Le Spiroudôme de Charleroi s'apprête à vivre un moment historique : un quart de finale aller de la Coupe ULEB, mardi prochain 1er mars, contre Valence avec retour en Espagne une semaine plus tard. RoelMoors, élu Joueur de l'Année en 2003 et 2004, retrouve sa meilleure forme au bon moment. Lors du huitième de finale, à Sofia, il a sans doute livré son meilleur match de la saison. Son début de saison avait été assez difficile. " Il y a une explication à cela ", relate-t-il. " J'ai souffert du genou pendant le stage de l'équipe nationale, durant l'été, et j'ai dû être opéré du ménisque. Une opération bénigne, car j'ai été rapidement remis sur pied et j'ai d'ailleurs pu participer aux rencontres des BelgianLions en septembre, mais la conséquence est que je n'ai pas eu droit à une préparation digne de ce nom. Lorsque j'ai retrouvé Charleroi, au retour de l'équipe nationale, le championnat a directement commencé. Au début, j'ai mordu sur ma chique et je suis parvenu à faire illusion, mais à la longue, je me suis rendu compte que je manquais de condition physique de base. Pour ne rien arranger, je me suis tordu la cheville lors du premier match de Coupe ULEB contre Gravelines. J'ai continué à jouer, car les matches importants se succédaient, mais je n'ai pas pu m'entraîner pendant trois se...

Le Spiroudôme de Charleroi s'apprête à vivre un moment historique : un quart de finale aller de la Coupe ULEB, mardi prochain 1er mars, contre Valence avec retour en Espagne une semaine plus tard. RoelMoors, élu Joueur de l'Année en 2003 et 2004, retrouve sa meilleure forme au bon moment. Lors du huitième de finale, à Sofia, il a sans doute livré son meilleur match de la saison. Son début de saison avait été assez difficile. " Il y a une explication à cela ", relate-t-il. " J'ai souffert du genou pendant le stage de l'équipe nationale, durant l'été, et j'ai dû être opéré du ménisque. Une opération bénigne, car j'ai été rapidement remis sur pied et j'ai d'ailleurs pu participer aux rencontres des BelgianLions en septembre, mais la conséquence est que je n'ai pas eu droit à une préparation digne de ce nom. Lorsque j'ai retrouvé Charleroi, au retour de l'équipe nationale, le championnat a directement commencé. Au début, j'ai mordu sur ma chique et je suis parvenu à faire illusion, mais à la longue, je me suis rendu compte que je manquais de condition physique de base. Pour ne rien arranger, je me suis tordu la cheville lors du premier match de Coupe ULEB contre Gravelines. J'ai continué à jouer, car les matches importants se succédaient, mais je n'ai pas pu m'entraîner pendant trois semaines ". Or, Roel Moors, qui base son jeu sur les accélérations, a besoin d'être au top physiquement. Comme, dans le même temps, DamirMilacic a lui aussi été sujet à des petits pépins physiques, Charleroi a accusé un moment des lacunes à la distribution. Ce n'est peut-être pas un hasard si, durant cette période, les Spirous ont concédé trois défaites en championnat. " Lors de deux des trois matches perdus (à Ostende et à Liège), j'étais absent mais ce serait trop simple d'établir un lien de cause à effet ", rétorque-t-il. " L'effectif a été bâti pour faire face à ce genre de contretemps. Simplement, c'était une période durant laquelle l'équipe éprouvait certaines difficultés en déplacement ". La délivrance, Roel Moors l'a trouvée durant la courte trêve de fin d'année. " On n'a eu droit qu'à cinq jours de congé à Noël et ils m'ont fait le plus grand bien. Et, surtout, j'ai utilisé cette pause de façon optimale. J'ai demandé un programme qui me permettrait d'acquérir la condition physique de base qui me manquait. Rien de très astreignant : 45 minutes de vélo par jour et beaucoup de repos. Mais, à mon retour aux entraînements collectifs, je me sentais beaucoup mieux ". Juste à temps pour aborder les échéances importantes qui se profilent. " Valence est une très forte équipe, peut-être la plus forte des huit restant en lice en Coupe ULEB. Elle compte de très grands noms en ses rangs, dont des médaillés d'or olympiques, et possède des gabarits imposants dans la raquette, mais je suis persuadé qu'on peut la battre. Valence part favori, mais l'écart avec Charleroi n'est pas aussi grand que si La Louvière affrontait le Real Madrid, par exemple. Je regrette simplement de devoir jouer le match retour en Espagne. Cela change la donne. A Sofia, au tour précédent, on avait pu aborder le match aller de façon plus décontractée. On savait qu'une courte défaite n'aurait pas été dramatique, puisqu'il restait un match retour au Spiroudôme. Ici, c'est différent : on sait qu'il faut à tout prix s'imposer à domicile, et de préférence avec plus de dix points d'écart, si l'on veut garder une chance de qualification ". Et en championnat, les Spirous ont-ils des adversaires à leur mesure ? " J'ai l'impression, tout de même, qu'Ostende et Liège peuvent nous poser des problèmes, mais ces formations se sont montrées trop irrégulières jusqu'ici. On vit un championnat très ouvert, et derrière nous, les équipes se mangent entre elles. D'où l'écart que nous avons déjà creusé au classement. Certains comprennent mal qu'une formation comme la nôtre ait déjà subi trois défaites, mais il faut se rendre compte que sur un championnat de 36 matches, elles entrent dans une certaine logique : on ne peut pas être au top pendant huit mois ". Charleroi profite, pour l'instant, du rythme européen pour également imposer ses vues dans les rencontres domestiques. " Parfois, j'ai l'impression qu'il suffit d'enclencher le pilote automatique ", reconnaît Roel Moors. Roel Moors dispute sa troisième saison sous le maillot carolo. Il est donc arrivé en même temps que le coach SavoVucevic. " La principale différence, par rapport à la première saison, est qu'il dispose aujourd'hui de joueurs qu'il a lui-même choisis, alors qu'au départ, il a encore dû composer avec l'héritage du passé. Pour le reste, sa philosophie a peu changé ". Un basket simple, basé sur le rebond et la contre-attaque : un style qui convient à Roel Moors. " Pas uniquement à moi. Beaucoup de joueurs, dans l'équipe, aiment courir. On ne doit pas engager AndréRiddick si c'est pour jouer placé ". Malgré toutes les individualités qui composent l'équipe, les Spirous peuvent aussi s'appuyer sur un collectif. " Charleroi reste une somme d'individualités ", tempère Roel Moors. " Certes, personne n'a un ego exacerbé. Il n'y a pas de jalousie lorsque Marcus Faison inscrit 30 points par exemple. Et, en attaque, on essaie toujours de créer pour un partenaire. Mais je ne trouve pas que l'on joue aussi collectivement qu'on le dit. Sauf en défense où, c'est vrai, tout le monde s'entraide ". Roel Moors a construit sa carrière étape par étape : le Brussels, où en tant que jeune joueur, il privilégiait le temps de jeu ; puis Anvers, qui représentait un palier supplémentaire ; et aujourd'hui Charleroi où, à 26 ans, il a intégré le top en Belgique. La prochaine étape devrait logiquement se situer à l'étranger. " Dans mon plan de carrière, j'avais effectivement envisagé de rejoindre, à terme, une équipe du top européen. Mais je me demande si je n'y suis pas déjà. Je tire mon chapeau à des joueurs comme EricStruelens, AxelHervelle, TomasVandenSpiegel ou ChristopheBeghin, qui ont rejoint des clubs prestigieux mais ce sont tous des joueurs intérieurs. A l'exception de Jean- MarcJaumin, aucun basketteur de petite taille ne s'est véritablement imposé dans un grand club étranger. DimitriLauwers ? Je respecte ses choix mais je n'échangerais pas ma place contre la sienne. Si c'est pour partir dans un club français ou italien de milieu ou de bas de classement, je préfère rester à Charleroi. Je dois surtout me référer à mon jeu, désormais. Gommer les petites lacunes que je possède encore. Apprendre à mieux contrôler le match, par exemple. Des clubs d'un niveau sportif supérieur à Charleroi, qui espèrent l'arrivée d'un distributeur comme moi, il n'y en a plus beaucoup ". Daniel Devos" Je me demande si je ne suis pas déjà DANS UN CLUB DU TOP EUROPéEN "