Il y a quelques mois, Proximus cessait de diffuser le basket belge et vous perdiez votre emploi principal. Aujourd'hui, vous êtes l'une des voix des clips promotionnels d'Eleven et vous commentez la Série A, la Liga et le basket international. Comment avez-vous vécu ce grand écart ?

Le mois de juin a été rude. J'ai aussi perdu les magazines du foot espagnol sur Proximus. Je travaillais pour DH radio et la station a totalement changé de politique. Je me suis retrouvé sans rien. Quand Daf Van Campenhout, le chef sport de Proximus, m'a dit qu'il se passait de mes services, il m'a touché un mot d'Eleven en m'expliquant que c'était un projet fait pour moi. Mais, à ce moment-là, j'étais déj...

Le mois de juin a été rude. J'ai aussi perdu les magazines du foot espagnol sur Proximus. Je travaillais pour DH radio et la station a totalement changé de politique. Je me suis retrouvé sans rien. Quand Daf Van Campenhout, le chef sport de Proximus, m'a dit qu'il se passait de mes services, il m'a touché un mot d'Eleven en m'expliquant que c'était un projet fait pour moi. Mais, à ce moment-là, j'étais déjà sur la balle. Proximus a été classe en me recommandant à Eleven. Les débuts ont été un peu rock'n'roll mais cela fait partie du jeu. Aujourd'hui, une structure se met en place. J'ai eu la chance de retrouver immédiatement un boulot alors que je ne suis pas une vedette du petit écran. Ce n'est pas le premier lancement de ce type que je fais et cela ne m'a pas contrarié. On s'attendait à ce que ce soit agité. Le contraire m'aurait étonné. Certains s'en sont plaints mais il y a les starlettes et les gens qui bossent... Si cette instabilité reste présente deux ans plus tard, là, cela devient un problème. Pour ce qui est des critiques, un nouveau projet est toujours sujet aux commentaires positifs et négatifs. L'arrivée d'Eleven a généré des frustrations et la jalousie. Monter deux chaînes dans chaque communauté linguistique en si peu de temps, j'attends de trouver celui qui fera mieux. Beaucoup de nos journalistes ont fait leurs preuves ailleurs. Ils seraient soudainement devenus moins bons sur Eleven ? Mais bon, il est toujours possible de s'améliorer. Et c'est valable pour une chaîne de 50 ans... Je me suis occupé de la NBA pour Canal+ de 91 à 99, j'ai bossé en télé locale, pour la RTBF (radio et télé)... Frank Baudonck m'a amené à la rédaction sportive mais il n'y avait pas de débouchés et je suis parti en France. De retour, mon passage à Vivacité s'est mal passé et j'ai enchaîné avec d'autres médias. L'instabilité n'est jamais un choix. C'est lié à mon statut d'indépendant. Je ne demanderais pas mieux de me poser un peu. PAR SIMON BARZYCZAK" L'arrivée d'Eleven a suscité jalousie et frustration " - ERIK LENOIR