COACH - Reinaldo Rueda

Ça fonctionne dans les deux sens. Ils savent ce que j'exige de mes joueurs. D'autre part, je connais les qualités du Honduras, qui forme un groupe solide, puisque j'ai travaillé avec une grande partie du noyau actuel. Je ne parlerais donc ni d'avantage ni d'inconvénient. Disons que nul ne sera vraiment surpris.
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Ça fonctionne dans les deux sens. Ils savent ce que j'exige de mes joueurs. D'autre part, je connais les qualités du Honduras, qui forme un groupe solide, puisque j'ai travaillé avec une grande partie du noyau actuel. Je ne parlerais donc ni d'avantage ni d'inconvénient. Disons que nul ne sera vraiment surpris. C'est presque un must. La prestation n'est pas facile à égaler et nos adversaires sont bien structurés mais si nous réussissons, nous en sortirons meilleurs. Les trois autres étaient du Mondial sud-africain et ils auront donc appris certaines choses. La France possède de fantastiques joueurs - Karim Benzema, Franck Ribéry, Olivier Giroud... - mais la Suisse est plus collective et donc plus difficile à manier. Nous avons l'avantage de disposer de bons flancs. C'est une tradition en Equateur. A droite, il y a Antonio Valencia, à Manchester United depuis 2009, de l'autre côté Jefferson Montero, qui n'a encore que 24 ans et qui se produit au Mexique depuis 2012, après un passage en Espagne. Il pourrait être meilleur tacticien mais c'est pour des joueurs comme lui que les gens viennent au stade. C'est un vrai footballeur de rue, plein d'audace. Je lui prédis une belle carrière. Apparemment, les Equatoriens ont du mal à s'adapter à d'autres cultures footballistiques. Il y a des exceptions mais beaucoup de joueurs sont revenus de l'étranger. Nous avons gaspillé beaucoup de talents car certains n'ont même plus retrouvé le niveau de notre championnat, à leur retour. Ils étaient frustrés d'avoir échoué et n'ont plus trouvé la force nécessaire pour revenir au premier plan. C'est un des principaux défis de notre football : les joueurs doivent découvrir d'autres cultures et les assimiler pour apporter davantage à leur équipe nationale. Bon à savoirAntonio Valencia est né dans la forêt amazonienne, à Nueva Loja, une bourgade de 30.000 âmes. C'est un costaud. The Secret Footballer, un footballeur qui rédige des éditos anonymes, décrit ainsi ce qu'il a ressenti quand Valencia a bloqué son tir : " C'est comme si un train m'avait roulé dessus. " Son premier salaire s'élevait à 35 euros, à seize ans, quand il a commencé à jouer pour El Nacional à Quito. Sa fille Domenica est née pendant le Mondial 2006. Selon une étude de la FIFA, il est le footballeur le plus rapide de la planète. Il est plus rapide que Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Gareth Bale, donc. Les supporters de Manchester United l'ont élu Joueur de l'Année au terme de la saison 2011-2012. Jeune, il vendait des boissons au stade du club local, avec sa mère, et ensuite, il collectait les bouteilles vides avec son père, pour les revendre dans un dépôt de la capitale, Quito. Son ancien manager, sir Alex Ferguson, l'a dépeint comme un garçon timide et tranquille. Villarreal a été son premier club européen mais il n'y a jamais vraiment percé. En cinq saisons à Manchester United, il a disputé 191 matches et inscrit 21 buts." Les Equatoriens doivent découvrir les autres cultures du football. "