La longue transhumance s'est enfin terminée pour l'ancien médian défensif du Standard. Il a retrouvé une écurie au Tivoli. Tout avait commencé pour lui au coeur du deuxième tour, la saison passée. Ne voulant pas signer un nouveau contrat aux conditions fixées par le Standard, le Verviétois préféra chercher ce qui lui convenait sous d'autres cieux.
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La longue transhumance s'est enfin terminée pour l'ancien médian défensif du Standard. Il a retrouvé une écurie au Tivoli. Tout avait commencé pour lui au coeur du deuxième tour, la saison passée. Ne voulant pas signer un nouveau contrat aux conditions fixées par le Standard, le Verviétois préféra chercher ce qui lui convenait sous d'autres cieux. Le dossier était bouclé avec Anderlecht mais le décès inopiné du regretté Jean Dockx mit fin à ce projet. "Là, franchement, j'en ai pris un coup mais le comble, pour moi, allait être atteint en Allemagne", raconte-t-il. "Les contacts étaient étroits avec Bielefeld et Nuremberg. Les choses ont traîné car tout le monde voulait tout régler dans les derniers détails. Le transfert devait se faire avec Bielefeld quand le groupe de presse Kirch, qui a les droits de télévision de la Bundesliga, s'est écroulé. La surface financière de Bielefeld s'est réduite du jour au lendemain et le transfert est tout de suitetombé à l'eau. Pas évident à vivre". Le vent emporta alors Didier Ernst vers l'Angleterre. Il passa des tests intéressants à Portsmouth et à Nottingham Forest en même temps que des dizaines d'autres joueurs. Les affaires ne furent pas conclues et il revint en Belgique. Son manager, Didier Frenay, avait des touches en France avant que la solution La Louvière apparaisse à l'horizon. Il était temps pour la Belgique car la première période des transferts s'achève à la fin du mois et la saison vient de commencer. "Nous avons signé pour un an. Pour moi, c'est un belle opportunité et je découvre un club simple, sans chichi, à l'ambiance familiale et cela cadre bien avec ma façon de voir le football. Il y a des choses très intéressantes à faire au Tivoli. C'est un club qui progresse, son évolution positive saute aux yeux et j'ai envie de les aider et de revivre ma passion au quotidien. J'ai faim de football" Le coach des Loups, Ariel Jacobs, avait besoin d'un aspirateur afin de récupérer les ballons dans la ligne médiane, comme Manu Karagiannis le faisait. La rumeur rapporte que Didier Ernst n'a pas perdu un euro par rapport à ce qu'il touchait au Standard. Il ne répondra pas la question car, de toute façon, c'est sur un terrain qu'il parle le mieux. La Louvière se rendra à Sclessin le 2 novembre, lors de la 11ème journée de championnat. Ce sera, pour lui, un rendez-vous émouvant. (P.Bilic)