Toujours actif avec Lokeren, Olivier Doll est un incontournable de la consultance télévisée. Que ce soit pour les Diables sur Club RTL ou lors des soirées Ligue des Champions de Be TV, l'ex-Anderlechtois tient régulièrement le crachoir.
...

Toujours actif avec Lokeren, Olivier Doll est un incontournable de la consultance télévisée. Que ce soit pour les Diables sur Club RTL ou lors des soirées Ligue des Champions de Be TV, l'ex-Anderlechtois tient régulièrement le crachoir. A la fois joueur et consultant régulier, c'est plutôt rare. Pourquoi ne pas avoir attendu la fin de votre carrière pour passer de l'autre côté de la barrière ?Au départ, j'étais, comme bon nombre de joueurs, un invité occasionnel. Un jour, Be TV m'a demandé de devenir un consultant régulier pour les soirées Ligue des Champions. Club RTL est venu ensuite. Pour moi, c'était, et ça l'est toujours, une expérience enrichissante. Ça me permettait de me confronter à un milieu différent, de voir l'envers du décor. De plus, les deux chaînes ont deux styles différents dans l'approche de travailler, de présenter, etc. Cela me permet d'élargir ma vision de ce milieu. Une manière aussi d'anticiper votre reconversion et d'imiter de récents ex-pros comme Bertrand Crasson ou Johan Walem ?Je ne veux pas encore tirer de plans sur la comète. D'abord, j'aimerais rester joueur au plus haut niveau encore un an. Quant à ma reconversion, elle n'est pas encore déterminée. Il faudra que je commence à y penser mais ça ne fait pas partie de mes réflexions actuelles. Est-ce que la préparation d'une émission empiète sur votre emploi du temps de footballeur ?Il n'y a jamais eu d'interférences entre ces deux activités. La priorité est à Lokeren, et, du côté de Be TV ou de Club RTL, on le comprend parfaitement. De toute manière, je n'ai pas un rôle de journaliste pur et dur. Ils ont une préparation bien plus lourde. Moi, je n'arrive qu'une heure avant la prise d'antenne pour discuter de certains thèmes, analyser différentes images triées par la rédaction. Vous êtes un défenseur plutôt rugueux. Une image qui cadre assez mal avec celle que vous affichez en télé. Est-il délicat d'être piquant quand vous parlez de l'équipe nationale, composée pour une partie de joueurs que vous côtoyez encore sur les terrains ? Toute la difficulté est de trouver le juste milieu entre le positif et le négatif. Ce qui est sûr, c'est que casser pour casser, ça ne m'intéresse pas. Je laisse ça aux autres. Quand on a quitté le milieu du ballon rond depuis un certains temps, on a peut-être la critique plus aisée car on n'est plus en prise directe avec la réalité. THOMAS BRICMONT