Ooooooon refait le match ! ! ! Cri de guerre de l'émission éponyme d'Eugène Saccomano, diffusée tous les lundis soirs sur LCI (disponible pour les abonnés de Belgacom TV ou en podcast sur le site de la radio RTL). Mais aussi, talk-show référence du foot hexagonal avec, à la baguette, l'une des plus grandes gueules de la presse française. Présentation d'un personnage haut en couleur.
...

Ooooooon refait le match ! ! ! Cri de guerre de l'émission éponyme d'Eugène Saccomano, diffusée tous les lundis soirs sur LCI (disponible pour les abonnés de Belgacom TV ou en podcast sur le site de la radio RTL). Mais aussi, talk-show référence du foot hexagonal avec, à la baguette, l'une des plus grandes gueules de la presse française. Présentation d'un personnage haut en couleur. Comment résumer votre carrière médiatique ?Oh la ! D'abord pour bien me cerner, il faut savoir que je suis Marseillais. Fier, d'ailleurs, d'être issu de la seule ville, avec Paris, où l'on s'amuse encore en France. Et qui dit Marseille, dit le journal LeProvencal où j'ai débuté. En 59, à 23 ans, je publie mon premier livre : Bandits à Marseille dont sera tiré le film Borsalino avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. En 1970, je monte sur Paris où je m'occupe des flashs et petits journaux d' Europe1. Deux ans plus tard, je commence au sport. Je tombe au bon moment puisque le foot français prend enfin son envol à partir de 76 avec la grande épopée de Saint-Etienne, et par après, avec l'équipe de France de Michel Hidalgo. Je reste à Europe 1 jusqu'en 2001, date à laquelle je quitte la station pour RTL suite à de sérieux problèmes relationnels avec son ex-président, l'affreux Jerôme Bellay. Et depuis lors, je commente les grands matches pour RTL et anime l'émission On refait le match. Voilà, en résumé. Comment expliquez-vous la popularité de ce talk-show ?On a amené quelque chose de nouveau lors de la première en 2001. Chez moi, la règle, c'est la polémique ! Quand tout va bien, ça ne nous intéresse pas. Au fil du temps, j'ai constitué mon noyau dur de journalistes comme Gilles Verdez, du Parisien, ou Pascal Praud de TF1, qui ont chacun la langue bien pendue. Votre style, pourtant décrié au départ, semble avoir fait des émules chez les jeunes journalistes radio. Mon commentaire a fortement été influencé par un voyage au Brésil en 77. Je me suis largement inspiré de leurs journalistes. Ce qui, en France, a déclenché la grande moquerie, le dédain de certains confrères dans le plus pur style français. Mais qu'on en ait rigolé, je m'en fous ! J'ai sorti 10 bouquins, sans compter l'annuaire sur la Ligue des Champions. Et l'émission du lundi réalise les meilleures audiences de la chaîne... Quelle est l'impression générale sur la venue d'Eric Gerets à Marseille ? Il est bien perçu. Tout le monde est d'accord sur la qualité du bonhomme. Par contre, ce qui fait tache, c'est son passé sulfureux, l'achat de match. THOMAS BRICMONT