Commençons par le positif. Au moment où débutaient les quarts, un seul arbitre (celui d'Italie-Eire) s'était laissé aller à multi-dégainer du carton pour sanctionner des rouspétances. Tant mieux : les referees qui s'abaissent à cela trop souvent n'affichent que leur manque d'autorité, et leur soumission à une loi injuste classant sur pied d'égalité une ronchonnerie et une agression.
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Commençons par le positif. Au moment où débutaient les quarts, un seul arbitre (celui d'Italie-Eire) s'était laissé aller à multi-dégainer du carton pour sanctionner des rouspétances. Tant mieux : les referees qui s'abaissent à cela trop souvent n'affichent que leur manque d'autorité, et leur soumission à une loi injuste classant sur pied d'égalité une ronchonnerie et une agression. Deuxio, je n'avais repéré qu'un carton pour simulation, complètement farfelu d'ailleurs, le pauvre Giorgios Karagounis se faisant plutôt descendre en plein rectangle (Grèce-Russie, 60e)... et en plein milieu du petit triangle formé dans cette zone par l'arbitre, son sbire de ligne et son sbire additionnel. Mais les comédiens furent rarissimes... à moins que ce soit la commu entre arbitres qui atténue désormais leur propension à voir des simulateurs dès le moindre trébuchement ! Tertio, si nombre de vicelards debout mettent encore la semelle, les tackles glissés meurtriers paraissent en régression, et c'est le constat le plus chouette : est-ce à mettre en relation avec l'absence quasi-totale de carton rouge direct ? Gageons que oui. Passons au négatif, lequel n'a surgi au grand jour qu'après le but non validé de l'Ukrainien Marko Devic face à l'Angleterre. C'est toujours comme ça, une grosse connerie est nécessaire pour en soulever de moins évidentes, remember 2010 et le but de Frank Lampard : 48 matches s'étaient déjà déroulés, il a fallu le flop du 49e pour vraiment commencer à se poser des questions ! Après Devic, faudra bien que Platoche ploie le genou devant Blattoche : car c'est désormais prouvé, même avec le nez dessus, son arbitre additionnel ne résout pas comme la technologie un problème de franchissement de ligne ! Un problème moins récurrent que celui de bien juger le hors-jeu au départ de la phase, qu'il s'agisse de but annulé à tort ou d'attaquant stoppé à tort ! Pierluigi Collina, grand sachem des siffleurs, s'est pourtant réjoui de n'avoir dénombré que 13 hors-jeux jugés erronément en 24 matches : mais ce chiffre est énorme, et fort influent dans notre sport à scores étriqués ! Là aussi, faudra bien la télé un jour, parce qu'elle court plus vite qu'un juge de ligne. Déjà, quand l'homme au drapeau a le nez sur l'attaquant à juger, il doit avoir un £il de lynx et même deux pour être sûr de son coup ! Mais quand le pauvre est à mi-terrain au départ d'une contre-attaque à vitesse supersonique, faut quand même pas lui demander d'arriver devant le but avant les joueurs, pour scruter à l'aise leur positionnement éventuellement fautif ! Pour le hors-jeu aussi, la télé finira par être un recours officiel, l'hypocrite recours officieux existant déjà à l'occasion : la preuve via cette récente remarque de l'ancien referee Gilles Veissière, soulignant le rôle en douce du quatrième arbitre. Ce dernier est depuis deux ans davantage qu'un tâcheron administratif, puisqu'il a été promu par le Board communicant certifié, apte à assister le referee dans sa gestion du jeu : et sur la touche, ce quatrième plante à proximité du délégué/UEFA muni de son écran de contrôle,... faut-il encore faire un dessin ? Reste l'apathie des arbitres additionnels même si Collina a comptabilisé, satisfait, 16 informations utiles au referee : chaque additionnel file donc une seule info tous les trois matches, alors que jeux de bras et tirages de maillots sont toujours légion dans le grand rectangle ! Car la télé révèle toujours autant de joueurs-pieuvres, même que les attaquants prennent aussi l'initiative, accompagnant voire anticipant l'antijeu des défenseurs : au point que le constat tout-le-monde-triche-donc-on-ne-siffle-plus est accepté par tous. Sans fatalisme, pas de football ! Platini a crié tôt victoire après les premiers matches, claironnant qu'on marquait davantage de buts de la tête, car il n'y avait plus de tirage de maillots vu cette peur accrue du gendarme additionnel. Balivernes, facilitées par le fait que 12 des 30 premiers buts furent inscrits de la tête, une statistique effectivement hors-norme. Mais sur les 30 buts inscrits ensuite, 6 seulement furent des headings. Echantillonnage statistique insuffisant, faut pas mettre la charrue avant les b£ufs additionnels, Platoche.... Platini a mis la charrue avant les b£ufs additionnels !