Bree est champion de Belgique et YvesDupont (30 ans) devrait, selon toute vraisemblance, se voir attribuer aujourd'hui le titre de Joueur de l'Année. Comme en 2000, lorsqu'il avait été champion avec Anvers et qu'il avait également reçu la récompense individuelle suprême. " En 2000, Anvers faisait partie des favoris alors que, cette saison, le titre de Bree est totalement inattendu. Il n'en est que plus beau ", sourit-il.
...

Bree est champion de Belgique et YvesDupont (30 ans) devrait, selon toute vraisemblance, se voir attribuer aujourd'hui le titre de Joueur de l'Année. Comme en 2000, lorsqu'il avait été champion avec Anvers et qu'il avait également reçu la récompense individuelle suprême. " En 2000, Anvers faisait partie des favoris alors que, cette saison, le titre de Bree est totalement inattendu. Il n'en est que plus beau ", sourit-il. C'est le troisième titre de champion du pivot anversois qui avait également coiffé les lauriers avec Malines au tout début de sa carrière : " Mais j'étais encore très jeune et je n'avais pas pris une part prépondérante dans la conquête des écussons ". Cette saison, au contraire, son impact fut énorme. " Le coach ChrisFinch m'a mis en confiance en déclarant : - LorsqueYvesDupontjouebien, c'esttoutel'équipedeBreequitourne àunbonniveau. Celas'estsouventvérifié ". A-t-il disputé la meilleure saison de sa carrière ? " Je suis, en tout cas, devenu un joueur plus complet. Je ne me contente plus de capter des rebonds et de marquer, je suis également capable de défendre. Et cela, je le dois à Chris Finch, élu méritoirement Coach de l'Année. Au départ, personne ne le connaissait en Belgique. Ses débuts avaient été difficiles, car il avait dû intégrer cinq ou six nouveaux joueurs. A un moment donné, il s'est même retrouvé sur la sellette, mais au bout du compte, il a accompli un boulot sensationnel. Et, ce qui ne gâte rien, c'est un homme très chaleureux ". Bree fut éliminé de la Coupe de Belgique par Alost, pensionnaire de D2. Et lorsque le club limbourgeois s'imposa à Liège en championnat, après prolongation le 29 octobre, GiovanniBozzi était loin de s'imaginer qu'il avait été battu par le futur champion. " C'est lors de ce match gagné un peu miraculeusement au Sart-Tilman que l'on a commencé à prendre conscience en nos moyens ", reconnaît Yves Dupont. Les raisons du succès ? " En premier lieu, l'esprit de groupe qui a régné chez nous tout au long de la saison. Je n'ai pas retrouvé cela dans les rangs carolos, où le collectif m'est apparu totalement absent. La défense est un autre élément clef. Bree a longtemps été considéré comme une formation qui ne jurait que par l'offensive. Chris Finch a mis l'accent sur la défense dès le départ et il a tapé sur le clou aussi longtemps qu'il le fallait. A raison : en basket, contrairement à ce que prétend le dicton, la meilleure attaque c'est la défense ". EddyCasteels a lancé la carrière d'Yves Dupont, chez les jeunes de Malines puis à Anvers. Sa nomination comme coach fédéral est-elle de nature à modifier la position du joueur vis-à-vis de l'équipe nationale ? " Non. J'ai besoin de me reposer durant l'été et je dois d'ailleurs subir une opération bénigne à la jambe durant l'intersaison. Pour moi, l'équipe nationale, c'est fini. Et la nomination d'Eddy, pas plus que mon éventuelle élection au titre de Joueur de l'Année, ne modifiera en rien ma décision ". Entre Dupont et l'équipe nationale, cela n'a jamais été le grand amour. Un manque de motivation ? " La motivation était certainement présente dans mon chef ", affirme-t-il. " D'ailleurs, j'avais accepté sans broncher de jouer avec l'équipe des Aspirants lorsque Bozzi me l'avait demandé, il y a deux ans. C'est vrai que je n'ai jamais réussi à m'imposer comme un pion majeur en équipe nationale, mais je n'ai aucune explication à cela ". A 30 ans, quel regard jette-t-il sur sa carrière qui l'a mené successivement à Malines, Anvers, Ypres et Bree (avec une pige d'un mois à Cantù pendant les playoffs italiens l'an passé) ? " Il est trop tôt pour dresser un bilan, car je compte encore jouer plusieurs années. Jusqu'ici, je ne peux pas me plaindre. J'ai gagné tout ce qu'il était possible de gagner en Belgique. J'ai vécu de très beaux moments à Anvers. J'ai vécu une faillite à Ypres, où toute l'équipe championne avait déménagé en 2000. Après cela, j'ai eu le choix entre Ostende, Bree et d'autres. Certains trouvaient qu'Ostende était plus prestigieux, mais je savais que mon temps de jeu serait supérieur à Bree et je ne me suis pas trompé. Je suis arrivé il y a quatre ans, lors de l'ouverture de l'Expodroom. J'ai simplement encore joué un match européen dans l'ancienne petite salle. Ce titre de Bree est une bonne chose pour le basket belge. C'est l'avènement d'une nouvelle équipe forte et le retour du titre en Flandre provoquera une nouvelle dualité et plus d'intérêt dans les médias du nord du pays que la domination des clubs wallons (et de Charleroi en particulier) aurait pu lasser ". Daniel Devos" JOUEUR DE L'ANNéE OU PAS, pour moi, l'équipe nationale c'est fini "