A moins de s'appeler Usain Bolt, détenteur de trois records du monde (100, 200 et 4x100 mètres) et de monnayer très cher ses meetings, l'argent gagné par les athlètes de haut niveau n'a rien de comparable aux sommes empochées par les stars du ballon rond, du tennis ou cyclisme. Le rapport serait même de l'ordre de un contre 15 ou 20 selon des experts si l'on prend en compte, par exemple, les gains d'une sportive comme...

A moins de s'appeler Usain Bolt, détenteur de trois records du monde (100, 200 et 4x100 mètres) et de monnayer très cher ses meetings, l'argent gagné par les athlètes de haut niveau n'a rien de comparable aux sommes empochées par les stars du ballon rond, du tennis ou cyclisme. Le rapport serait même de l'ordre de un contre 15 ou 20 selon des experts si l'on prend en compte, par exemple, les gains d'une sportive comme Justine Henin (1,7 million d'euros depuis le début de l'année alors qu'elle a peu joué à cause de blessures !) Concrètement, une médaille d'or aux Championnats d'Europe comme celle remportée par Kevin Borlée ne rapporte... rien ! En revanche, une médaille d'or aux Championnats du Monde ou aux Jeux olympiques vaut à l'athlète une prime de 50.000 dollars. Les records du monde sont aussi rémunérés : 100.000 dollars si un chrono est battu lors de JO ou d'un Mondial, 50.000 dollars lors d'un meeting comme le Mémorial Van Damme. Quand un athlète décroche la première place à une compétition de la Diamond League, il perçoit 10.000 dollars. S'il s'agit d'une épreuve non officielle qui a été ajoutée par l'organisateur, comme ce fut le cas cette année au Van Damme pour le 400 m (histoire que les Borlée puissent y participer), le vainqueur empoche 5.000 dollars. La famille Borlée a donc intérêt à capitaliser dès à présent un maximum sur ses succès car, comme le souligne Philippe Housiaux, ex-recordman de Belgique d'athlétisme et ancien vice-président du COIB, les carrières de ce genre de sportif sont courtes : " Ce sont des machines fragiles. Si tout va bien, ils participeront encore à deux olympiades et puis ils seront pensionnés à 30 ans ! " Aujourd'hui, leurs principales sources de revenus, à côté des aides publiques, ce sont les sponsors. Une campagne publicitaire avec spots et quelques apparitions à des manifestations de l'annonceur peut rapporter à un athlète belge de la notoriété d'un Borlée ou d'une Tia Hellebaut (Pizza Hut) entre 50.000 et 80.000 euros. Quant aux contrats signés à l'année avec une marque, ils tournent généralement, en Belgique, entre 30.000 et 35.000 euros, selon Housiaux. On est loin du million de dollars versé par Puma à Bolt !