Le printemps 2015 nous a rappelé la dure réalité : dès que les pentes font plus de quelques kilomètres, les Belges ne se distinguent plus au niveau international. On espérait beaucoup de Tim Wellens mais il n'a glané qu'une deuxième place dans une étape du Tour du Pays Basque et une dixième à Paris-Nice. C'est le meilleur classement d'un compatriote après les cinq courses par étapes du WorldTour et les deux classiques vallonnées - la Flèche wallonne et La Doyenne.
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Le printemps 2015 nous a rappelé la dure réalité : dès que les pentes font plus de quelques kilomètres, les Belges ne se distinguent plus au niveau international. On espérait beaucoup de Tim Wellens mais il n'a glané qu'une deuxième place dans une étape du Tour du Pays Basque et une dixième à Paris-Nice. C'est le meilleur classement d'un compatriote après les cinq courses par étapes du WorldTour et les deux classiques vallonnées - la Flèche wallonne et La Doyenne. Nous ne devons pas espérer beaucoup mieux dans les mois à venir, puisqu'ils sont consacrés aux tours, de la Romandie au Giro, qui débute le 9 mai. JurgenVan den Broeck est le seul Belge à pouvoir y espérer un bon classement. C'est plutôt ironique dans la mesure où Lotto-Soudal l'avait conspué après le dernier Tour, dont il n'avait terminé que treizième, et le Dauphiné, dont il était troisième. Compte tenu des résultats belges dans les courses par étapes des derniers mois, ce n'est pas mal du tout, surtout si on se rappelle que le Campinois de 32 ans a suivi une très lourde revalidation après sa blessure au genou, au Tour de France 2013. Le problème de Van den Broek, c'est qu'on continue à mesurer ses prestations à l'aune de ses quatrièmes places aux éditions 2010 et 2012 du Tour. D'aucuns ont jugé décevante sa onzième place à Tirreno-Adriatico, ce printemps. VDB, privé de Tour et en fin de contrat à Lotto-Soudal doit glaner des points WorldTour pour son équipe dans d'autres courses par étapes et une onzième place ne suffit pas. Il devrait prendre des points en Romandie et au Giro mais Marc Lamberts, son entraîneur, s'empresse de tempérer des attentes trop élevées. " A l'issue du Tour du Pays basque, Jurgen s'est entraîné deux semaines d'arrache-pied à Ténériffe. Contrairement à l'année dernière, il est à nouveau en parfaite santé. Son genou ne le fait plus souffrir. La grande différence, aussi, c'est qu'il pèse 70 à 71 kilos, soit trois kilos de plus que la saison passée. Là, il était trop affûté, ce qui lui a fait perdre de la force. Jurgen a désormais abandonné ces diètes extrêmes, qui relèvent de la folie, mentalement et physiquement. Toutefois, il conserve un taux de graisse corporelle de 6,5 %. En wattage, il a retrouvé ses meilleures valeurs mais 70 kilos, ça en fait huit de plus que des poids plumes tels que Contador, Aru, Porte et Uran. Ça fait une grosse différence dans les cols. Il ne doit d'ailleurs plus se fixer sur le niveau de ces ténors. En montagne, Jurgen doit surtout tenir le coup le plus longtemps possible, physiquement et mentalement, au sein du deuxième groupe. Dans ces conditions, il pourra peut-être prétendre à une place dans le top dix et cela nous satisferait. " PAR JONAS CRÉTEUR