Enfin les 1/8es de la Ligue des Champions. Retour aux vraies valeurs. A l'esprit foot. Bien " couillu ". Bien " burné ". Bien " shorté ". Celui où c'est les cuisses à l'air que la richesse s'exprime. Les cols blancs ont rempli leurs caisses. Aux ouvriers de s'exprimer. Un aller et un retour. Tu continues ou tu dégages. Seule certitude. Pour le reste, en foot, y a pas de vérité.
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Enfin les 1/8es de la Ligue des Champions. Retour aux vraies valeurs. A l'esprit foot. Bien " couillu ". Bien " burné ". Bien " shorté ". Celui où c'est les cuisses à l'air que la richesse s'exprime. Les cols blancs ont rempli leurs caisses. Aux ouvriers de s'exprimer. Un aller et un retour. Tu continues ou tu dégages. Seule certitude. Pour le reste, en foot, y a pas de vérité. 16 équipes s'affrontent avec pratiquement 16 façons d'envisager le foot. Exemple avec l'Olympiacos. L'équipe qui a le plus transféré depuis six mois : 60 % de son effectif. Tout cela après avoir été champion avec 15 points d'avance. Pas de doute, en Grèce, la crise c'est pas pour tout le monde. Bonjour la stabilité dans le succès ! Pour cela on va à Manchester United. Lui aussi a été champion. Avec " seulement "11 points d'avance et seulement 11 % d'un effectif nouveau. Stabilité = cohésion= collectif performant ! Bof. Cette fois, l'individuel a pris le pas sur le collectif. Un seul être vous manque et... Pas de doute, les crises dans le foot n'ont rien à voir avec les chiffres. Deux autres champions ont aussi fait dans la mesure. Dans la mesure du sérieux et de l'intelligence de leur gestion. Le Barça et le Bayern font aussi dans la qualité plutôt que la quantité. Il y a des classements où il fait bon être dans la zone rouge. La moyenne des 16 qualifiés est de 30 % de nouveaux joueurs. Le Milan AC et Schalke 04 sont au-dessus. Presque têtes de liste. Pas un hasard que ces deux équipes commencent seulement à faire des résultats (en championnat). Six mois pour retrouver un collectif. Cela dit, rafraîchir le vestiaire est parfois une bonne chose. Le club aux joueurs les plus fidèles est Man United. En moyenne, un joueur des Red Devils est dans le club depuis cinq ans. Énorme, remarquable. Mais bon, le symbole de cet amour est au club depuis 27 ans et dans le noyau pro depuis 23. Chapeau au soldat Ryan. L'ancien qui, maintenant use plus son training sur le banc que les shorts adverses sur la pelouse. Tout un symbole car les autres n'assurent plus. United, seule équipe visiteuse battue. Première fois en trois ans qu'il ne marque pas dans un match de la phase éliminatoire. Première fois qu'il perd contre un adversaire grec en aller-retour. Ce bon Olympiacos qui est... dernier au classement de la fidélité. A peine 1 an et 3 mois de présence moyenne dans le club. Sur 90 minutes, toutes les certitudes du foot peuvent voler en éclats. Au PSG, l'éclat vient des pépites. Ça éclate, ça écarlate de partout. Et ça explose ses adversaires. Les nouveaux riches recomposent un noyau. Avec un joyau suprême pour cacher le manque de vécu ensemble. A peine 1 an et 7 mois. Et puis, il y a l'âge. Ici, pas photo. Les papys se sont fait rétamer par les jeunots. Les plus vieux du Zenit en ont pris quatre par les jeunots de Dortmund. Quasi 29 ans de moyenne d'âge pour les pensionnaires de la ville musée de St-Petersbourg. 25 pour les ouvriers de la ville usée de Dortmund. On aime les jeunes dans la Ruhr puisque Schalke accompagne son voisin dans le jeunisme. A Chelsea et Milan ça sent aussi la fin de règne. Avec le Zenit, ce sont les deux équipes qui culminent à plus de 28 ans de moyenne. Les vieux tiennent encore la baraque mais dans l'esprit d'abord et avant tout parce que l'avant toute, ce sont les Hazard, Balotelli et autres qui nous l'offrent. De grands talents. Tiens, de grands, parlons-en. La taille, c'est dans la Ruhr qu'on la trouve. Le fameux physique allemand. Impressionnant. Dans les cinq équipes qui toisent le plus haut, trois teutonnes. Mais pas le Bayern. Normal, Pep est arrivé et avec lui la taille ne se mesure pas en mètre étalon mais bien en talent. Il a fait venir Götze, Alcantara. Le gigantisme version Barça. Le Barça dont 63 % de son noyau a été formé au club. Record des grands d'Europe. Pas sûr que cela suffira pour ramener, à la " casa ", la belle aux grandes oreilles. " En moyenne, un joueur de Manchester United est dans le club depuis 5 ans. A l'Olympiacos, elle est d'un an et trois mois. Et pourtant... "