Si l'Espanyol Barcelone vit une saison de rêve, ce n'est pas vraiment le cas d'Erwin Lemmens (28 ans). Le gardien belge est cloué sur le banc et souhaiterait changer de club pendant la trêve hivernale. Mais évidemment, entre rêve et réalité, il y a une marge.
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Si l'Espanyol Barcelone vit une saison de rêve, ce n'est pas vraiment le cas d'Erwin Lemmens (28 ans). Le gardien belge est cloué sur le banc et souhaiterait changer de club pendant la trêve hivernale. Mais évidemment, entre rêve et réalité, il y a une marge. Erwin Lemmens : Je ne suis évidemment pas le plus heureux des hommes. Je ne joue pas assez alors que c'est un aspect très important pour un footballeur professionnel. Je me suis blessé au pire des moments. Quand l'équipe tourne bien et que votre remplaçant joue bien, vous n'avez plus qu'à attendre votre chance. Je ne peux rien faire de plus, même si ça me démange. Je dévorerais le ballon tellement je suis impatient. Oui, mais je n'avais pas encore acquis ce statut. L'équipe tourne sans problème dans le Top 3 de la Primera División. C'est éloquent. L'entraîneur ne va pas effectuer des changements pour le plaisir. Il est logique qu'il conserve intacte sa sélection. Non, elle est guérie. Ce fut très douloureux et plus long que je ne le pensais. Non seulement cette atteinte m'a privé d'une sélection en équipe nationale mais en plus, l'Espanyol totalisait sept points sur neuf. Nous avons même battu le Real Madrid à domicile et Carlos Kameni a arrêté un penalty. J'ai saisi le message : - Wait and see. Il est jeune et bénéficie du soutien de l'entraîneur des gardiens, Thomas N'Kono, qui croit vraiment en lui. Et il a une grande marge de progression. C'est un portier athlétique mais il manque parfois de concentration. Jusqu'à présent, on lui a pardonné ses gaffes car l'entraîneur estime que c'est ainsi qu'on apprend. On lui prédit un grand avenir mais je ne pense pas que Manchester United ou Arsenal s'intéressent déjà à lui... C'est encore prématuré. En m'entraînant dur et en ne baissant pas les bras. Je n'ai pas à faire mes preuves, l'entraîneur me l'a souvent répété. Il me connaît et sait très bien ce que je vaux. Si ma situation n'évolue pas d'ici fin décembre, nous réfléchirons peut-être à une alternative. La direction sait qu'il est impossible que je passe mon temps ici comme second gardien et que je peux sans problème jouer pour n'importe quel autre club de D1 espagnole. Le problème, c'est que Miguel Angel Lotina veut absolument que je reste car il n'a pas de jeune gardien susceptible d'être lancé dans la bataille. Soyons honnêtes : l'Espanyol profite des plumes que certains grands clubs perdent. Par exemple, le Deportivo la Corogne et Valence ne sont certainement pas dans leur meilleure forme alors qu'en contre, nous sommes redoutables. Nous n'avons pas besoin de beaucoup d'occasions pour marquer et nous avons un solide bloc défensif. De cette manière, tout devient facile, chacun est bourré d'assurance et content de son sort. Je savoure quand même ces moments. Je suis heureux de voir mes coéquipiers bien jouer et gagner. Le football reste un sport collectif. Mais un professionnel a sa fierté. J'enrage de ne pas jouer. Dans le cas contraire, poursuivre ma carrière n'aurait d'ailleurs aucun sens. Cela commence à bouger, notamment d'Allemagne et des Pays-Bas. Je suis ouvert à toute proposition, même si j'aimerais rester en Espagne. Deux clubs de D1 se sont informés. Normalement, je serai libre au terme de cette saison mais la direction m'encourage à lever mon option, ce qui me permettrait de rester trois ans de plus à Barcelone. Mes sentiments actuels sont quelque peu mitigés. par Fréderic Vanheule