Dans l'imposante salle habituellement réservée aux partenaires du club, Alain Decuyper s'adresse aux parents qui ont confié leurs enfants au Sporting Charleroi pour la saison 2017-2018. Au milieu d'organigrammes et d'explications pratiques, le directeur de la formation zébrée explique son plan pour résister aux envahisseurs du G5 : " On s'est mis d'accord avec les parents. Je viens au Sporting, mais pas par défaut. De grâce, on doit...

Dans l'imposante salle habituellement réservée aux partenaires du club, Alain Decuyper s'adresse aux parents qui ont confié leurs enfants au Sporting Charleroi pour la saison 2017-2018. Au milieu d'organigrammes et d'explications pratiques, le directeur de la formation zébrée explique son plan pour résister aux envahisseurs du G5 : " On s'est mis d'accord avec les parents. Je viens au Sporting, mais pas par défaut. De grâce, on doit travailler dans la durée, dans la fidélité. Il ne faut pas être au Sporting en pensant que l'année prochaine, on sera à Gand ou à Bruges, parce que là ils ont de l'argent. " " Le problème principal, ce n'est pas l'argent, mais plutôt l'étiquette de club du top ", nuance-t-on du côté de Waasland Beveren. " De meilleurs entraînements, de plus belles installations, le nom du club : beaucoup de parents sont sensibles à ça. Qui plus est, Bruges et Gand ont des possibilités d'internat et sont proches d'une topsportschool. On doit pouvoir accepter que les talents exceptionnels s'en aillent, il n'y a pas grand-chose à faire contre ça. " La stratégie, à l'ombre du G5, est donc d'attendre. Au Freethiel, on explique que les énormes noyaux constitués par les meilleurs clubs du pays offrent peu de temps de jeu à certains joueurs, qui peuvent donc chercher un nouveau point de chute dans un club plus modeste, et le trouver dans le Pays de Waes ou ailleurs. " J'ai vu monsieur Decuyper un peu déçu, parce que certains de nos bons jeunes nous ont quitté. Mais j'ai fait l'analyse ", explique Mehdi Bayat à son assemblée de parents. " Et finalement, ce n'est pas plus mal. Certains bons doivent nous quitter, ça nous permettra de faire des comparaisons. Et on fera en sorte que ces gamins qui nous ont quittés regrettent un jour d'être partis. " À moins d'intervenir avant ? " Maintenant, on essaie de les fidéliser dès le plus jeune âge, de faire en sorte qu'ils s'identifient au club ", explique Alex Teklak, coordinateur des jeunes Zèbres. " Et ça marche : certains joueurs sont convoités, mais ils restent parce qu'ils se sentent soutenus et qu'ils évoluent dans un milieu sain. Ce qui reste primordial dans tout ça, c'est le rapport humain. "