Philippe Saint-Jean a réussi son examen d'entrée avec grande distinction. Mais l'entraîneur n'a pourtant pas perçu ce match comme un examen personnel : " J'ai déclaré à tout le monde que j'irais jusqu'à sacrifier ma carrière en D1 pour réussir le projet que je me suis fixé. J'ai signé pour cinq ans : c'est une perspective merveilleuse. L'objectif, lorsque l'équipe Première sera mise sur les rails, sera de faire tourner le centre de formation. Avec le pr...

Philippe Saint-Jean a réussi son examen d'entrée avec grande distinction. Mais l'entraîneur n'a pourtant pas perçu ce match comme un examen personnel : " J'ai déclaré à tout le monde que j'irais jusqu'à sacrifier ma carrière en D1 pour réussir le projet que je me suis fixé. J'ai signé pour cinq ans : c'est une perspective merveilleuse. L'objectif, lorsque l'équipe Première sera mise sur les rails, sera de faire tourner le centre de formation. Avec le président, je voudrais instaurer une nouvelle vision du football, au sein de laquelle les gens se sentent bien. Après avoir réussi sportivement, il faudra essayer de réussir mentalement. Mais cela, c'est encore un plus grand projet. Des plans ont été établis pour cette période de cinq ans. On sait qu'on part de zéro, on sait que le budget devra être revu progressivement à la baisse, mais les données sont claires. La perspective de ces restrictions budgétaires pourrait saper le moral, mais à Mouscron, elle constitue une motivation pour accélérer la formation. Sans négliger l'équipe Première : car, pour fidéliser le public, les sponsors et la direction, il faudra aussi des résultats à ce niveau-là ". Et les points positifs de la rencontre face à Anderlecht ? " Ils sont nombreux. Individuellement, je n'ai aucun reproche à formuler à mes joueurs. Ils ont tous été au bout d'eux-mêmes, au niveau physique et mental. Des petites erreurs technico-tactiques sont encore à corriger, mais c'est normal. Ma plus belle satisfaction, c'est le fait que les anciens, qui n'avaient pas nécessairement un rôle de leader la saison dernière, comme Francky Vandendriessche, Koen De Vleeschauwer, Tonci Martic et Marcin Zewlakow, aient pris leurs responsabilités et coaché l'équipe. C'est très important pour intégrer les jeunes joueurs ". Que reste-t-il à améliorer ? " Les jeunes se sont parfois laissé emporter par leur enthousiasme. Je ne peux pas leur en vouloir, le dosage des efforts viendra avec le métier. Mieux vaut trop d'enthousiasme que pas assez. Il faudra surtout apprendre à jouer plus haut, et plus longtemps avec trois avants. On a eu une discussion à ce sujet à la mi-temps. Cela fait partie de mes méthodes : je propose plusieurs options, et les joueurs choisissent, car après tout, ce sont eux qui sont sur le terrain. (D. Devos)D.Devos