L'arrivée du Français Luis Fernandez à l'Espanyol Barcelone n'est pas sans conséquences pour Erwin Lemmens (27 ans). Superflu, l'ex-gardien de Beveren a été prié de partir mais il s'est battu pour revenir. Redevenu titulaire, le voilà en pleine forme, bien décidé à démontrer à l'entraîneur qu'il mérite sa place et à préserver son club de la descente en D2.

Vous avez vécu des semaines agitées ?

Erwin Lemmens : Je ne connaissais pas l'origine du problème. L'entraîneur avait quelque chose contre moi mais n'en parlait pas. Contre La Corogne, il a repris 23 joueurs. Pas moi. Il semble qu'il ait interprété de travers un article. Après un match de Coupe où j'ai bien joué, j'ai eu un entretien avec le nouveau directeur technique. Les supporters ont fait circuler des pétitions. Tout le monde voulait que je reste. En plus, la direction m'a soutenu. J'étais soutenu par tout le monde, en fait. Tout ce que je voulais, c'était repartir de zéro. Ensuite, Cristobal, l'entraîneur adjoint, un fervent partisan du portier qui avait pris ma place, a fait marche arrière.

Vous avez joué et gagné contre Majorque et Murcie.

D'un coup, je suis devenu incontournable. J'ai parlé à l'entraîneur, qui s'est excusé pour ses déclarations dans la presse. De mon côté, je lui ai dit que je voulais me donner à fond, repartir comme si rien ne s'était passé.

Fernandez est-il l'entraîneur le plus excentrique que vous ayez connu ?

Oui. Il surpasse tout le monde. C'est un gagneur. Jamais je ne l'ai entendu prononcer le mot match nul. Sur le banc, il est comme fou. Une fois, j'étais assis à ses côtés. Sa nervosité était contagieuse. Incroyable !

Vous jouez donc plus audacieusement ?

Nous jouons mieux, en tout cas. Plus offensivement, ce qui ne facilite pas la tâche du gardien. Je suis terriblement motivé. J'ai bien l'intention de prouver que je mérite ma place dans les mois à venir.

La lutte pour le maintien va être dure ?

En effet. Heureusement, nous connaissons notre mission : gagner neuf de nos 18 matches à venir. Je ne crois pas que nous puissions rattraper la Sociedad et le Celta Vigo. Nous devons plutôt viser Albacete et Majorque. La lutte sera difficile mais le club semble avoir les moyens d'enrôler deux ou trois éléments offensifs.

Votre contrat contient-il une clause en cas de relégation ?

Non, pas vraiment, mais une chose est sûre : je partirais. Le club ne pourrait plus payer nos salaires s'il ne se maintenait pas. Mais je ne pense pas que nous allons descendre. Nous recelons trop de qualités pour ça.

(F. Vanheule)

L'arrivée du Français Luis Fernandez à l'Espanyol Barcelone n'est pas sans conséquences pour Erwin Lemmens (27 ans). Superflu, l'ex-gardien de Beveren a été prié de partir mais il s'est battu pour revenir. Redevenu titulaire, le voilà en pleine forme, bien décidé à démontrer à l'entraîneur qu'il mérite sa place et à préserver son club de la descente en D2. Erwin Lemmens : Je ne connaissais pas l'origine du problème. L'entraîneur avait quelque chose contre moi mais n'en parlait pas. Contre La Corogne, il a repris 23 joueurs. Pas moi. Il semble qu'il ait interprété de travers un article. Après un match de Coupe où j'ai bien joué, j'ai eu un entretien avec le nouveau directeur technique. Les supporters ont fait circuler des pétitions. Tout le monde voulait que je reste. En plus, la direction m'a soutenu. J'étais soutenu par tout le monde, en fait. Tout ce que je voulais, c'était repartir de zéro. Ensuite, Cristobal, l'entraîneur adjoint, un fervent partisan du portier qui avait pris ma place, a fait marche arrière. D'un coup, je suis devenu incontournable. J'ai parlé à l'entraîneur, qui s'est excusé pour ses déclarations dans la presse. De mon côté, je lui ai dit que je voulais me donner à fond, repartir comme si rien ne s'était passé. Oui. Il surpasse tout le monde. C'est un gagneur. Jamais je ne l'ai entendu prononcer le mot match nul. Sur le banc, il est comme fou. Une fois, j'étais assis à ses côtés. Sa nervosité était contagieuse. Incroyable ! Nous jouons mieux, en tout cas. Plus offensivement, ce qui ne facilite pas la tâche du gardien. Je suis terriblement motivé. J'ai bien l'intention de prouver que je mérite ma place dans les mois à venir. En effet. Heureusement, nous connaissons notre mission : gagner neuf de nos 18 matches à venir. Je ne crois pas que nous puissions rattraper la Sociedad et le Celta Vigo. Nous devons plutôt viser Albacete et Majorque. La lutte sera difficile mais le club semble avoir les moyens d'enrôler deux ou trois éléments offensifs. Non, pas vraiment, mais une chose est sûre : je partirais. Le club ne pourrait plus payer nos salaires s'il ne se maintenait pas. Mais je ne pense pas que nous allons descendre. Nous recelons trop de qualités pour ça. (F. Vanheule)