Jeudi dernier après la défaite de l'Atletico à domicile en Coupe du Roi, Carlos Bianchi a été le quatrième entraîneur de Liga renvoyé cette saison après José Luis Mendilibar (Bilbao), Wanderlei Luxemburgo (Real) et Chuchi (Alavés). Le plus étonnant est que le coach argentin n'ait pas été remercié plus tôt. Il y a deux mois pourtant, le renvoi avait semblé entériné, le président, EnriqueCerezo (un producteur cinématographique), déclarant qu'en football, " seuls les résultats comptent ". L'Atletico n'avait alors enregistré que quatre victoires pour autant de partages et cinq défaites. Depuis, les défaites se son...

Jeudi dernier après la défaite de l'Atletico à domicile en Coupe du Roi, Carlos Bianchi a été le quatrième entraîneur de Liga renvoyé cette saison après José Luis Mendilibar (Bilbao), Wanderlei Luxemburgo (Real) et Chuchi (Alavés). Le plus étonnant est que le coach argentin n'ait pas été remercié plus tôt. Il y a deux mois pourtant, le renvoi avait semblé entériné, le président, EnriqueCerezo (un producteur cinématographique), déclarant qu'en football, " seuls les résultats comptent ". L'Atletico n'avait alors enregistré que quatre victoires pour autant de partages et cinq défaites. Depuis, les défaites se sont enchaînées et la dernière victoire remonte au 27 octobre contre Cadix (3-0). Alors qu'il a engrangé des tas de succès en Amérique du sud, (titres, Copa Libertadores et trois Coupes Intercontinentales d'abord avec le modeste Velez Sarsfield avant Boca Juniors), la carrière européenne de Bianchi est un échec cuisant. Voici huit ans, il avait été viré à Rome après vingt journées et, là encore, la direction avait fait preuve de beaucoup de patience. A sa décharge, il faut bien reconnaître que l'Atletico, ce n'est pas lui qui l'a façonné. Quand il est arrivé à Madrid, il pensait pouvoir compter sur JuanRamonRiquelme, son vieux capitaine à Boca mais celui-ci a préféré rester à Villarreal. C'est là que se trouve l'explication technique de l'échec du plan colchonero : il manque un élément capable de soutenir les deux attaquants de pointe, FernandoTorres et MatejaKezman. Reste à son remplaçant, PepeMurcia, qui entraînait l'équipe filiale, de faire mieux. Comme la dette déclarée du club s'élève à 125 millions, il ne peut espérer recevoir de nombreux renforts. Il part avec un avantage : il est plus sympathique que Bianchi. Ce dernier n'a jamais rien fait pour s'attirer les faveurs des supporters et ne parlons pas des médias auxquels il n'a pas accordé une seule interview en profondeur, prétextant toujours : " Il ne faut pas rire, c'est sur le terrain que l'on gagne des matches pas dans les journaux ". ROBERTO CARLOS a battu le nombre de présences enregistrées en Liga par joueur étranger. Contre Villarreal, il y a dix jours, l'arrière gauche a disputé son 330e match, le précédent record appartenant à Alfredo Di Stefano (329 présences entre 1953 et 1964). SAVO MILOSEVIC, l'attaquant serbe d'Osasuna, souffre d'une déchirure à la cuisse gauche. Il est out pour un mois.. ANTONIO CASSANO, qui accusait cinq kilos de trop par rapport à son poids de forme, en a perdu 1,5 kg après une semaine. Entre-temps, il a été annoncé que la clause de rupture de contrat réclamée par le club madrilène s'élèverait à 180 millions d'euros. C'est 40 de plus que pour Ronaldinho. RONALDO, qui a déjà compté deux blessures à la cheville, souffre d'un mal récurrent au mollet. Le Brésilien a fait l'impasse sur le match de Coupe du Roi contre Bilbao et de patienter jusqu'à ce qu'il soit complètement guéri. CHUCHI COS a été remplacé à la tête d'Alaves par Juan Carlos Oliva. MORTEN SKOUBO, l'attaquant de Brondby, a signé un contrat de quatre ans et demi avec la Real Sociedad. Le club basque aurait versé 600.000 euros. SÉVILLE a prolongé jusqu'en 2008 les contrats du défenseur Javi Navarro (32 ans) et du gardien Notario (33 ans) et jusqu'en 2009 celui d'un autre arrière, David Prieto (23 ans). COUPE DU ROI : les quarts de finale (aller le 18 et retour le 25 janvier à l'exception du dernier match) sont Betis-Real, Cadix- Espanyol, Deportivo- Valence et Barcelone contre le vainqueur d'Atlético- Saragosse N. RIBAUDO