A la mi-temps de Mons-Charleroi, Etienne Delangre a poussé une belle gueulante qui n'a réveillé les Zèbres que l'espace de 20 minutes. Et, dès le match terminé, c'est un Abbas Bayat furieux qui a violemment claqué quelques portes dans le couloir des vestiaires, sous l'oeil ébahi de rares témoins privilégiés. Cette lourde défaite enfonce encore un peu plus le Sporting, désormais lanterne rouge avec la défense la plus perméable de D1 et une attaq...

A la mi-temps de Mons-Charleroi, Etienne Delangre a poussé une belle gueulante qui n'a réveillé les Zèbres que l'espace de 20 minutes. Et, dès le match terminé, c'est un Abbas Bayat furieux qui a violemment claqué quelques portes dans le couloir des vestiaires, sous l'oeil ébahi de rares témoins privilégiés. Cette lourde défaite enfonce encore un peu plus le Sporting, désormais lanterne rouge avec la défense la plus perméable de D1 et une attaque fantomatique. Une chose est sûre: le noyau sera renforcé pour le deuxième tour. Etienne Delangre: On a joué à partir de la 46e minute. Mais ce fut de courte durée. La Placa rentre et marque sur son premier ballon. Je n'ai jamais vu ça, même pas chez les Minimes. Il fait à peine plus d'un mètre 70 mais il trompe notre gardien de la tête. Je voudrais avoir des joueurs qui ont envie de gagner dès que nous nous retrouvons sur le coup de 16 heures, mais ce n'est pas le cas. Chaque ballon de Mons dans le rectangle était dangereux. On peut se remémorer les sept buts que nous avons pris dans les deux derniers matches: il y a beaucoup de choses à dire. Je ne vais pas cacher qu'il nous manque des patrons: ça se voit comme le nez au milieu du visage. Mais dire que mon noyau n'a pas assez de talent, ce serait foncer droit dans le mur. Vous ne m'entendrez jamais parler comme ça aussi longtemps que je serai à la tête de cette équipe. Et même pas après... Etre viré? Je n'y pense pas. D'ailleurs, j'ai encore fait une bonne sieste cet après-midi. Si je montrais que je suis sur le départ, je ne ferais que démotiver mon groupe. En tout cas, si nos chemins devaient se séparer, je pourrais me reconvertir. Ce n'est pas le cas de tous mes joueurs, mais ils n'ont pas l'air de s'en rendre compte. S'ils continuent sur leur lancée actuelle, ils pourront faire une croix sur un nouveau contrat et cela pourrait carrément signifier la fin de leur carrière".Philippe Saint-Jean était à Mons samedi soir, un carnet de notes à la main. Faut-il y voir anguille sous roche? Il dément fermement: "Je sais que des bruits ont couru et ils sont d'ailleurs arrivés aux oreilles des dirigeants de Tubize. Je les ai rassurés. J'étais à Mons pour le compte de l'Union Belge: je suivais des Espoirs". (P.Danvoye)