" J'ai du respect pour presque tous les gens de Genk : les joueurs, les supporters, le président Jos Vaessen ", lance Cédric Roussel. " Mon aventure là-bas s'est terminée uniquement parce que j'ai eu des problèmes avec René Vandereycken. Ça, c'est la grosse erreur de casting de Vaessen : crier sur tous les toits qu'on veut du foot offensif et spectaculaire mais engager Vandereycken, ça m'échappe complètement.
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" J'ai du respect pour presque tous les gens de Genk : les joueurs, les supporters, le président Jos Vaessen ", lance Cédric Roussel. " Mon aventure là-bas s'est terminée uniquement parce que j'ai eu des problèmes avec René Vandereycken. Ça, c'est la grosse erreur de casting de Vaessen : crier sur tous les toits qu'on veut du foot offensif et spectaculaire mais engager Vandereycken, ça m'échappe complètement. Je sortais d'une bonne saison avec Genk, j'avais été bon aux côtés de Kevin Vandenbergh, j'avais terminé meilleur buteur du club avec 14 goals et Vandenbergh en avait mis 11. Mais j'ai compris, dès l'arrivée de Vandereycken, que je n'entrais pas dans ses plans. En période de préparation, il ne m'a pas fait jouer une seule fois avec Vandenbergh. Je me suis impatienté, je suis allé trouver Ariel Jacobs, qui m'a dit de patienter. J'ai été clair et je lui ai répondu : -A mon âge, on ne me le fait plus. Je ne suis pas con, je sais que je ne jouerai jamais avec ce coach-là. Et je suis parti en Russie. On a aussi chassé Igor De Camargo, qui vient d'avoir sa revanche en sauvant le Brussels. Paul Kpaka, lui, a presque disparu de la circulation. Ce type a quand même prouvé qu'il savait planter des goals, non ? Je le connais : c'est un gars sensible, comme moi, il marche à la confiance, au dialogue. Avec Vandereycken, il n'en a jamais eu et il doit très mal vivre ce qui lui arrive. En début de saison, on a voulu l'échanger avec Sambegou Bangoura. Sam a répondu sur le terrain, Kpaka n'a pas eu l'occasion de le faire. Vandenbergh a marqué beaucoup au deuxième tour, mais pourquoi ne lui a-t-on pas fait confiance plus tôt ? Chaque fois qu'il rentrait en cours de match, il marquait. Mais, la semaine suivante, il était de nouveau sur le banc. Il a dû vraiment casser la baraque pour que Vandereycken en fasse un titulaire. Genk n'a pas toujours la manière pour traiter des gens qui ont apporté quelque chose au club. Jos Daerden n'était-il pas la personne indiquée pour devenir entraîneur principal jusqu'à la fin de la saison quand on a viré Sef Vergoossen ? Comme adjoint, il savait tout. Mais on l'a aussi mis dehors, malgré des promesses de reconversion comme directeur technique. J'ai suivi le même chemin. Et c'est maintenant Kpaka qu'on traite d'une façon limite. Et dites-moi pourquoi on a presque oublié TomSoetaers après l'avoir encensé au début du deuxième tour. Est-ce qu'il a eu, lui aussi, de gros problèmes relationnels avec Vandereycken ? La psychologie ne fait plus partie du vocabulaire des gens de Genk, il n'y a plus de temps ou plus de place pour les sentiments. C'est triste. Un des problèmes de Genk, ce sont quelques ombres qui planent toujours sur le stade, dans les bureaux, dans les vestiaires : celles de Souleymane Oulare, de Branko Strupar, de WesleySonck, de Moumouni Dagano, de Josip Skoko. Ils ont offert du caviar aux supporters. Un foot chatoyant, un jeu qui mêlait manière et résultats. Encore aujourd'hui, si vous parlez de Strupar à un supporter, il aura directement des larmes dans les yeux. Quand j'étais là-bas, nous avons plusieurs fois été sifflés après avoir gagné. Les gens ont une philosophie : Genk doit être attractif et dominant, l'adversaire qui vient aux Fenixstadion doit souffrir, qu'il s'agisse d'Anderlecht ou de Beveren ".