Ethique : science de la morale. Fair-play : acceptation loyale des règles. Solidarité : relation entre personnes ayant conscience d'une communauté d'intérêts, qui entraîne l'obligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter assistance.
...

Ethique : science de la morale. Fair-play : acceptation loyale des règles. Solidarité : relation entre personnes ayant conscience d'une communauté d'intérêts, qui entraîne l'obligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter assistance. Ethique, fair-play, solidarité : des notions qui n'ont plus grand-chose à faire dans notre D1. Depuis quelques semaines, ces valeurs sont bafouées à tout bout de champ, et la nouvelle norme, plus que jamais, c'est le chacun pour soi. Les rumeurs sorties en fin de semaine dernière sur Kevin De Bruyne (proche d'Anderlecht) et Nabil Dirar (sur la route du Standard) n'ont fait que confirmer la tendance. Voici le listing des pires dérapages de nos joueurs, entraîneurs et dirigeants depuis l'ouverture des play-offs. On entend depuis plusieurs mois que De Bruyne a le style mauve. Mais son entourage a toujours exclu l'opération sous prétexte que le petit rouquin est déjà trop grand pour le Sporting... et que s'il quitte Genk, ce sera pour un bon club étranger. Alors, comment expliquer les échos sur De Bruyne publiés dans la presse jeudi dernier ? Anderlecht vendrait Romelu Lukaku à Chelsea et attirerait De Bruyne, qui passerait plus tard lui aussi chez les Blues. Tout serait réglé entre les Bruxellois et les Anglais. Le scénario est sorti dans la presse la veille du match Genk-Anderlecht. C'est dérangeant et peu éthique. Fin avril, deux jours après Lokeren-Anderlecht, la presse avait sorti que les Mauves s'intéressaient à Koen Persoons, le médian waeslandien. Le joueur avait-il déjà été approché par le club bruxellois avant la rencontre ? Suite à toutes ses frasques, Dirar n'a plus d'avenir au Club Bruges. Jeudi passé, on apprenait que le Standard négociait pour le faire signer. Des bruits sortis deux jours avant le match Standard-Bruges. Au même moment, on évoquait un retour de Karel Geraerts chez les Rouches. On sait qu'il n'a plus de futur au Club mais il est quand même toujours un cadre de l'équipe. Un rapprochement avec le Standard à l'approche de ce match, c'est aussi anti-éthique. Après Standard-Gand du 29 avril, Pierre François nous lançait, sourire en coin : " Vous avez vu le communiqué sur notre site, ce matin ? Elimane Coulibaly n'était finalement pas sur la feuille de match, hein ! " Dans ce communiqué, on lisait notamment : " Le Standard de Liège a toujours - même lorsqu'elles lui sont contraires - respecté les décisions prises par les instances disciplinaires de la Fédération (...) Le Standard de Liège inscrira en conséquence ses réserves sur la feuille de match si le joueur Coulibaly y est renseigné." L'Union belge avait suspendu Coulibaly pour quatre matches suite à son clash avec le Brugeois Carl Hoefkens. La Gantoise s'est tournée vers la justice civile et, le matin du match à Sclessin, le tribunal de Gand a autorisé Coulibaly à jouer. Finalement, il n'a pas été inscrit sur la feuille. Ivan De Witte, président de la Gantoise, s'est justifié : " En tant que président de la Ligue pro, je suis obligé de donner un signe dans cette affaire et de respecter les décisions de l'Union belge. " Mais alors, pourquoi est-il allé devant la justice civile ? Jacky Mathijssen a allumé le feu après son limogeage en début de saison : " Tout le monde rigole d' AbbasBayat. Mais tu dois t'attendre à ça quand tu dis des conneries. " Le soir où la chute en D2 des Zèbres était actée, Jack en remettait une couche : " Bayat a cherché des problèmes, il les a eus. Maintenant, il a ce qu'il mérite. Tout est de sa faute. " Réplique toute récente du président : " Mathijssen a plein de problèmes émotionnels et psychologiques. Il ne sera jamais un bon entraîneur parce qu'il est incapable de supporter la pression qui découle d'un environnement compétitif. Ses capacités intellectuelles se limitent à faire des sudoku. Un type pareil n'a pas le droit de parler d'une personne qui réussit. La valeur de ses commentaires est nulle. "Avant de signer à Anzhi Makhatchkala, Mbark Boussoufa et Anderlecht ont discuté transfert avec le Terek Grozny, club tchétchène dont le président passe pour un truand qui a des litres de sang sur les mains. Ethique ? La parole à Michel Verschueren : " Pourquoi le Sporting devrait-il être jugé dans cette histoire ? Tous les chefs d'Etat du monde ont traité avec le colonel Kadhafi et même Staline. " Van Holsbeeck : " Ne soyons pas plus catholiques que Benoît XVI. " Boussoufa : " Je ne fais pas de politique, je suis footballeur. "L'avenir de Francky Dury à Gand est incertain. Parce que ses heures de conversations téléphoniques (via son GSM de fonction) avec Vincent Mannaert, le directeur général du Club Bruges, font croire à ses employeurs qu'il n'a plus l'esprit à La Gantoise. Dury et Mannaert disent qu'il s'agit de discussions traitant du privé et du foot en général, pas de Bruges. Ils se connaissent bien pour avoir longtemps travaillé ensemble à Zulte Waregem. Mais leurs versions sont-elles crédibles alors que le Club est à la recherche d'un successeur à Adrie Koster ? Mannaert n'est pas loin de penser que les gens deviennent cinglés : " Sven Vermant, notre manager sportif adjoint, a des contacts avec Ralf Rangnick, l'entraîneur de Schalke. Il a suffi de cela pour qu'on fasse de Rangnick le futur coach du Club. Des gens m'auraient vu dans un hôtel avec Trond Sollied, ce qui était d'ailleurs faux : on a vite raconté qu'il allait revenir. Stéphane Van der Heyden, qui entraînera nos médians la saison prochaine, parle de Peter Maes dont il est l'adjoint à Lokeren : on envoie Maes chez nous. J'ai récemment discuté avec Hugo Broos à l'un de nos matches : je suppose qu'on va rapidement dire que Broos reviendra ici dès l'été. C'est n'importe quoi. " Eupen n'a jamais donné d'explication officielle au limogeage d' AlbertCartier en pleins play-offs 3. On lui a reproché ses propos après un match perdu au Sporting (" C'est bien pour l'intérêt de ces barrages que Charleroi revienne dans le parcours ") et on l'a soupçonné d'avoir rencontré Abbas Bayat pour discuter du poste de coach des Zèbres la saison prochaine. Cartier affirme qu'il était bien à l'Avenue Louise, mais simplement pour y faire du shopping, pas pour y rencontrer Bayat. Et il vomit ceux qui lui ont enlevé " le défi de sa vie ". Selon une version officieuse, Eupen l'aurait limogé pour ne pas devoir lui verser une importante prime de maintien. Idem pour Momo Dahmane, que le club a d'abord annoncé " blessé " alors que le joueur n'était pas au courant qu'il souffrait d'un quelconque bobo. Avant le quatrième match de barrage entre Charleroi et Eupen, Luka Peruzovic prévient : " J'espère que nous aurons un arbitre compétent. " Ariel Jacobs, lui, estime carrément que les Mauves n'ont pas eu droit à des referees valables : " Si on a été lésé par l'arbitrage pendant ces play-offs ? Disons qu'on n'a pas été servi. " Et pour conclure : " Si on perd le titre, ce sera aussi à cause des arbitres. " Ouais... Abbas Bayat : " De Witte est la personne la plus manipulatrice que j'ai rencontrée. " Lucien D'Onofrio : " La Ligue pro est ingérable à cause d'Ivan De Witte. " Avant le match Gand- Standard, le président de La Gantoise et de la Ligue pro annonce que " D'Onofrio recevra une tasse de café s'il se présente à la salle de réception. Mais s'il veut venir me serrer la main, je quitterai ma propre table. Ses déclarations ont déplu à beaucoup de monde. Mais je sais qu'il ne sert à rien d'essayer de le convaincre de revenir sur ses propos. D'Onofrio n'est pas un homme d'excuses. Jos Vaessen et Roger Vanden Stock l'ont appris à leurs dépens. Il n'a aucune compétence pour me juger, il n'a jamais dirigé une entreprise. " Pour le match retour des play-offs à Sclessin, De Witte ne fait même pas le déplacement. Sergio Conceiçao a aussi mis son grain de sel dans la bagarre après la qualification des Rouches pour la finale de la Coupe : " Dury pleure trop. " Et toujours dans la même veine... Michel Louwagie, le manager de Gand, se plaint que son équipe va jouer six matches en 12 jours, alors que le Standard aura 15 jours, et Anderlecht 17, pour disputer le même nombre de rencontres. " Mais nous n'avons personne à la commission du calendrier (...) Nous irons en justice s'il le faut. " Pierre François du tac au tac : " Nous avons fourni cinq joueurs aux Diables pour les matches contre l'Autriche et l'Azerbaïdjan ; Gand et Anderlecht ne peuvent pas en dire autant. "Si Westerlo s'en sort en D1 depuis autant d'années, l'explication est simple, selon Abbas Bayat : " C'est parce que ce club paie une partie des salaires de ses joueurs au noir. " La rumeur circule depuis longtemps et le président de Charleroi est le premier à mettre les pieds dans le plat. Herman Wijnants, le patron des Campinois, sait aussi y aller de sa petite pique vers l'autre communauté. Il attaque après les demi-finales de Coupe : " Comment se fait-il que la VRT ait retransmis en direct Standard-Gand plutôt que Cercle-Westerlo ? Si une chose pareille s'était passée en Wallonie, cela aurait déclenché une révolution. La VRT vit de l'argent des contribuables flamands. " Le build-up du clasico de la première journée des play-offs a été une vraie farce. Ce match devait se jouer le dimanche soir. Le Standard a demandé à ce qu'il soit avancé au samedi pour avoir le même nombre de jours de récupération que Gand, qu'il devait affronter en Coupe en milieu de semaine suivante. Les Rouches ont obtenu raison à la Fédération, jusqu'au moment où la commune d'Anderlecht a estimé qu'elle n'avait pas assez de policiers disponibles ce soir-là. Le match a alors été officiellement postposé. Et, quelques dizaines de minutes après cette décision rendue publique par l'Union belge, il a finalement été programmé au dimanche. Le dossier Jason Adesanya n'est toujours pas clôturé, la justice civile n'a pas encore rendu un verdict définitif. Eupen maintient que ce Lierrois n'avait pas le droit de figurer sur la feuille du match contre Malines - ce que conteste l'Union belge. Il n'a pas joué mais les germanophones considèrent que le Lierse devait perdre sur le tapis vert et donc disputer les PO3, ce qui assurait le sauvetage direct à Eupen. On a tout vu dans cette affaire. Un tribunal qui, pour calmer le jeu, propose de revenir à une D1 à 18 clubs. Une justice qui interdit la tenue des matches du Lierse et de Malines en PO. Une Fédération qui va à l'encontre de cette décision et accepte de payer une astreinte de 500.000 euros. La formule des prochains championnats a été revue trois fois en quelques semaines. On a voté un retour à 18 clubs et sans play-offs, puis on a avalisé un calcul des points sur les trois dernières saisons pour désigner le descendant direct en D2, enfin on a supprimé ce point et maintenu le système actuel. Tout ce foin pour ça ! Preuve que les égoïstes sont prêts à toutes les combines pour préserver leurs petits intérêts : la fameuse formule sur trois ans pour renvoyer un tout petit en deuxième division a été dénoncée par tous les organismes officiels : la commission d'éthique de la Ligue pro, le conseil de la concurrence, le ministre wallon des Sports André Antoine, et l'UEFA. Mais pour Roger Lambrecht, De Witte et même Vanden Stock, ça pouvait passer. Grave. Ça n'a pas abouti. L'éthique est un peu sauve. Et toc. PAR PIERRE DANVOYE" Mathijssen a plein de problèmes émotionnels et psychologiques. Ses capacités intellectuelles se limitent à faire des sudoku. " (Abbas Bayat)