En 2006-07, le Brussels avait échoué dans sa mission de terminer dans la colonne de gauche avec un actif de 50 points. La faute, sans nul doute, à une kyrielle de blessures et à une injection trop importante de jeunots qui n'avaient pas l'étoffe pour répondre à l'attente. Un an plus tard, le président Johan Vermeersch a voulu rectifier le tir en acquérant quelques joueurs d'expérience. Mais avec un seul véritable attaquant de pointe, les Coalisés risquent d'être gênés aux entournures à l'entame de la saison.
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En 2006-07, le Brussels avait échoué dans sa mission de terminer dans la colonne de gauche avec un actif de 50 points. La faute, sans nul doute, à une kyrielle de blessures et à une injection trop importante de jeunots qui n'avaient pas l'étoffe pour répondre à l'attente. Un an plus tard, le président Johan Vermeersch a voulu rectifier le tir en acquérant quelques joueurs d'expérience. Mais avec un seul véritable attaquant de pointe, les Coalisés risquent d'être gênés aux entournures à l'entame de la saison. Au cours de la période de préparation, Albert Cartier a fait tourner ses gardiens : le chevronné Patrick Nys, le coming-man Michaël Cordier ainsi que le nouveau venu Olivier Werner. Logiquement, Papy Patje devrait commencer entre les perches, dans la mesure où il a largement contribué au sauvetage des siens avant de céder le relais à Mika au moment où l'avenir du club en D1 était définitivement sécurisé. Cette année, la relève devrait surgir plus tôt, en ce sens que le doyen des joueurs de D1 a juré ses grands dieux que cette campagne 2007-08 serait la dernière pour lui. Il convient donc d'assurer le relais et qui d'autre que l'ex-Louviérois entre en ligne de compte pour assurer précisément cette transition. Par rapport à Werner, 3e dans la hiérarchie, venu du YR Malines et qui a transité précédemment par le Standard et Mons, il excipe déjà d'un beau vécu parmi l'élite. Werner doit encore tout découvrir à ce niveau. Dans un vrai match, du moins. Au sein de l'arrière-garde, deux nouvelles têtes ont fait leur apparition cet été : Eric Deflandre appelé à la fois à meubler un flanc droit où personne n'a vraiment fait l'unanimité durant le défunt exercice puisque ni MichaëlJonckheere, ni Christ Bruno ni Cédric De Troetsel ou, au terme du championnat, Samuel Neva, se sont inscrits dans la durée à cette place. En outre, l'ancien capitaine du Standard sera amené à faire valoir sa belle expérience et sa faculté à haranguer ses partenaires. A ses côtés, il composera justement avec un jeune loup aux dents longues : Sven Verdonck, venu en droite ligne du Racing Genk où on l'estimait encore un peu tendre pour les batailles au plus haut niveau. Avec les Coalisés, qui lorgnent le ventre mou du classement, le jeunot devrait trouver chaussure à son pied. L'autre poste dans l'axe central de la défense sera, sans nul doute, l'apanage de Zoltan Petö, qui aura été l'un des plus réguliers chez les Rouge-Noir-Blanc ces derniers mois. Au besoin, le Magyar peut toujours coulisser au poste de back gauche également, où personne ne s'est détaché réellement : ni Zamzam, ni Dieudonné Owona qui avait, pourtant, fait fort à ses débuts avant de rechercher son deuxième souffle. Véritable bon à tout faire, le Hennuyer, Bruno, est évidemment susceptible de rendre service à ce poste également, tout comme il peut faire l'affaire dans un rôle défensif dans l'entrejeu. Comme pare-chocs, le tandem formé de Richard Culek et de Flavien Le Postollec recueillait les faveurs en 2006-07. Mais le Français, pour qui Charleroi était entré dans la danse cet été, s'est blessé à Londerzeel et son avenir immédiat était toujours entouré d'un point d'interrogation au moment de mettre ce magazine sous presse. En guise de doublon, les solutions ne manquent pas puisque Bruno, toujours lui, ainsi que le revenant Alan Haydock sont bien sûr susceptibles de faire l'affaire. Sur les flancs, les possibilités ne font également nullement défaut : Julien Gorius est à même de s'exprimer aussi bien du côté droit que gauche et ce constat vaut également pour Mickaël Citony voire Matumona Zola, même si celui-ci paraît davantage à l'aise dans un rôle de soutien d'attaque. Une place, par ailleurs, que les deux autres ont occupé aussi, en fonction des circonstances, durant la saison écoulée. Le coach s'était prononcé tantôt pour une attaque avec une seule pointe, aidée par un élément offensif en retrait, ou pour deux avants ces derniers mois. Le départ de Jonathan Téhoué et le mystère entourant le futur de Sambegou Bangoura font que les variantes sont, cette fois, nettement moins nombreuses. Gorius, Citony et Zola peuvent toujours £uvrer comme soutien d'attaque. Mais pour le poste le plus avancé sur l'échiquier, le seul joueur faisant l'affaire est actuellement le transfuge Jean-Paul Eale Lutula. Ce qui paraît quand même un peu juste pour aborder la saison. Le Brussels, qui avait fait de la corde raide l'année passée, devrait se donner un peu plus d'air dans les mois à venir. Mais de là à viser la première colonne et un total de 50 points, il y a encore une bonne marge. par Bruno Govers