Après Le Havre et Nantes, c'est Grenoble qui a arraché son ticket pour la Ligue 1. Cela faisait 45 ans que les Isérois attendaient une promotion. Tout s'est accéléré fin 2004 lorsqu'un consortium japonais a repris le club. Groupé autour de leur directeur général Hidetaka Ubagai et de leur président Kazutoshi Watanabe, Grenoble a nourri de folles espérances. Notamment remporter la Ligue des Champions en 2014.
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Après Le Havre et Nantes, c'est Grenoble qui a arraché son ticket pour la Ligue 1. Cela faisait 45 ans que les Isérois attendaient une promotion. Tout s'est accéléré fin 2004 lorsqu'un consortium japonais a repris le club. Groupé autour de leur directeur général Hidetaka Ubagai et de leur président Kazutoshi Watanabe, Grenoble a nourri de folles espérances. Notamment remporter la Ligue des Champions en 2014. Et pourtant, il y a fort à parier que les Japonais se seraient retirés du projet si Grenoble avait raté son accession. Car, en mars, alors que Grenoble accusait 12 points de retard sur Troyes (alors troisième), les Japonais avaient même annoncé leur départ dans un communiqué. Avant de revenir sur leur décision. " C'est désormais officiel. Ils restent avec nous. Ils veulent connaître la Ligue 1 ", affirme Pierre Mazé, le président délégué. Et pour raffermir le projet, Grenoble pourrait accueillir un joueur japonais (il y en a déjà eu un) et développer son marketing vers l'Asie. Le premier palier a donc été franchi. Pas mal pour une formation assez fraîche - elle est née de la fusion entre deux clubs de Grenoble il y a à peine onze ans - qui vient de se donner les moyens de ses ambitions en inaugurant un stade flambant neuf. Le stade des Alpes compte 20.000 places extensibles à 28.000, deux écrans géants et une verrière de 18.000 m2. " Il s'agit de l'enceinte la plus moderne de France ", renchérit Pierre Mazé, " On a perdu beaucoup de public du fait de notre longue présence en Ligue 2. Les gens sont partis vers Saint-Etienne et Lyon mais ce stade et la Ligue 1 vont réunir tout le monde ". Mais Grenoble ne regorge pas non plus de beaucoup de moyens. Si en Ligue 2, les Isérois bénéficiaient d'un budget conséquent (12,5 millions d'euros), et si celui-ci sera doublé, cela ne met pas le club dans une position confortable puisque Metz est descendu avec le plus petit budget de Ligue 1 (24 millions d'euros), soit l'équivalent de ce qui sera dans les caisses grenobloises. Pour éviter l'ascenseur, Grenoble pourra miser sur son entraîneur bosniaque, Mehmet Bazdarevic, courtisé notamment par Gand, qui avait déjà réussi à promouvoir Istres en 2004 et qui fut un des grands joueurs de Sochaux, fin des années 80, début des années 90. Bazdarevic a organisé sa formation (meilleure défense de Ligue 2 avec notamment l'ancien gardien de Lille Grégory Wimbee) et a construit un savant mélange d'anciens (notamment l'ancien carolo Laurent Macquet) et de jeunes. Enfin, Grenoble a pu compter sur une récente collaboration avec Lyon, matérialisée par le prêt de Sandy Paillot, révélation du deuxième tour. LAURENT ROUSSEY, l'entraîneur de Saint-Etienne, longtemps mis sur la sellette, a obtenu une prolongation de contrat de deux ans. MONACO a dressé sa liste d'indésirables : Flavio Roma, François-Joseph Modesto, Bolivar, Cufré, Sylvain Monsoreau, Jérémy Berthod, Nikola Pokrivac, Jerko Leko, Lucas Bernardi, Frédéric Piquionne, Néné, Adriano et Diego Perez peuvent se trouver un autre club. Par ailleurs, le directeur technique Marc Keller et le responsable de la cellule de recrutement Jean-Luc Ettori avaient déjà été limogés. DAISUKE MATSUI, le Japonais de Le Mans, a signé un contrat de trois ans avec Saint-Etienne. YOHANN GOURCUFF, médian remplaçant au Milan AC, a été prêté à Bordeaux. JEAN-PIERRE PAPIN, l'ex-entraîneur de Lens (qui a confié le poste à Jean-Guy Walemme) a réglé ses comptes en disant que pendant six mois, il n'avait été que l'adjoint de Daniel Leclercq. ELIE BAUP a été déchargé de ses fonctions d'entraîneur à Toulouse. CLAUDE PUEL, l'entraîneur de Lille, courtisé par Lyon, a déclaré que c'était le bon moment pour lui de partir. HATEM BEN ARFA, l'oublié de Raymond Domench dans la liste des Bleus, est en instance de départ de Lyon. Les noms de Marseille, Arsenal et Paris sont cités comme probable destination du talentueux milieu de terrain. Pour cela, les intéressés devront mettre le prix. " Si Samir Nasri est parti pour 15 millions, Hatem ne peut pas s'en aller pour moins de 20 millions ", prévient le Président, Jean-Michel Aulas. TRANSFERTS EN VRAC : Nicolas Dieuze quitte Toulouse pour Le Havre, Stéphane Noro (Troyes) rejoint également le promu havrais, Loïc Rémy, l'attaquant lyonnais en prêt à Lens au deuxième tour, a signé à Nice. Emil Lyng, l'attaquant danois d'Aarhus est transféré à Lille. Jimmy Briand, l'attaquant de Rennes, a déclaré que son choix se portait sur le PSG. Reste aux deux clubs à s'accorder. LYON a débuté ses emplettes en attirant les jeunes espoirs français, Hugo Lloris, le gardien de Nice, appelé à suppléer Grégory Coupet pour une somme proche de 10 millions d'euros, et le Messin Mirajem Planic (M) pour la même somme. STéPHANE VANDE VELDE