On n'a jamais évoqué le sauvetage.

Enzo Scifo : Beaucoup d'adversaires nous avaient entassés dès l'été. Mons commençait avec le plus petit budget de D1, etc, etc. Moi, je n'ai jamais prononcé le mot " maintien " devant mes joueurs. Et jusqu'ici, nous avons le plus souvent été dans la première moitié du classement. L'équipe a eu des hauts et des bas, mais finalement peu de bas. Et nous sommes sur le point d'atteindre l'objectif fixé avant la saison. Tout est positif.
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Enzo Scifo : Beaucoup d'adversaires nous avaient entassés dès l'été. Mons commençait avec le plus petit budget de D1, etc, etc. Moi, je n'ai jamais prononcé le mot " maintien " devant mes joueurs. Et jusqu'ici, nous avons le plus souvent été dans la première moitié du classement. L'équipe a eu des hauts et des bas, mais finalement peu de bas. Et nous sommes sur le point d'atteindre l'objectif fixé avant la saison. Tout est positif. Nous avons espéré, oui. Mais personne n'en parlait vraiment dans le vestiaire. Nous sommes longtemps restés à un ou deux points de la sixième place. Nous avions bien le droit de rêver ! Mais j'étais bien conscient que ce classement-là, nous le devions notamment à la méforme de quelques bonnes équipes. Dès le moment où ces clubs retrouvent leur niveau, ça devient compliqué pour nous. Pour aller aux PO, il faut s'en donner les moyens. Mons ne les possède pas. Il faut bien se rendre compte que depuis le début du mois de janvier, le championnat est complètement faussé. Regarde le recrutement du Standard, de Gand ou du Beerschot, pour ne prendre que trois exemples frappants. Absolument ! Je suis anti-mercato comme je suis anti-play-offs... Et je parlerais de la même façon si j'entraînais un grand club. Des joueurs passent chez un adversaire en plein championnat, les gens ne comprennent plus rien. Et évidemment, on ne pille jamais les grands. C'était simplement un de nos matches clés. Il y en a eu plusieurs. La plupart du temps, nous les avons loupés. Avant Malines, je n'avais pourtant mis aucune pression sur mes joueurs. Ils l'ont mise eux-mêmes en jouant pendant le premier quart d'heure comme une équipe paralysée qui se bat pour éviter la quinzième place. Nous ne lâcherons rien. Mais ce ne sera pas simple si nous tombons dans la poule de Gand, de Courtrai ou de Malines. Je savais depuis longtemps qu'il risquait de partir à tout moment, mais pendant le stage en Espagne, je me suis dit qu'il allait rester avec nous. Il était très appliqué et je n'avais pas l'impression qu'il pensait encore à un départ. En plus, il n'y avait pas de bonnes propositions. Oui, il suffit de regarder nos statistiques. Ce sont trois joueurs dont je ne pouvais pas me passer. Dans ma philosophie du jeu, Zola est le joueur le plus important. Ceux qui viennent d'arriver n'ont pas du tout le même profil que ceux qui sont partis. Il va donc me falloir un peu de temps. Non, il n'y a pas d'affaire Nicaise. A partir du moment où il était moins impliqué et plus capable de faire ce que je lui demandais, c'était mieux pour tout le monde d'arrêter la collaboration plutôt que d'aller au clash. Nous avons eu une discussion très saine, je l'ai prévenu que s'il restait, il n'allait plus beaucoup jouer. Il l'a compris et nous nous sommes quittés en bons termes. PIERRE DANVOYE