Il y a quatre ans, à Londres, le Mexique avait créé une surprise de dimension en s'imposant en finale de la compétition de football sur le score de 1-2 face au Brésil. Un doublé réalisé par Oribe Peralta, l'homme qui s'était donc plu à voler la vedette à pas mal de beau monde dans le camp d'en face. Car les auriverde s'appuyaient, pour l'occasion, sur quelques noms. Comme Neymar, encore actif au FC Santos à l'époque, Oscar (qui venait de signer à Chelsea), et Hulk. Il en allait là de la 3e finale des Cariocas aux JO et, pour la 3e fois, l'équipe dut se contenter de la médaille d'argent. Auparavant, le Brésil, avec CarlosDunga dans...

Il y a quatre ans, à Londres, le Mexique avait créé une surprise de dimension en s'imposant en finale de la compétition de football sur le score de 1-2 face au Brésil. Un doublé réalisé par Oribe Peralta, l'homme qui s'était donc plu à voler la vedette à pas mal de beau monde dans le camp d'en face. Car les auriverde s'appuyaient, pour l'occasion, sur quelques noms. Comme Neymar, encore actif au FC Santos à l'époque, Oscar (qui venait de signer à Chelsea), et Hulk. Il en allait là de la 3e finale des Cariocas aux JO et, pour la 3e fois, l'équipe dut se contenter de la médaille d'argent. Auparavant, le Brésil, avec CarlosDunga dans ses rangs, avait loupé l'or, en 1984, à Los Angeles, face à la France (2-0) tandis qu'en 1988, à Séoul, c'est l'Union Soviétique qui avait grimpé sur la plus haute marche du podium. A présent que les Jeux se déroulent à Rio, la pression n'en sera que plus grande pour les locaux. Chasser le stress, ce sera peut-être la majeure préoccupation du sélectionneur Rogerio Micale. Car, sur le terrain, le talent sera à nouveau présent à profusion avec, outre Neymar, Marquinhos (PSG), Rafinha (FC Barcelone), Felipe Anderson (Lazio Rome) et Fred (Shakhtar Donetsk). En phase de poule, l'opposition ne sera pas relevée avec l'Afrique du Sud, l'Irak et le Danemark. Puis il restera à mener à bien les quarts et la demi-finale avant de disputer l'apothéose au mythique Maracana de Rio. Hormis le Danemark, les représentants européens sont la Suède, le Portugal et l'Allemagne, tous demi-finalistes du Championnat d'Europe des U21 en 2015. Cette épreuve avait vu, de manière surprenante, la victoire de la Suède. Deux de ses représentants étaient d'ailleurs présents lors du récent EURO en France : Victor Lindelöf (22 ans, Benfica) et Ludwig Augustinsson (22, FC Copenhague). Mais la nation du Vieux Continent dont on attend le plus est, une nouvelle fois, l'Allemagne, coachée par cette vieille connaissance du football qu'est l'ancien Standardman Horst Hrubesch (66). La fédération de football allemande avait fait savoir très tôt, cette année, que le Championnat d'Europe prévalait sur les Jeux. C'est pourquoi bon nombre de joueurs susceptibles d'être présents à Rio furent réquisitionnés pour la France. Parmi eux, on notera Leroy Sane, Joshua Kimmich, Julian Draxler, Julian Weigl, Emre Can et Marc-André ter Stegen. Hrubesch, qui avait terrassé la Belgique lors de l'EUR0 80, vise néanmoins une médaille, qui serait la première dans cette compétition, pour l'Allemagne, depuis le bronze obtenu à Séoul en 1988. Le Bayer Leverkusen a détaché à cet effet deux de ses meilleurs éléments : Lars Bendner (27) et Julian Brandt (20). Le reste de l'ossature est constitué d'autres promesses évoluant en Bundesliga. Indépendamment de l'Europe, une autre formation à suivre sera le champion en titre, le Mexique, même si son coach, Raul Gutierrez, s'est privé de vedettes 'européennes' comme Javier 'Chicharito' Hernandez (Bayer Leverkusen) et Andres Guardado (PSV) pour ne retenir que des éléments actifs au pays. En l'absence des stars, le poids de l'attaque reposera à nouveau sur les épaules de Peralta, même s'il accuse 32 ans à présent.PAR STEVE VAN HERPE