eagles vainqueurs de Govea en finale du Mondial U17 de 2013.

LES BUTEURS

Jonathan Bolingi 3

Dimitri Mohamed 2

Omar Govea 2

Taiwo Awoniyi 1

Selim Amallah 1

OUT

Arslanagic (Antwerp),

Markovic (RC Lens, Fra),

Jorge (Steaua Bucarest, Rou via SC Braga, Por).

22,9

Sur un effectif de 27 joueurs, l'Excel Mouscron table sur une moyenne d'âge de 22,9 ans. Preuve que le REM a fait peau neuve et n'a pas hésité à mettre de l'eau dans son vin, avec le retour, par exemple, de l'ancien de la maison Selim Amallah (20 ans). Ce chiffre démontre une vraie volonté du board mouscronnois de donner un nouveau visage au club, toujours en recherche d'identité.

L'Excel vit sans nul doute son meilleur début de saison depuis son passage sous pavillon maltais. Repris en juin 2015 par Latimer, société derrière laquelle se cache notamment Pini Zahavi, Mouscron a connu deux derniers exercices compliqués, à base de faux départs et de sauvetages sur le fil. Deux points en 2015, trois unités en 2016. Les bilans de l'époque prévoyaient les saisons galères que le REM a vécu. S'il est toujours compliqué de tirer des conclusions après cinq journées, il s'avère tout de même qu'un vent nouveau souffle sur le Canonnier. Au moment de la reprise, les propriétaires du club installent un duo de directeurs sportifs, avec l'expérimenté Yuri Selak et le jeune Brésilien Humberto Païva. La vie à deux nécessite des concessions et la paire enchaîne les signatures de mercenaires venus de l'Est, entrecoupées par quelques régionaux de l'étape pour masquer les apparences de quai de gare. Cette saison, l'Excel décide de faire confiance à un noyau plus jeune, plus belge et forcément plus concerné par le projet. Selak et Païva laissent leur fauteuil à Jürgen Röber, auteur de jolis coups avec le Hertha Berlin ou Osmanlispor. Annoncée tardivement, l'arrivée de l'Allemand apporte de la fraîcheur chez les Hurlus. Paul Allaerts, qui assure d'abord l'intérim, peut retourner à ses fonctions de directeur général et nommer mi-août Quentin Walcarius au poste de directeur sportif adjoint. Ancien scout du club pendant neuf ans, il avait décidé de quitter les Mouscronnois pour se lancer dans le business du bien-être. Ça tombe bien, il assure à nouveau " l'ancrage mouscronnois " du REM, qui semble se porter comme un charme. Une victoire surprise d'entrée à Ostende et encore deux nouveaux succès sur Lokeren et Gand pour truster le podium de la JPL. Alors que la préparation avait commencé avec une petite douzaine de joueurs et que Westerlo semble toujours décidé à lui contester sa licence, l'Excel entame sa saison dans la peau d'un challenger. Qui l'eût cru. Après un passage au Celtic contrasté (cinq matches toutes compétitions confondues), qui lui a quand même permis de s'asseoir sur le banc d'un club mythique, Logan est rentré au pays. Le Liégeois débarque d'abord au Canonnier avec un léger surpoids avant de se montrer affûté sur le pré. Il l'a prouvé lors de la dernière journée, le 25 août, en stoppant un penalty d'Hervé Kagé à Courtrai et en permettant aux siens de glaner un point important. L'Excel, qui a encaissé huit buts en cinq rencontres, va avoir besoin d'un gardien de son calibre pour assurer le maintien. Il a pris ses valises pour aller se tester de l'autre côté de la Manche, à Leyton Orient, en quatrième division anglaise. Après deux saisons à Mouscron, Mézague avait envie de changer d'air. 17 matches, un but et le revoilà. En signant un contrat d'un an, il est de retour pour apporter un peu d'expérience à un groupe qui en manque, là où c'est le plus important : en défense. Avec Dimitri Mohamed, l'ancien Montpelliérain (27 ans) est le seul joueur de l'effectif a avoir connu le club avant l'ère maltaise. C'est le joueur frisson du noyau Hurlu. Son but inscrit dans la défaite contre Charleroi (2-5) l'a fait devenir le deuxième joueur mexicain à marquer dans notre championnat. Grosse perf. Sous contrat avec Porto jusqu'en 2020, le milieu de 21 printemps arrive début juillet en prêt avec option d'achat. Indiscutable de la réserve des Dragons, qui évolue en D2 portugaise, il confirme déjà les attentes placées en lui. En 2013, il dispute la finale du Mondial U17 avec le Mexique et rêve aujourd'hui d'être du voyage avec les A en Russie. Il a déjà conquis son coach, Mircea Rednic, et probablement le coeur de pas mal de supporters mouscronnois. En cinq rencontres, Bolingi a déjà inscrit trois banderilles. Arrivé au Standard lors du dernier mercato hivernal en provenance du TP Mazembe, il n'a eu que peu d'occasions de s'illustrer (trois matches) et semblait avoir du mal à supporter la pression de Sclessin. À Mouscron, le Congolais s'impose d'entrée comme le patron en attaque et devrait planter pas mal de roses. Le symbole que les connexions zahaviennes sont toujours là pour abreuver l'Excel. Sauf que cette fois-ci, il semble que le Nigérian a tout de la bonne pioche. Il arrive en prêt de Liverpool, mais revanchard de deux expériences pas nécessairement fructueuses au FSV Francfort (13 matches, 1 but) et à Nimègue (18 matches, 2 buts). À 20 ans, il s'est montré volontaire et plutôt à son avantage. Clin d'oeil du destin, il était parmi les Flying Eagles vainqueurs de Govea en finale du Mondial U17 de 2013. Jonathan Bolingi 3 Dimitri Mohamed 2 Omar Govea 2 Taiwo Awoniyi 1 Selim Amallah 1 Arslanagic (Antwerp), Markovic (RC Lens, Fra), Jorge (Steaua Bucarest, Rou via SC Braga, Por).Sur un effectif de 27 joueurs, l'Excel Mouscron table sur une moyenne d'âge de 22,9 ans. Preuve que le REM a fait peau neuve et n'a pas hésité à mettre de l'eau dans son vin, avec le retour, par exemple, de l'ancien de la maison Selim Amallah (20 ans). Ce chiffre démontre une vraie volonté du board mouscronnois de donner un nouveau visage au club, toujours en recherche d'identité.