M ehdi Carcela est un super joueur, sauf que dimanche, un de ses concurrents en équipe nationale marocaine, Nabil Dirar, fut meilleur que lui... jusqu'à la dernière seconde de jeu quand le feu-follet des Rouches inscrivit un but égalisateur plus qu'entièrement mérité. Bon, que ce soit bien clair : le Standard devait toujours gagner ce match. Il a obtenu le plus d'occasions de buts, mais quand on n'a pas totalement confiance en ses moyens, on rame toujours un peu.
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M ehdi Carcela est un super joueur, sauf que dimanche, un de ses concurrents en équipe nationale marocaine, Nabil Dirar, fut meilleur que lui... jusqu'à la dernière seconde de jeu quand le feu-follet des Rouches inscrivit un but égalisateur plus qu'entièrement mérité. Bon, que ce soit bien clair : le Standard devait toujours gagner ce match. Il a obtenu le plus d'occasions de buts, mais quand on n'a pas totalement confiance en ses moyens, on rame toujours un peu. On pourrait dire qu'il manque un buteur au Standard, mais ce n'est pas ça : très souvent, le but était grand ouvert pour Carcela, Mémé Tchité ou Mbaye Leye et ils n'ont pas marqué ! Sans doute parce qu'ils ne vont pas jusqu'au bout de leur pensée, de leur action. Il a fallu attendre la toute fin de match pour que tout se décoince. C'est très tard, alors que les Rouches auraient dû plier l'affaire bien plus tôt. Ils avaient commencé le match - enfin ! - dans un vrai 4-3-3 : Axel Witsel- Steven Defour- Jelle Van Damme au milieu, Carcela, Tchité, Leye devant. Dominique D'Onofrio a admis que ce système donne plus de possibilités offensives, mais au-delà de la théorie, encore faut-il que ce système soit animé avec justesse. Or, les Standardmen n'ont pas été assez de l'avant et n'ont pas pris l'adversaire à la gorge comme ils l'auraient pu. C'est normal, ce 4-3-3 est nouveau pour eux. Pourtant, s'il est appliqué jusqu'au bout et donc progressivement intégré, le Standard pourra terminer la saison en boulet de canon. Mais échaudés par l'un ou l'autre but manqué (ce qui a donné confiance aux Brugeois qui ont plus pressé), les Rouches ont peu à peu snobé un 4-3-3 qui s'est parfois trop mué en 4-4-2. Une idée pour l'attaque : Tchité serait meilleur à droite, Carcela à gauche et puis il faudrait un centre-avant, à choisir entre Leye et un Aloys Nong trop souvent mésestimé selon nous. Mais ça, ce sont des problèmes positifs pour le Standard. Il y a aussi quelques problèmes négatifs. Après Bruges, DD a dit que deux ou trois joueurs l'avaient déçu et qu'il allait leur parler. Il y a eu les cas Laurent Ciman et Daniel Opare, coupables d'absences sur le premier but brugeois, mais ils ne sont pas les seuls. Ça risque de barder en interne. C'est rare que DD se fâche sur ses joueurs, mais c'est un signe certain de malaise. Inversement, il y a aussi certains joueurs qui n'ont plus confiance dans leur coach à Sclessin ! David De Myttenaere ( DH-Les Sports) a écrit dimanche que des Rouches lui avaient avoué - sous le sceau du secret bien évidemment - qu'ils ne comprenaient pas toujours les options de leur coach. C'est très grave évidemment comme accusation. Mais est-ce une surprise quand un coach ne parvient pas à collecter 50 % des points mis en jeu ? Dimanche soir, Sergio Conceiçao est descendu en salle de presse pour demander (avec grinta ! ! !) à notre collègue qu'il lui donne les noms des " traîtres ". Comme un vrai journaliste ne révèle jamais ses sources, Sergio le T2 est reparti sans une donnée vitale pour lui. Si c'est une bonne chose que le staff du Standard se serre les coudes, c'est aussi à lui à faire passer les bonnes infos dans son groupe. Le Standard est entre deux chaises, il a encore une belle chance à jouer pour rejoindre les play-offs 1 et - surtout - gagner la Coupe. Mais plus la pression augmente et plus il est friable mentalement. Ce n'est pas nouveau, il faut vivre avec. Et ce n'est pas en fin de saison que Lucien D'Onofrio va tout faire péter... PAR JOHN BAETEDominique D'Onofrio a enfin admis que ce système donne plus de possibilités offensives.