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SUPERFICIE 504.645 km2 HABITANTS 48.146.134 CAPITALE Madrid SITE www.sefutbol.com VICENTE DEL BOSQUE - 65 ans - A succédé à Luis Aragones après le titre européen 2008. Il a conduit l'Espagne à deux nouveaux succès, le Mondial 2010 et l'EURO suivant, ce qui ne l'a pas empêché d'être montré du doigt dans son pays quand l'Espagne a été éliminée au premier tour du Mondial brésilien.VICENTE DEL BOSQUE : Nous visons le plus haut possible : le titre. Nous étions dans la même situation il y a quatre ans, sauf qu'il y a un peu plus de pression parce que ce serait le troisième sacre d'affilée. Nous devons rester modestes. Au tirage au sort, en voyant les 23 autres sélectionneurs, j'ai réalisé qu'un seul d'entre nous gagnerait. DEL BOSQUE : Non car nous n'avons pas senti à un seul moment que nous étions invincibles ni même que nous étions la meilleure équipe. Nous n'avons pas été bons au Brésil. Nous avons été battus par des équipes qui jouaient mieux. Point. La leçon ? Nous devons mieux jouer. DEL BOSQUE : Nos statistiques contre ces trois équipes ne sont pas mauvaises. Une victoire au premier match ramènerait le calme. Il n'y a pas de grands noms mais n'oubliez pas que la Tchéquie a éliminé les Pays-Bas, troisièmes du Mondial. La Turquie n'a pas toujours été bien organisée en qualification mais c'est une équipe de battants. Quand les Turcs enfilent leur vareuse nationale, ils regorgent de passion. La Croatie a énormément de talents. Tout le monde connaît Modric, Rakitic, Kovacic et Halilovic mais elle a d'autres bons joueurs. Nous n'avons pas oublié nos difficultés contre la Croatie à l'EURO 2012. Nous avons marqué le but de la victoire dans les ultimes minutes de jeu. DEL BOSQUE : Les différences s'estompent. Toutes les équipes sont de mieux en mieux préparées. Je ne distingue aucun favori net car plusieurs équipes briguent le titre. L'Allemagne, championne du monde en titre, la France, nous, l'Italie. Plus une série d'équipes dont on parle moins : l'Angleterre, la Belgique, la Pologne, la Croatie. N'oubliez pas que l'EURO a déjà fourni des vainqueurs étonnants. DEL BOSQUE : Les équipes qui gagnent et accumulent les titres donnent toujours le ton. Avant, on trouvait peu d'entraîneurs espagnols à l'étranger. Maintenant, ils sont en Allemagne, en Angleterre mais aussi en Azerbaïdjan, en Australie ou en Bolivie. Cette reconnaissance me réjouit mais elle nous place devant plus de responsabilités aussi. D'autres pays ont repris certains éléments de notre football. Donc, nous aussi, nous devons évoluer. C'est bien de se créer des occasions par des combinaisons courtes mais dans certains matches, nous devons aussi procéder par longs ballons. Il n'y a rien de mal à ça. DEL BOSQUE : Non. Les équipes qui se concentrent sur la défense en nous laissant l'initiative jouent dans notre jeu. Nous aimons le ballon et nous voulons dominer les matches, sans concéder trop de brèches. C'est notre style de jeu.La tenante du titre regorge de talent, c'est clair : elle aligne des joueurs de la Juve, Chelsea, Manchester City, Arsenal. Séville a remporté l'Europa League et la finale de la Ligue des Champions s'est muée en derby madrilène. Xavi et Xabi Alonso ne sont plus là et Iniesta ne rajeunit pas. Ça diminue un peu l'animation de la ligne médiane, comme on l'a vu contre l'Italie et la Roumanie. Les tirs cadrés ont été rares : trois et quatre, le plus petit nombre depuis un mauvais Mondial. L'Espagne a manqué de vitesse et de créativité, son passing a été brouillon alors qu'il était sa marque de fabrique. C'est là qu'on va voir le plus grand changement. La défense est un bastion. De Gea a remplacé Casillas et à l'arrière droit, Juanfran (Atletico) a progressé offensivement et défensivement. Le reste est là : Piqué, Sergio Ramos et Alba. Dans l'entrejeu, Busquets et Iniesta sont des certitudes mais on cherche un troisième larron. Cesc est une possibilité, comme la révélation de la saison écoulée, Saul. Saul Ñiguez Esclapez de son nom complet. A 14 ans, il a quitté Elche pour Madrid, il a joué en équipes d'âge du Real puis a rejoint l'Atletico. Il a réussi une saison si brillante que Del Bosque l'a récompensé par une première sélection. Dans l'axe, son coéquipier Koke est aussi une option. Pas de Torres ni de Diego Costa devant mais Pedro, décevant à Chelsea mais rapide sur les flancs, et David Silva. Plus, en pointe, peut-être une surprise, le Basque Aritz Aduriz (35 ans). Pedro sent le souffle de Lucas Vazquez. Il n'a pas encore enfilé le maillot ibérique, même pas en équipes d'âge, mais il s'est épanoui sous la direction de Zidane, après une année à l'Espanyol.JUAN CASTRO NOGALES MARCA" L'Espagne a un double handicap. Le premier, c'est que gagner trois championnats d'Europe d'affilée est presque impossible. Le second, c'est que certains joueurs de la nouvelle génération n'ont pas le même impact sur l'équipe que leurs prédécesseurs. Ceux-ci possédaient plus de qualités que leurs adversaires, ce que je n'ai pas encore vu dans l'équipe actuelle. " RODRIGO ERRASTI EL CORREO" Le principal défi consiste à remplacer des joueurs comme Xavi, Xabi Alonso et Villa. La préparation n'a pas révélé clairement qui va remplir leur rôle. Si l'Espagne veut passer les huitièmes de finale, il faudra qu'Iniesta et Busquets soient vraiment au top. Atteindre les demi-finales serait un succès avec ce noyau. "- L'Espagne est la première à avoir réussi à défendre son sacre européen. Elle partage le record de victoires (trois) avec l'Allemagne. - Il y a quatre ans, l'Espagne n'a encaissé qu'un but, dans son premier match, contre l'Italie. Les deux pays se sont retrouvés en finale et l'Espagne s'est imposée 4-0, le score le plus élevé en finale de l'histoire. - Iker Casillas, le gardien du FC Porto, entame son neuvième tournoi d'affilée. Il compte 166 sélections. Il a débuté juste avant l'EURO 2000, dont il n'a pas joué une minute. Il a joué à partir du Mondial asiatique, deux ans plus tard.DAVID DE GEA : Je suis optimiste mais d'autres pays espèrent beaucoup de ce tournoi. Les différences s'estompent au fil des années et avec l'élargissement à 24 équipes, les finalistes jouent autant de matches qu'en Coupe du Monde. On ne peut pas perdre de plumes dans le moindre match, surtout quand on est versé dans une poule aussi relevée, avec la Croatie, la République tchèque et la Turquie. J'ai placé la Croatie parmi les favoris, la République tchèque ne m'est pas inconnue et la Turquie est sans doute la plus imprévisible. Nous devrons être en pleine forme dès le premier jour. DE GEA : C'est un mauvais souvenir. J'étais blessé et avant de le comprendre, nous étions à la maison. Heureusement, en football, on reçoit toujours une seconde chance. DE GEA : J'ai joué pas mal de matches en équipe nationale ces deux dernières années, notamment contre les Pays-Bas, la France et l'Italie. Je devais faire mes preuves, surtout aux yeux des supporters espagnols car la majorité d'entre eux ne regarde pas les championnats étrangers. Loin des yeux, loin du coeur. Mais j'espère quand même pouvoir commencer le tournoi. DE GEA : Il a été capitaine du Real et de l'équipe nationale toute sa vie. J'éprouve beaucoup de respect pour ce qu'il a réussi et il est un capitaine modèle, toujours prêt à aider les autres, à les motiver. Nous entretenons de bonnes relations, comme j'en ai avec Sergio Ramos, le vice-capitaine. DE GEA : La forme est parfois plus importante que le talent individuel car tout se joue en un mois. Je pense que la qualité va approcher celle d'un Mondial, avec les favoris habituels. L'Allemagne, la France, l'Angleterre et nous, quatre équipes qui sortent du lot. La France a l'avantage du terrain et possède une bonne équipe car quand on peut se permettre de ne pas sélectionner Karim Benzema ni Kevin Gameiro... L'Allemagne et l'Italie déçoivent rarement en tournoi et nous sommes champions en titre. L'Angleterre progresse d'année en année. Mais chaque tournoi réserve une surprise. J'en ai déjà parlé : la Croatie. DE GEA : Une équipe recelant tant de qualités n'est plus un outsider. Nul ne serait surpris de voir la Belgique aller très loin. Prenez Eden Hazard. Je le vois jouer un grand tournoi. Il reste sur une saison difficile mais ce qu'il a montré ces derniers mois à Chelsea a été impressionnant par moments. J'espère que le public appréciera les hauts faits techniques et mettra une ambiance fantastique dans les stades. Le football doit être le grand vainqueur du tournoi. " En voyant les 23 autres sélectionneurs au tirage au sort, j'ai réalisé qu'un seul d'entre nous gagnerait. " VICENTE DEL BOSQUE