Voici dix jours, il avait annoncé que, faute de contacts avec Tony Van den Bosch, il renonçait à l'équipe nationale et accordait la préférence au Real Madrid.
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Voici dix jours, il avait annoncé que, faute de contacts avec Tony Van den Bosch, il renonçait à l'équipe nationale et accordait la préférence au Real Madrid.Depuis lors, avez-vous eu Tony Van den Bosch au bout du fil?Eric Struelens: Pas encore. Par contre, Lucien Van Kersschaever m'a appelé jeudi passé. Il m'a dit qu'il me recontacterait et qu'on discuterait de mon avenir en équipe nationale. Entre-temps, malheureusement, j'ai promis aux dirigeants du Real Madrid que je me consacrerais entièrement à mon club. Cela me semble difficile de faire marche arrière. Est-ce une déception ou un soulagement?D'un côté, je suis déçu de cette absence de communication. Tony Van den Bosch m'avait promis de m'appeler et de passer un jour par Madrid, afin que l'on discute sérieusement, d'homme à homme. Il ne l'a pas fait, je le regrette. S'il n'avait pas le temps, un autre membre de la fédération aurait pu venir. D'un autre côté, je suis soulagé. Lors des campagnes précédentes, le courant n'était pas toujours bien passé entre moi et certains membres du staff de l'équipe nationale. J'étais prêt à passer l'éponge et à revenir. Sauf revirement de dernière minute, cela ne se fera pas. C'est dommage, mais c'est peut-être mieux ainsi.Comment cela se passe-t-il actuellement au Real?Très bien. Jeudi passé, nous avons battu Pau-Orthez en Euroligue. Nous avons subi deux défaites jusqu'à présent: une en championnat, contre Taugrès Vitoria, et une en Euroligue, contre Novo Mesto. C'était une contre-performance: les Slovènes ne sont théoriquement pas des foudres de guerre. Nous avons une grosse équipe. D'anciens joueurs de NBA, comme Dragan Tarlac et Zan Tabak, sont venus grossir nos rangs. Les vedettes des saisons précédentes, comme Sacha Djordjevic et Alberto Herreros, sont toujours là. Si l'un de ces joueurs passe au travers d'un match, ce n'est pas trop grave. Si c'est un off-day collectif, c'est plus dommageable. C'est ce qui s'est produit. En championnat, nous sommes deuxièmes, derrière Malaga qui n'a pas encore perdu. L'équipe andalouse n'a toutefois pas encore rencontré de grosses cylindrées. De notre côté, nous avons déjà croisé le fer avec Valence, Barcelone et Vitoria.Et vos prestations personnelles?J'alterne le bon et le moins bon. Aussi longtemps que l'équipe gagne, je suis content.