Après Michel Piraux et Marcel Javaux l'année passée, c'est au tour d'Eric Romain, autre monument de l'arbitrage francophone, de tirer à son tour sa révérence, en fin de saison. Contrairement à ses devanciers, atteints par la limite d'âge, celui-ci a toutefois décidé de mettre anticipativement un terme à l'arbitrage, puisqu'il est âgé de 42 ans à peine.
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Après Michel Piraux et Marcel Javaux l'année passée, c'est au tour d'Eric Romain, autre monument de l'arbitrage francophone, de tirer à son tour sa révérence, en fin de saison. Contrairement à ses devanciers, atteints par la limite d'âge, celui-ci a toutefois décidé de mettre anticipativement un terme à l'arbitrage, puisqu'il est âgé de 42 ans à peine.Eric Romain: Je n'aurais souhaité rien tant que de continuer trois années supplémentaires, jusqu'au seuil imposé pour tous. Car j'aime encore tout autant l'arbitrage qu'à mes débuts. Hélas, mes occupations professionnelles comme inspecteur principal au ministère des Finances, à Charleroi, ne me permettent plus de concilier harmonieusement cette tâche avec celle d'arbitre. Certes, en jonglant avec les horaires, je pourrais encore mener ces deux activités de front. Mais, dans la mesure où je n'ai plus rien à attendre, en matière de promotion au niveau arbitral, je préfère me focaliser désormais sur la tâche que j'exerce journellement et où je peux encore nourrir des perspectives avant de prendre ma retraite, dans plus de 20 ans. Pas du tout. La preuve, c'est qu'à l'image de Michel Piraux et de Marcel Javaux, entrés depuis leur retraite à la Commission Centrale des Arbitres, j'espère avoir l'occasion d'imiter leur exemple afin de seconder efficacement les referees en herbe. Je n'aurais sûrement pas été favorable à cette démarche si j'avais été aigri, comme certains de vos confrères l'ont signalé. Je le dis et je le répète: je pars en bons termes avec tout le monde. Je n'en veux ni à la CCA ni à mes collègues, même si je sais que quelques-uns ne voyaient pas d'un bon oeil, ces derniers temps, que je privilégie l'entraînement individuel aux séances de préparation collectives. Mais il faut me comprendre: rallier Bruxelles ou Louvain, pour une heure et demie d'entraînement, me faisait perdre le plus souvent une demi-journée. Compte tenu de mes obligations hors-football, on comprendra que je favorisais l'initiative individuelle.Pas du tout. Les turbulences, j'en ai connu au début comme à la fin de ma carrière mais elles ne m'ont jamais empêché d'arbitrer. Si elles avaient eu un effet sur moi, croyez bien que j'aurais remisé mon sifflet depuis longtemps. (B.Govers)