Sans un miracle, Anderlecht aurait vécu un des week-ends les plus noirs de son histoire. Apprendre le décès de Robbie Rensenbrink, c'est un drame pour l'institution. J'ai eu la chance de le rencontrer quelques fois et c'étaient chaque fois des moments privilégiés. Il a été le plus beau joueur étranger de l'histoire du championnat de Belgique, ses dribbles étaient un régal, il a joué des finales de Coupe du Monde, donc il aurait clairement pu se prendre la tête, prendre les gens de haut. Mais point de vue caractère, Rensenbrink était le prototype de l'anti-Néerlandais. Aucune arrogance chez lui, jamais grande gueule, rien que de la simplicité, de la discrétion.
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Sans un miracle, Anderlecht aurait vécu un des week-ends les plus noirs de son histoire. Apprendre le décès de Robbie Rensenbrink, c'est un drame pour l'institution. J'ai eu la chance de le rencontrer quelques fois et c'étaient chaque fois des moments privilégiés. Il a été le plus beau joueur étranger de l'histoire du championnat de Belgique, ses dribbles étaient un régal, il a joué des finales de Coupe du Monde, donc il aurait clairement pu se prendre la tête, prendre les gens de haut. Mais point de vue caractère, Rensenbrink était le prototype de l'anti-Néerlandais. Aucune arrogance chez lui, jamais grande gueule, rien que de la simplicité, de la discrétion. Alors, si quelques heures plus tard, Anderlecht avait perdu sur le terrain du dernier de la classe, ça aurait encore ajouté au drame. Le Cercle méritait de gagner, Anderlecht est reparti avec les trois points. Parce qu'il y a parfois des petits miracles dans le foot, des injustices, des résultats qui ne reflètent absolument pas la physionomie de certains matches. Pendant 86 minutes, Anderlecht a piqué aux yeux. Une semaine après avoir joué sa meilleure mi-temps de la saison, cette équipe a sorti sa copie la plus brouillonne depuis l'été. La mentalité ? Catastrophique. Le niveau technique ? Pareil. Dans un match que tu dois absolument gagner pour entretenir l'espoir d'aller en play-offs, dans un match où tu joues la lanterne rouge, tu ne mets aucune pression vers l'avant. Comment comprendre ça ? Et quand des gars comme Albert Sambi-Lokonga et même Nacer Chadli se mettent au niveau dramatique de leurs coéquipiers, ça achève le tableau. Elias Cobbaut dans ce match ? Euh... Michel Vlap ? Euh... Je pourrais continuer à citer des noms, je pourrais faire le tour de tous les joueurs de champ. Si je ne dois retenir qu'un événement de cette après-midi, je prendrais un chant des supporters d'Anderlecht : Shame on you. Ils ne se sont évidemment pas laissé aveugler par la victoire miraculeuse. La lutte continue, l'espoir de finir dans les six premiers reste un peu présent. Mais en continuant à jouer comme ça, il n'y aura pas sept nouveaux miracles d'ici la fin de la phase classique. Impensable. Des miracles où tu marques deux fois dans les cinq dernières minutes, des miracles où tu es sauvé une fois sûrement, une deuxième fois peut-être, par l'arbitre et le VAR, ce n'est pas possible. Si on veut s'amuser, c'est aux matches de Gand qu'il faut aller. Ça circule bien, ça marque des buts, c'est prenant. S'il n'y avait pas Bruges au-dessus du lot depuis le début, on parlerait énormément de La Gantoise. Elle vit dans l'ombre du Club. Et peut-être que ça lui convient très bien. Sans faire beaucoup de bruit, elle tient la distance. Je serais curieux de voir l'opération que la direction fera le jour où elle vendra Jonathan David. Lui, il va être un coup dans le mille, un deal financier historique. À côté de ça, on doit mentionner des gars de métier comme Vadis Odjidja et Sven Kums qui rayonnent en milieu de terrain. J'ai l'impression que là-bas, ils commencent à se dire qu'ils peuvent créer la surprise au bout du parcours. Quand Jess Thorup dit " il faudra tenir compte de nous ", il veut faire passer le message que les gens du Club ne doivent pas dormir tranquilles. Assez loin de tout ça, je suis curieux de voir ce que va donner l'affaire Charleroi - Malines. J'ai l'impression qu'on est partis pour des semaines de procédures. À la belge. On peut dire : le règlement, c'est le règlement, donc il faut rejouer l'entièreté du match, recommencer à 0-0. OK, mais le problème, c'est que c'est un très mauvais règlement. Je comprends les arguments de Charleroi. Et encore une épine dans le pied de la Fédération. Je ne serais pas surpris qu'on reprenne finalement ce match à la 37e minute, avantage 1-0 pour Charleroi. À l'encontre du règlement, donc. Mais bon, quand Malines est concerné et qu'il faut chipoter avec son règlement, la Fédération n'a peur de rien, quand même ? Elle a bien maintenu Malines en D1A après son match acheté.