Samedi, Sheffield United a gagné son premier match de la saison mais comme Watford, un autre promu, l'équipe est à la dérive. En revanche, Reading ne rate pas ses grands débuts en Premier League. Le club londonien s'est lové dans le ventre mou et offre un formidable mois d'octobre à ses supporters, avec des matches à domicile contre Chelsea et Arsenal plus un match de Coupe à Liverpool.
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Samedi, Sheffield United a gagné son premier match de la saison mais comme Watford, un autre promu, l'équipe est à la dérive. En revanche, Reading ne rate pas ses grands débuts en Premier League. Le club londonien s'est lové dans le ventre mou et offre un formidable mois d'octobre à ses supporters, avec des matches à domicile contre Chelsea et Arsenal plus un match de Coupe à Liverpool. Reading rappelle le conte de fées de Wigan la saison passée. Reading n'a pas de footballeurs raffinés ni de noms mais joue un fast football. Le rythme aide à survivre dans le football anglais. Récemment, Manchester United a égalisé in extremis grâce à la classe de Cristiano Ronaldo. Comme Wigan, Reading est plus fort à domicile qu'en déplacement. Le manager Steve Coppell impose un dur labeur à ses hommes tout en faisant preuve de flair. En janvier, le club souhaite enrôler Freddy Adu, un Américain de 17 ans qui est devenu le plus jeune pro des States à 14 ans. Les Londoniens ont déjà deux Yankees, le gardien MarcusHahnemann et le médian Bobby Convey. Le noyau comporte trois joueurs bien connus en Belgique : le gardien réserve, Graham Stack, qui a évolué à Beveren, comme l'arrière gauche John Halls, quand ils appartenaient à Arsenal. En pointe, on retrouve Ki-Hyeon Seol (ex-Antwerp et Anderlecht). Le Coréen a rejoint Wolverhampton, pensionnaire de D2, en 2004. Il y a marqué dix buts en 76 rencontres. Cet été, Seol a quitté les Wolves pour Reading. Ce bon début éveille les ambitions du club. Il veut agrandir le stade Madejski, baptisé du nom du président John Madejski. L'arène compte 24.000 places, Reading voudrait 10.000 sièges de plus. Il a l'inconvénient de partager son stade avec une équipe de rugby, London Irish. L'état de la pelouse s'en ressent. John Madejski est un homme étrange. Il s'appelle en fait Robert John Hurst mais quand sa mère a divorcé et s'est remariée avec un pilote de chasse polonais dont elle avait fait la connaissance pendant la deuxième guerre mondiale, John a adopté le nom de son beau-père. Il a fait fortune grâce à une idée qui lui est venu durant un voyage aux Etats-Unis, en voyant un magazine de vente d'autos. A son retour en Grande-Bretagne, il a lancé l' Auto Trader. Il fait désormais partie du top 200 des Britanniques les plus riches. Il est président de Reading depuis 1990. LORD STEVENS, à la tête d'une commission qui enquête sur les transferts depuis six mois, a achevé son rapport. La Premier League a demandé à Stevens d'émettre de nouvelles recommandations en janvier. Il a passé à la loupe 362 transferts effectués entre janvier 2002 et janvier 2004. Il souhaite approfondir l'étude d'une cinquantaine de cas. SAM ALLARDYCE envisage de poursuivre la BBC, qui l'a accusé d'avoir accepté des pots-de-vin. En attendant, son équipe, les Bolton Wanderers, continuent à bien jouer. Samedi, ils ont infligé sa troisième défaite en déplacement de la saison à Liverpool, grâce à des buts de Gary Speed et IvanCampo. ARSèNE WENGER a fêté le 28 septembre ses dix ans à Arsenal. Le Français, un parfait inconnu pour les Anglais en 1996, est âgé de 57 ans et souhaite travailler encore quelques années. Le vice-président David Dein a déjà annoncé qu'au terme de sa carrière de manager, l'Alsacien obtiendrait un poste au conseil d'administration. NEWCASTLE a limogé son entraîneur adjoint Kevin Bond, cité par la BBC dans son reportage sur les transferts. Pavel Srnicek effectue un retour surprise pour pallier l'absence de Shay Given, blessé jusqu'en janvier. Agé de 38 ans, Srnicek a joué pour les Magpies de 1991 à 1998. CARL HOEFKENS, qui n'a encore gagné qu'un match sur neuf avec Stoke City, voit arriver un médian. Stoke loue Lee Hendrie (29 ans), propriété d'Aston Villa. Hendrie compte une sélection nationale. Il a été la figure de proue de Villa il y a trois ans, quand le club a terminé troisième, mais ensuite, des blessures l'ont handicapé. P. T'KINT