Vendredi, Eupen a été le seul des clubs menacés à voter en faveur du maintien de la formule actuelle : 16 équipes et des play-offs. Charleroi, le Lierse, Saint-Trond et le Germinal Beerschot (en plus du Standard) ont voté contre. Manfred Theissen, le DG du club, justifie son point de vue. " L'argument financier a pesé de tout son poids ", reconnaît-il. " Si Eupen devait redescendre en D2, une perspective qu'il faut envisager, ce serait une catastrophe. Pour assurer la pérennité du club, le million d'euros promis aux descendants serait le bienvenu. Même si l'on a pu compter sur le soutien de la Ville et de la Communaut...

Vendredi, Eupen a été le seul des clubs menacés à voter en faveur du maintien de la formule actuelle : 16 équipes et des play-offs. Charleroi, le Lierse, Saint-Trond et le Germinal Beerschot (en plus du Standard) ont voté contre. Manfred Theissen, le DG du club, justifie son point de vue. " L'argument financier a pesé de tout son poids ", reconnaît-il. " Si Eupen devait redescendre en D2, une perspective qu'il faut envisager, ce serait une catastrophe. Pour assurer la pérennité du club, le million d'euros promis aux descendants serait le bienvenu. Même si l'on a pu compter sur le soutien de la Ville et de la Communauté germanophone, le club a aussi dû investir, et en cas de descente, il faudrait assumer des contrats avec très peu de moyens. " De là à penser que le club a absolument besoin de ce million pour nouer les deux bouts, il y a un pas que certains n'hésitent pas à franchir. Theissen : " Rassurez-vous : pour l'instant, tout est sous contrôle. Tout le monde est payé : joueurs, entraîneurs, fournisseurs. Lorsque j'affirme qu'on a besoin de ce million, je parle surtout à long terme. Pas à court terme. "En attendant, les Pandas vont tenter d'assurer leur maintien en D1 dimanche soir au Lierse. Certains ont calculé que, si tous les poteaux s'étaient transformés en buts, Eupen comptabiliserait 15 points de plus au classement et aurait déjà mathématiquement assuré son maintien. Mais cela n'explique pas la position peu confortable dans laquelle se trouve l'équipe. " Poteau sortant ou poteau entrant, c'est sans doute ce qui différencie les équipes menacées de celles du ventre mou ou du haut du classement ", constate Danijel Milicevic (25 ans), arrivé en janvier 2009 d'Yverdon (D2 suisse). " J'avais envie de changer d'air. Je connaissais un peu Liège, car j'avais des amis dans la Cité ardente, et lorsque je venais passer une semaine avec eux, j'en profitais pour aller voir le Standard. A Eupen, il y avait un beau défi sportif à relever : maintenir le club en D2 alors qu'il ne comptait encore que huit points à la trêve du Nouvel An. On a réussi le miracle et on a poursuivi sur notre lancée en atteignant la D1 via le tour final, la saison suivante. Aujourd'hui, le défi, c'est de maintenir Eupen en D1. On savait d'avance que l'objectif serait ardu. Le nouveau Kehrweg a longtemps été une forteresse. Puis, est arrivé l'hiver. A Eupen, on a enregistré jusqu'à 30 ou 40 centimètres de neige. On a souvent dû trouver refuge en salle, et on a perdu le rythme, comme cela avait déjà été le cas l'an passé à la même époque. C'est, à mes yeux, la principale explication à notre mise en route difficile de 2011. En outre, les matches contre Gand, Charleroi et le Club Bruges, que l'on a été obligés de jouer dans des conditions climatiques très difficiles, ont détérioré notre pelouse. C'est un handicap pour notre équipe, car on n'est pas des adeptes du jeu aérien, on préfère jouer au sol. " Milicevic jouit de la double nationalité. Ses parents sont Serbes mais ils ont émigré en Suisse à la fin des années 70. Danijel est né à Bellinzona et a joué en équipe nationale helvète jusqu'en U21. PAR DANIEL DEVOS Le nouveau Kehrweg a longtemps été une forteresse. Puis, est arrivé l'hiver...